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Informations sur l'auteur

ETUDIANTE
Niveau
Avancé
Etude suivie
économie...
Ecole, université
SCIENCES PO

Informations sur le doc

Date de publication
06/08/2007
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
17 pages
Niveau
avancé
Téléchargé
26 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Epargne et consommation dans les théories néoclassiques et keynésiennes

  1. Epargne et consommation ne sont que les deux phases d'une même décision et résultent d'un arbitrage intertemporel relatif à l'utilisation du revenu : la théorie néoclassique
    1. La loi des débouchés de Say, un retour sur un énoncé classique
    2. Un arbitrage intertemporel pour un « transfert de pouvoir d'achat entre les périodes » (Abraham-Frois)
    3. Epargner pour consommer plus : l'importance du taux d'intérêt
  2. L'épargne est un gaspillage des ressources disponibles qui alimente les déséquilibres à venir quand la consommation est un gage pour le futur : la théorie keynésienne
    1. Le refus de la loi des débouchés de Say et de certains présupposés néoclassiques
    2. Les clefs de l'analyse : de la loi psychologique fondamentale à la fonction de consommation
    3. Le principe multiplicateur : un pas vers l'équilibre macroéconomique
  3. Prolongements et/ou critiques de ces approches : résolution ou complexification ?
    1. Les prolongements dans la filiation néoclassique
    2. Instabilité de la fonction de consommation et reformulations post-keynésiennes
    3. La question des politiques économiques

L’arbitrage entre la consommation et l’épargne oppose les partisans d’une approche par la demande (keynésiens) à ceux d’une approche par l’offre (classiques et néo-classiques). L’étude se faisant au niveau macroéconomique, c’est plus le comportement de la consommation qu’il conviendra d’étudier et moins celui du consommateur, paradigme microéconomique mais qui permettra néanmoins de rappeler le point de vue néoclassique.
La question essentielle est en fait celle de l’utilisation du revenu, entre épargne et consommation. L’épargne est communément définie comme la partie non consommée du revenu disponible. Elle est d’une part très souvent associée voire réduite à l’investissement et d’autre part définie négativement par rapport à la consommation; aussi conviendra-t-il de lui conférer une vraie place dans l’analyse macroéconomique. L’épargne brute des ménages a deux composantes: l’investissement en logement et l’épargne financière (appelée aussi « capacité de financement »). Toute l’ambiguïté réside dans la relation qu’elle entretient avec la croissance qui tend à en faire un « acte (…) moral et utile à la société » (Villieu) et les déséquilibres qu’elle peut, à l’inverse, provoquer. La consommation est « la dépense totale effectuée par les individus ou une nation en bien de consommation pendant une période donnée. A strictement parler, la consommation ne devrait concerner que des biens dont la durée de vie n’excède pas la période considérée. En pratique, « les dépenses de consommation englobent tous les biens de consommation achetés même si leur durée de vie est supérieure. » (Samuelson). Le raisonnement porte par ailleurs sur la consommation finale, et pas sur la consommation intermédiaire. La consommation est « la source d’accumulation du capital, améliorant la productivité du travail et déterminant la croissance à court et moyen terme » selon Villieu.

[...] En renonçant de consommer un bien aujourd’hui, on en obtient plus demain. Lorsque le taux d’intérêt est de ne pas consommer un litre de lait aujourd’hui permet d’en consommer 1,1 demain litre de lait présent vaut donc 1,1 litre de lait futur Si le taux est de litre de lait présent vaut 1,2 litre de lait futur. On peut dire que le prix du litre de lait actuel exprimé en litre de lait futur a augmenté. Ce type de raisonnement permet de dire que la hausse du taux d’intérêt élève d’une façon générale le prix des biens présents par rapport aux bien futurs. [...]


[...] Épargne et consommation dans les théories néoclassiques et keynésiennes Introduction L’arbitrage entre consommation et l’épargne oppose les partisans d’une approche par la demande (keynésiens) à ceux d’une approche par l’offre (classiques et néo-classiques). L’étude se faisant au niveau macroéconomique, c’est plus le comportement de la consommation qu’il conviendra d’étudier et moins celui du consommateur, paradigme microéconomique mais qui permettra néanmoins de rappeler le point de vue néoclassique. La question essentielle est en fait celle de l’utilisation du revenu, entre épargne et consommation. [...]


[...] En conséquence, les revenus distribués aux agents lors de la production seront intégralement réinjectés dans le circuit économique sous forme de demande de produits. L’hypothèse de neutralité de la monnaie a donc pour conséquence que la demande globale de produits est toujours égale à l’offre globale. On peut donc dire, en reprenant l’expression de Say, que les produits s’échangent contre des produits On peut aussi résumer cette loi par le principe d’autorégulation du marché cher aux néoclassiques. Les conclusions sont claires : l’épargne trouve toujours l’investissement correspondant (P.Villieu, p.11) puisqu’une simple thésaurisation n’est pas envisagée (cf. la suite et l’explication par la rationalité). [...]


[...] Il n’existe pas de thésaurisation, appelée aussi épargne oisive. Mais le tout reste cohérent dans le système : comme l’épargne est une abstinence, il ne serait en aucun cas rationnel d’épargner sans placer. L’idée même qu’un homo oeconomicus conserve sous forme de monnaie son épargne est en soi une incongruité. Comme elle est entièrement prêtée, l’épargne est aussi entièrement une offre de capital. Quel est alors le rôle –plus précisément- du taux d’intérêt ? Que se passe-t-il s’il subit une hausse ? [...]


[...] Aussi, comment les deux théories néoclassique et keynésienne abordent-elles et expliquent-elles ces deux moyens d’allocation du revenu ? Faut-il tenter de relancer la consommation au risque d’empêcher l’épargne -et souvent par là même l’investissement- ou bien inciter à l’épargne en vue de consommations futures et dans une optique de croissance ? Dès lors, quelles politiques économiques faut-il appliquer et à l’aide de quelle fiscalité sur l’épargne : est-ce l’épargne qui engendre la croissance ou la croissance qui engendre l’épargne (Villieu)? [...]

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