Égalité et discrimination
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exposé
publié le 08/07/2008
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Résumé
En France le débat sur légalité par la discrimination positive a été lancé dès 2001 par lIEP de Paris et ses conventions détudes prioritaires, permettant laccès à des élèves défavorisés de Zone dÉducation Prioritaire à lInstitut sans avoir à passer par le concours (...). Légalité est un principe fondamental institué par la Déclaration des droits de lhomme et du citoyen de 1789 et ce dès larticle 1er et plus particulièrement à larticle 6 qui reconnaît légalité des citoyens devant la loi sans distinctions. La République reconnaît légalité comme un de ses principes les plus fondamentaux, elle fait partie de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». De cette égalité formelle certains souhaitent faire advenir une égalité de fait, une « égalité réelle ». Parmi les moyens permettant lavènement de cette égalité réelle, le plus fréquemment invoqué est la discrimination positive. Le philosophe américain John Rawls dans les années 1970 a traité dans son ouvrage "Théorie de la Justice" du principe déquité, cest-à-dire opérer des différences de traitement afin daboutir à une égalité de fait. Les États-Unis ont appliqué cette doctrine par lAffirmative action ou discrimination positive cest-à-dire lutter contre les inégalités dues à une discrimination par une discrimination prise dans un sens positif. M. Sarkozy dira notamment « légalité, cest un objectif vers lequel on doit tendre. Le point de départ, dans une République, cest léquité. ». Or le système de discrimination positive ne jouit pas dun consensus, que ce soit en France ou même aux Etats-Unis où lAffirmative action est progressivement abandonnée (en Californie elle nest même plus appliquée) en raison dun échec constaté en ce qui concerne les États-Unis et parce que ce système remet en cause les principes républicains. Dès lors on peut se demander en quoi le système de discrimination positive remet en cause le principe dégalité républicaine et est donc juridiquement irrecevable. Cest avant tout parce que le système de discrimination positive porte atteinte à légalité telle quelle a été instituée depuis 1789 mais aussi parce que légalité réelle que lon souhaite mettre en uvre par ce biais résulte dune confusion et est marquée par léchec que lon peut dire de la discrimination positive est contraire à lÉgalité et ne se justifie pas juridiquement.
Sommaire
- Le système de discrimination positive porte atteinte à l'égalité formelle
- Vers une égalité-équité portant atteinte aux grands principes de la République
- La discrimination positive s'est détournée en discrimination négative
- Et l'égalité réelle qu'il entend mettre en place n'est pas l'égalité et ne saurait y conduire
- La discrimination positive est la résultante de la confusion entre égalité et représentativité
- Conduisant nécessairement à un échec
