Les effets de la suspension du cycle de Doha
Date de publication :
05/04/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
17 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les pays en voie de développement: les grands perdants de la suspension du cycle de Doha
- Les conséquences à court terme
- Les conséquences à long terme
- A qui profite l'échec du cycle de Doha?
- Les grands gagnants de la suspension du cycle de Doha: les pays du Nord économique
- Les pays en développement et les pays les plus pauvres de la planète tirent aussi profit de la suspension du cycle de Doha
- Le cycle de Doha étant suspendu, quelles seraient les recommandations possibles pour des négociations plus équitables ?
- Des changements inévitables dans les domaines polémiques
- D'autres sujets de négociation à privilégier
- Les questions liées au développement
- Faciliter les échanges semble donc l'un des sujets incontournables des futures négociations
Résumé :
Le cycle de doha a débuté en novembre 2001 au Qatar par une conférence de 6 jours. Pendant celle-ci, un "Agenda du développement" a été mis en place par les pays membres de l'OMC. Il s'agissait de trouver des compromis sur l'agriculture et de travailler sur les relations entre pays riches et pays pauvres. Dans le secteur agricole, il s'agissait d'arriver à un "retrait progressif de toutes les subventions à l'exportation sans préjuger de l'issue des négociations". Sur le deuxième point de l'agenda, les pays riches s'engageaient auprès des pays en développement à ne pas faire de référence contraignante sur les normes sociales et environnementales, sur la limitation des possibilités de négociation sur l'investissement et la concurrence et sur l'autorisation de fabriquer des médicaments génériques. Enfin, les pays membres s'engageaient à négocier un accord général sur le commerce des services (le AGCS). Le cycle de doha devait ainsi finir en 2004.
Plusieurs conférences se sont ensuite succédées: Cancùn en 2003, Genève en 2004 et Hong-Kong en 2005. Malheureusement dès 2003 les négociations semblent sur une mauvaise voie car on voit alors une forte opposition entre les pays riches (notamment Europe et Etats-Unis) et les pays plus pauvres. Ainsi, le G20 voit le jour avec en son sein des pays émergents comme le Brésil ou la Chine. Les pays les plus pauvres de la planète se regroupent sous l'égide du G90. Les négociations échouent donc sur les points suivants: accès des pays en développement aux marchés des pays industrialisés, libéralisation des investissements, agriculture. Les pays en développement estiment que les concessions des pays riches sont insuffisantes et ils refusent de signer l'accord permettant la mise en oeuvre de l'Agenda du développement.
Les conférences de Genève et de Hong-Kong ne permettant toujours pas cette mise en oeuvre, Pascal Lamy, le président actuel de l'OMC, a décidé en juillet 2006 de suspendre le cycle de doha: "Les négociations reprendront quand le climat y sera propice". Les sujets faisant blocage sont les suivants: la réduction des subventions américaines à la production agricole, la réduction des tarifs douaniers européens appliqués aux produits agricoles importés, la diminution des tarifs douaniers appliqués par les pays émergents à l'entrée des produits industriels occidentaux.
Quels sont les enjeux de la suspension du cycle de doha?
Cette suspension est vue de différentes manières par les acteurs de l'économie. Beaucoup pensent qu'elle est synonyme d'échec et très négative pour l'avenir de l'économie mondiale, et cela autant dans les pays riches que les pays pauvres. Cependant, d'autres affirment qu'elle va permette une réflexion globale car le cycle semblait s'être beaucoup éloigner de son but initial: le développement, et faisait la part belle aux intérêts des pays industrialisés. Enfin, il convient de se demander quelles peuvent être les alternatives à cette suspension, quelles sont les solutions qu'il faudra mettre en place afin que l'OMC ne perde pas toute crédibilité et que l'institution ne soit pas remise en cause.
Plusieurs conférences se sont ensuite succédées: Cancùn en 2003, Genève en 2004 et Hong-Kong en 2005. Malheureusement dès 2003 les négociations semblent sur une mauvaise voie car on voit alors une forte opposition entre les pays riches (notamment Europe et Etats-Unis) et les pays plus pauvres. Ainsi, le G20 voit le jour avec en son sein des pays émergents comme le Brésil ou la Chine. Les pays les plus pauvres de la planète se regroupent sous l'égide du G90. Les négociations échouent donc sur les points suivants: accès des pays en développement aux marchés des pays industrialisés, libéralisation des investissements, agriculture. Les pays en développement estiment que les concessions des pays riches sont insuffisantes et ils refusent de signer l'accord permettant la mise en oeuvre de l'Agenda du développement.
Les conférences de Genève et de Hong-Kong ne permettant toujours pas cette mise en oeuvre, Pascal Lamy, le président actuel de l'OMC, a décidé en juillet 2006 de suspendre le cycle de doha: "Les négociations reprendront quand le climat y sera propice". Les sujets faisant blocage sont les suivants: la réduction des subventions américaines à la production agricole, la réduction des tarifs douaniers européens appliqués aux produits agricoles importés, la diminution des tarifs douaniers appliqués par les pays émergents à l'entrée des produits industriels occidentaux.
Quels sont les enjeux de la suspension du cycle de doha?
Cette suspension est vue de différentes manières par les acteurs de l'économie. Beaucoup pensent qu'elle est synonyme d'échec et très négative pour l'avenir de l'économie mondiale, et cela autant dans les pays riches que les pays pauvres. Cependant, d'autres affirment qu'elle va permette une réflexion globale car le cycle semblait s'être beaucoup éloigner de son but initial: le développement, et faisait la part belle aux intérêts des pays industrialisés. Enfin, il convient de se demander quelles peuvent être les alternatives à cette suspension, quelles sont les solutions qu'il faudra mettre en place afin que l'OMC ne perde pas toute crédibilité et que l'institution ne soit pas remise en cause.
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