« Les élites, ce sont les autres » Jacques Julliard
Date de publication :
09/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
3 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les élites en tant qu'« autres » pose la question de leur légitimité dans leur rôle de dominants
- Des élites travaillant pour un bon fonctionnement de la démocratie ?
- Existe-t-il un clivage élites/peuple ?
- L'universalisation des intérêts des élites, condition de la reproduction sociale
- Imposer ses idées, c'est conserver son rang
- L'impossible alternance au pouvoir entre peuple et élites
Résumé :
Il peut paraître déconcertant d'entendre un Normalien et agrégé d'histoire parler ainsi des élites alors qu'il en fait lui-même partie au regard des ses « attributs ». Pourtant, et c'est ce qu'il faudra interroger à plusieurs reprises, quel sens donner au terme « autres » ?
Les élites sont, par définition, un groupe considéré comme meilleur par comparaison.
L élite politique rassemble les agents participant à la lutte pour la conquête du pouvoir, ceux qui détiennent le pouvoir de décision, les « puissants », mais, cependant, toute élite n'est pas politique : ceux que des qualités personnelles distinguent du reste de la société ne participent pas forcément directement au pouvoir, simple pouvoir d'influence voir sans rapport réel avec le pouvoir.
J. julliard qualifie les élites d'« autres », un terme qui renvoie à plusieurs connotations et donc à plusieurs perceptions de l'élite. En effet, « autre » implique la distinction, la différenciation : les élites seraient alors un groupe à part, peut être étranger, mais reconnu comme différent du reste de la société, le peuple.
Pris dans un autre sens, si l'auteur parle des « autres » alors même qu'il a les caractéristiques typiques de l'élite, c'est peut être parce qu'il ne se sent pas partie intégrante de ce groupe soit par stratégie personnelle - se définir par opposition aux autres- soit par volonté de nuire à leur légitimité.
Cependant, ce n'est pas tant le concept d'altérité qu'il faut remettre en cause car les élites sont communément admises comme « autres », elles ont toujours existé au sommet de la pyramide sociale. En effet, c'est plutôt leur position dominante, et donc ambiguë dans une société prônant des valeurs égalitaires comme notre démocratie, qu'il faut interroger : quelle est la légitimité des élites au sommet du pouvoir ? Le rôle des élites est-il de représenter la diversité du peuple ? Comment expliquer les relations entre dominants et dominés ? Comment les élites parviennent-elles à se maintenir au pouvoir ?
Aussi, les élites, leur rôle et leur légitimité soulèvent de nombreuses interrogations et c'est à cette question fondamentale qu'il faudra tenter de répondre : dans quelle mesure peut-on affirmer que la perception des élites comme « autres » participe au maintien de leur domination sur le peuple ?
Il faudra commencer par montrer que cette qualification des élites peut délégitimer leur rôle à la tête de la société (I) avant de voir que c'est justement parce que les élites sont « autres » qu'elles assurent leur reproduction sociale (II).
Les élites sont, par définition, un groupe considéré comme meilleur par comparaison.
L élite politique rassemble les agents participant à la lutte pour la conquête du pouvoir, ceux qui détiennent le pouvoir de décision, les « puissants », mais, cependant, toute élite n'est pas politique : ceux que des qualités personnelles distinguent du reste de la société ne participent pas forcément directement au pouvoir, simple pouvoir d'influence voir sans rapport réel avec le pouvoir.
J. julliard qualifie les élites d'« autres », un terme qui renvoie à plusieurs connotations et donc à plusieurs perceptions de l'élite. En effet, « autre » implique la distinction, la différenciation : les élites seraient alors un groupe à part, peut être étranger, mais reconnu comme différent du reste de la société, le peuple.
Pris dans un autre sens, si l'auteur parle des « autres » alors même qu'il a les caractéristiques typiques de l'élite, c'est peut être parce qu'il ne se sent pas partie intégrante de ce groupe soit par stratégie personnelle - se définir par opposition aux autres- soit par volonté de nuire à leur légitimité.
Cependant, ce n'est pas tant le concept d'altérité qu'il faut remettre en cause car les élites sont communément admises comme « autres », elles ont toujours existé au sommet de la pyramide sociale. En effet, c'est plutôt leur position dominante, et donc ambiguë dans une société prônant des valeurs égalitaires comme notre démocratie, qu'il faut interroger : quelle est la légitimité des élites au sommet du pouvoir ? Le rôle des élites est-il de représenter la diversité du peuple ? Comment expliquer les relations entre dominants et dominés ? Comment les élites parviennent-elles à se maintenir au pouvoir ?
Aussi, les élites, leur rôle et leur légitimité soulèvent de nombreuses interrogations et c'est à cette question fondamentale qu'il faudra tenter de répondre : dans quelle mesure peut-on affirmer que la perception des élites comme « autres » participe au maintien de leur domination sur le peuple ?
Il faudra commencer par montrer que cette qualification des élites peut délégitimer leur rôle à la tête de la société (I) avant de voir que c'est justement parce que les élites sont « autres » qu'elles assurent leur reproduction sociale (II).
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