"Empire et multitude" : la pensée altermondialiste
Date de publication :
20/10/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
16 pages
Sommaire :
Sommaire
- Empire « un pouvoir immanent » ou le créateur de la multitude
- Base idéologique de la notion Negri et Hardt de l'Empire
- Exceptionnalisme
- La multitude ou la nouvelle logique de luttes face à l'Empire
- Un détour par le concept de multitude(s) chez les anciens
- Figure et ferveurs de la multitude chez N&H
- Vers la démocratie globale ?
- Des approximations qui révèlent les faiblesses de l'altermondialisme
- Les défis d'une pensée globale : rendre intelligible une nébuleuse
- Une pensée politique subjective et téléologique
Résumé :
Ce « champ de bataille » que Louis Laforge nous présente fait écho à une ville de Seattle en état de siège quelques mois plus tôt. Ces deux manifestations ont donné naissance à un mouvement global de protestation caractérisé par une vaste coalition de groupes disparates, une masse de manifestants pacifiques, des actions visant à bloquer l'organisation des sommets et la violence de quelques éléments radicaux.
Dix ans avant « la bataille de Seattle », Fukuyama concluait que « tout système viable qui puisse se substituer au libéralisme occidental a été totalement discrédité », ce au vu de la « victoire éclatante du libéralisme économique et politique ». Nous serions donc arrivé à la fin de l'Histoire, c'est-à-dire au « point final de l'évolution idéologique de l'humanité et l'universalisation de la démocratie libérale occidentale comme forme finale de gouvernement humain ».
Alors que les slogans altermondialistes déclarent qu' « un autre monde est possible » et qu'il faut « oser Bové », doivent-ils être considérés comme les derniers sursauts des irréductibles qui refusent d'admettre la victoire finale du libéralisme économique et politique ? Ou bien, au contraire, la pensée alter peut-elle être vue comme une tentative globale de réponse au « défi » de cette « fin de l'histoire » ? Fukuyama disait d'ailleurs : « pour réfuter mon hypothèse, il ne suffit donc pas de suggérer que l'avenir garde en réserve des événements énormes ; il faudrait démontrer qu'ils seront déclenchés par une idée systématique de la justice politique et sociale qui prétende remplacer le libéralisme ».
Pour répondre à cette problématique, nous allons nous appuyer sur les livres d'Antonio Negri et de Michael Hardt, empire et multitude : guerre et démocratie à l'âge de l'empire. Mais avant de parler des livres et de leur contenu, deux mots sur les auteurs : le premier est italien. Révolutionnaire dans l'âme, beaucoup de détracteurs le comparent au docteur Jekyll et Mister Hide (même si en fait il a un faux air de Jean Picq). Antonio Negri est un homme politique et philosophe reconnu par ses paires tandis que Toni Negri est considéré comme le « cerveau » présumé des mouvements de lutte armée d'extrême gauche pendant les années de plomb en Italie. Il fera d'ailleurs plusieurs années de prison. Quant à Michael Hardt, il est beaucoup plus sage : il est professeur associé à la littérature à l'université de Duke aux Etats-Unis.
Dix ans avant « la bataille de Seattle », Fukuyama concluait que « tout système viable qui puisse se substituer au libéralisme occidental a été totalement discrédité », ce au vu de la « victoire éclatante du libéralisme économique et politique ». Nous serions donc arrivé à la fin de l'Histoire, c'est-à-dire au « point final de l'évolution idéologique de l'humanité et l'universalisation de la démocratie libérale occidentale comme forme finale de gouvernement humain ».
Alors que les slogans altermondialistes déclarent qu' « un autre monde est possible » et qu'il faut « oser Bové », doivent-ils être considérés comme les derniers sursauts des irréductibles qui refusent d'admettre la victoire finale du libéralisme économique et politique ? Ou bien, au contraire, la pensée alter peut-elle être vue comme une tentative globale de réponse au « défi » de cette « fin de l'histoire » ? Fukuyama disait d'ailleurs : « pour réfuter mon hypothèse, il ne suffit donc pas de suggérer que l'avenir garde en réserve des événements énormes ; il faudrait démontrer qu'ils seront déclenchés par une idée systématique de la justice politique et sociale qui prétende remplacer le libéralisme ».
Pour répondre à cette problématique, nous allons nous appuyer sur les livres d'Antonio Negri et de Michael Hardt, empire et multitude : guerre et démocratie à l'âge de l'empire. Mais avant de parler des livres et de leur contenu, deux mots sur les auteurs : le premier est italien. Révolutionnaire dans l'âme, beaucoup de détracteurs le comparent au docteur Jekyll et Mister Hide (même si en fait il a un faux air de Jean Picq). Antonio Negri est un homme politique et philosophe reconnu par ses paires tandis que Toni Negri est considéré comme le « cerveau » présumé des mouvements de lutte armée d'extrême gauche pendant les années de plomb en Italie. Il fera d'ailleurs plusieurs années de prison. Quant à Michael Hardt, il est beaucoup plus sage : il est professeur associé à la littérature à l'université de Duke aux Etats-Unis.
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