Lentrepreneur asiatique. De lhistoire de la pensée aux faits actuels
Date de publication :
27/07/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
364 pages
Sommaire :
Sommaire
- Élements pour une theorie de l'entrepreneur a partir d'ecrits europeens et asiatiques
- Origines du mot et de la théorie de l'entrepreneur
- La théorie de l'entrepreneur
- De l'entrepreneur au manager
- Le retour de l'entrepreneur à partir des années 1980
- Histoire des faits et actualite
- Organisation étatiste et développement économique
- Profils d'entrepreneurs héroïques en asie
- Initiative individuelle et renforcement de la domination des grandes entreprises (de la fin de la Deuxième guerre mondiale jusqu'à la crise des années 1970)
- L'entrepreneur socialisé
Résumé :
Comment concilier l'initiative individuelle et l'évolution du contexte économique, de plus en plus structuré par les grandes firmes ? Nous nous proposons de montrer que l'entrepreneur, loin d'être un agent naturel du capitalisme, est une construction sociale destinée à légitimer la théorie économique libérale européenne.
En Europe, les économistes libéraux (R. Cantillon, J.B. Say et J. Schumpeter) soutiennent que l'entrepreneur est le moteur de l'économie. Cette conception est critiquée par les économistes s'inspirant de la démarche marxiste, qui mettent en avant la logique d'ensemble du développement capitaliste, caractérisée par l'émergence, puis la domination des grandes firmes. Ce phénomène illustre le processus de socialisation de la production capitaliste (intensification des échanges marchands, généralisation de la division du travail, socialisation du capital des entreprises). Dans un contexte d'approfondissement et d'élargissement de la socialisatrion de la production, que devient l'entrepreneur ? L'entrepreneur héroïque fait place à l'entrepreneur socialisé, s'inscrivant dans les structures économiques pré-existantes du capitalisme. En Asie, la critique de l'entrepreneur s'enracine dans la tradition confucéenne. Dans des sociétés organisées selon des principes collectivistes, le marchand est critiqué pour son individualisme. La mauvaise image de l'entrepreneur se maintient pendant l'industrialisation, largement impulsée par l'État : l'entrepreneur apparaît surtout comme le commis des fonctionnaires. Il n'y a guère que depuis les années 1980 que l'entrepreneur s'est imposé dans la pensée asiatique, dans la mesure où la main-mise de l'État est largement critiquée par les économistes libéraux, qui soutiennent que les économies asiatiques souffrent de nombreux dysfonctionnements, qui n'existeraient pas s'il était fait une place plus grande à l'initiative individuelle.
Dans les faits, les grands groupes, et non l'entrepreneur, sont à l'origine de la prospérité économique asiatique : dès le départ, les conglomérats privés sont les partenaires privilégiées des fonctionnaires cherchant à impulser l'industrialisation. Cependant, malgré la structure concentrée des économies asiatiques, l'entrepreneur émerge, sous une forme socialisée, crise oblige
En Europe, les économistes libéraux (R. Cantillon, J.B. Say et J. Schumpeter) soutiennent que l'entrepreneur est le moteur de l'économie. Cette conception est critiquée par les économistes s'inspirant de la démarche marxiste, qui mettent en avant la logique d'ensemble du développement capitaliste, caractérisée par l'émergence, puis la domination des grandes firmes. Ce phénomène illustre le processus de socialisation de la production capitaliste (intensification des échanges marchands, généralisation de la division du travail, socialisation du capital des entreprises). Dans un contexte d'approfondissement et d'élargissement de la socialisatrion de la production, que devient l'entrepreneur ? L'entrepreneur héroïque fait place à l'entrepreneur socialisé, s'inscrivant dans les structures économiques pré-existantes du capitalisme. En Asie, la critique de l'entrepreneur s'enracine dans la tradition confucéenne. Dans des sociétés organisées selon des principes collectivistes, le marchand est critiqué pour son individualisme. La mauvaise image de l'entrepreneur se maintient pendant l'industrialisation, largement impulsée par l'État : l'entrepreneur apparaît surtout comme le commis des fonctionnaires. Il n'y a guère que depuis les années 1980 que l'entrepreneur s'est imposé dans la pensée asiatique, dans la mesure où la main-mise de l'État est largement critiquée par les économistes libéraux, qui soutiennent que les économies asiatiques souffrent de nombreux dysfonctionnements, qui n'existeraient pas s'il était fait une place plus grande à l'initiative individuelle.
Dans les faits, les grands groupes, et non l'entrepreneur, sont à l'origine de la prospérité économique asiatique : dès le départ, les conglomérats privés sont les partenaires privilégiées des fonctionnaires cherchant à impulser l'industrialisation. Cependant, malgré la structure concentrée des économies asiatiques, l'entrepreneur émerge, sous une forme socialisée, crise oblige
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