Qu'est-ce qui différencie l'art de la nature, de la science ?
Date de publication :
15/12/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- La beauté artistique
- Beauté naturelle et beauté artistique
- Le jugement esthétique
- Le problème de l'imitation
- L'art et la tromperie
- L'art source de plaisir et d'enseignement ?
- L'art : producteur d'une réalité supérieure ?
- Réception et réceptivité
- Reproductibilité et reproduction
Résumé :
Ayant pour origine le mot grec technè, l'art désigne la technique, le savoir-faire ainsi que le talent, le génie et la recherche de la beauté. La distinction antique entre les arts manuels et les arts libéraux perdure et se précise au Moyen Âge avec les sept arts libéraux : grammaire, rhétorique, dialectique (ou logique) (trivium) et arithmétique, musique, géométrie, astronomie (quadrivium, division des mathématiques néo-pythagoricienne). Mais plus généralement, les arts se distinguent des sciences théoriques en tant que pratique. Ainsi, à partir de la renaissance, l'architecture, la sculpture, la peinture et la gravure, c'est-à-dire les arts plastiques, sont appelés beaux arts, auxquels sont ajoutés ensuite les arts d'agrément, arts rythmiques ou musicaux : danse, poésie et musique.
En partant du plaisir pris à la vue des choses les plus naturelles, demandons-nous si ce plaisir est du même ordre avec l'art. Quelle différence y a-t-il entre la montagne Sainte-Victoire et le tableau de Cézanne du même nom, entre la musique de Mozart et la beauté d'un coucher de soleil ?
La différence fondamentale entre une chose du monde et une oeuvre d'art est que la première se présente à nous alors que la seconde est représentée. Le monde est présentation alors que l'art est représentation : les oeuvres sont des productions humaines, non pas naturelles mais artificielles. De plus, les oeuvres se distinguent des productions artisanales par leur inutilité apparente. Mais cette inutilité pratique ne nous conduit-elle pas à la réflexion et au questionnement ?
En partant du plaisir pris à la vue des choses les plus naturelles, demandons-nous si ce plaisir est du même ordre avec l'art. Quelle différence y a-t-il entre la montagne Sainte-Victoire et le tableau de Cézanne du même nom, entre la musique de Mozart et la beauté d'un coucher de soleil ?
La différence fondamentale entre une chose du monde et une oeuvre d'art est que la première se présente à nous alors que la seconde est représentée. Le monde est présentation alors que l'art est représentation : les oeuvres sont des productions humaines, non pas naturelles mais artificielles. De plus, les oeuvres se distinguent des productions artisanales par leur inutilité apparente. Mais cette inutilité pratique ne nous conduit-elle pas à la réflexion et au questionnement ?
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