LEtat est-il le garant de notre liberté ou linstrument de nos aliénations ?
Date de publication :
29/07/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- A première vue, l'Etat est garant de notre liberté parce qu'il met fin à l'aliénation par l'excès de liberté naturelle qui caractérise l'état de nature et garantit une forme supérieure, sociale, de liberté
- La fiction de l'état de nature montre que sans Etat, l'excès de liberté aliène les Hommes
- L'Etat est la structure qui permet grâce à un contrat qui transmet le pouvoir d'instaurer une forme de liberté sociale
- Cependant, cette garantie de la liberté sociale impose que l'Etat soit un cadre, une structure qui dispose de pouvoirs nécessaires à la paix et donc de la capacité, quoique d'une autre manière, de nous aliéner
- Le pouvoir de l'Etat suppose, pour remplir les missions propres à son institution, qu'il dispose de la violence et puisse menacer la liberté des Hommes
- L'Etat peut se faire instrument d'une domination d'autant plus écrasante qu'elle est légale, étendue et déguisée
- Le dépassement de l'antinomie liberté/aliénation par le contrat social explique que l'Etat puisse être garant de notre liberté s'il prend la forme de l'Etat de droit et respecte les droits fondamentaux
- L'Etat peut garantir la liberté civile, pourvu qu'il se fonde sur un contrat social consacrant la souveraineté populaire
- Et prenne la forme d'un Etat de droit respectant les droits fondamentaux des contractants
Résumé :
Quels sont les effets de l'exercice du pouvoir étatique sur la liberté du corps social ?
A priori, la réponse est une alternative. Soit il garantit notre liberté, c'est-à-dire protège de façon durable la liberté des citoyens, de tous et de chacun (« notre », pluriel, suggère une dimension collective). Soit il nous aliène, et, au contraire, nous rend étrangers à nous-mêmes par les finalités ou moyens de réalisation de celles-ci qu'il impose à la communauté. L'alternative semble même radicale (« ou ») : si on garantit quelque chose, on ne peut l'aliéner : je ne peux préserver en rendant quelque chose étranger à soi-même. L'etat est donc à première vue soit le garant de notre liberté soit l'instrument de nos aliénations.
Alors, le pouvoir de l'etat est-il compatible avec la liberté des citoyens ?
La première réponse est de dire que l'etat est une structure qui nous fait sortir grâce à un contrat de l'état de nature ; sans lui, pas de paix ou de sécurité et donc de liberté. Par le contrat, l'etat mettrait fin à l'aliénation des hommes à l'état de nature (choc des libertés naturelles) et leur offrirait un cadre de vie social et politique pacifique, garant de la liberté sociale. On passe grâce à l'etat d'une liberté naturelle qui n'en est pas vraiment une à la liberté sociale.
Mais cette première thèse suscite des interrogations. Pour imposer la paix et créer la liberté sociale, l'etat a besoin de pouvoir. Or la mise en place de ce pouvoir, créé par le contrat, implique pour les contractants d'abdiquer une part de leur liberté. Et s'il vise à créer un espace de liberté, ce pouvoir peut aussi, et justement parce qu'il est suffisamment fort pour assurer la paix, se faire oppresseur et menacer notre indépendance.
Il faut donc se demander à quelle condition le pouvoir de l'etat peut s'exercer sur les citoyens sans attenter à leur liberté, sans les aliéner. Autrement dit : à quelles conditions l'etat, aliénateur de notre liberté naturelle, peut-il instaurer et garantir la liberté civile sans faire un exercice liberticide de son pouvoir?
A priori, la réponse est une alternative. Soit il garantit notre liberté, c'est-à-dire protège de façon durable la liberté des citoyens, de tous et de chacun (« notre », pluriel, suggère une dimension collective). Soit il nous aliène, et, au contraire, nous rend étrangers à nous-mêmes par les finalités ou moyens de réalisation de celles-ci qu'il impose à la communauté. L'alternative semble même radicale (« ou ») : si on garantit quelque chose, on ne peut l'aliéner : je ne peux préserver en rendant quelque chose étranger à soi-même. L'etat est donc à première vue soit le garant de notre liberté soit l'instrument de nos aliénations.
Alors, le pouvoir de l'etat est-il compatible avec la liberté des citoyens ?
La première réponse est de dire que l'etat est une structure qui nous fait sortir grâce à un contrat de l'état de nature ; sans lui, pas de paix ou de sécurité et donc de liberté. Par le contrat, l'etat mettrait fin à l'aliénation des hommes à l'état de nature (choc des libertés naturelles) et leur offrirait un cadre de vie social et politique pacifique, garant de la liberté sociale. On passe grâce à l'etat d'une liberté naturelle qui n'en est pas vraiment une à la liberté sociale.
Mais cette première thèse suscite des interrogations. Pour imposer la paix et créer la liberté sociale, l'etat a besoin de pouvoir. Or la mise en place de ce pouvoir, créé par le contrat, implique pour les contractants d'abdiquer une part de leur liberté. Et s'il vise à créer un espace de liberté, ce pouvoir peut aussi, et justement parce qu'il est suffisamment fort pour assurer la paix, se faire oppresseur et menacer notre indépendance.
Il faut donc se demander à quelle condition le pouvoir de l'etat peut s'exercer sur les citoyens sans attenter à leur liberté, sans les aliéner. Autrement dit : à quelles conditions l'etat, aliénateur de notre liberté naturelle, peut-il instaurer et garantir la liberté civile sans faire un exercice liberticide de son pouvoir?
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