Etat et monopolisation
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exposé
publié le 30/03/2007
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niveau : avancé
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Résumé
LÉtat est aujourdhui une institution intériorisée et acceptée par tous les individus. Cependant, lÉtat nest pas une structure existant comme naturellement dès lorigine et découlant nécessairement de toute évolution historique de la société. Il est issu dune sociogenèse particulière. De fait, la mise en place de ce « centre politique », aujourdhui considéré par les acteurs sociaux comme allant de soi, est le fruit dun mécanisme original.
LÉtat, selon la définition de Charles Tilly, est une « organisation qui contrôle la population occupant un territoire défini, dans la mesure où elle est différenciée des autres organisations opérant sur le même territoire, où elle est autonome, où elle est centralisée, et où ses subdivisions sont coordonnées les unes avec les autres ». Ces différents attributs que sont la différenciation, lautonomie, la centralisation et le contrôle de la population sur un territoire donné soulignent que lÉtat est le produit dun processus permettant à celui-ci de se différencier de la société et de la surplomber. Ce phénomène trouve sa réalisation au travers le phénomène de monopolisation dans la mesure où lÉtat sest progressivement approprié des domaines dactivités possédés à lorigine par des groupes sociaux afin de se construire comme organisation autonome et dasseoir sa domination sur les acteurs sociaux.
Ainsi, on peut se demander dans quelle mesure lexistence de lÉtat repose sur un processus de monopolisation. En effet, après avoir démontré que la création de lÉtat se fonde sur un processus légitimé de monopolisation tant de la contrainte physique que de la fiscalité, nous soulignerons que lÉtat ancre son assise du pouvoir grâce au monopole de la violence symbolique qui lui permet de façonner et dimposer des « grilles de lecture » de la société aux agents sociaux.
LÉtat, selon la définition de Charles Tilly, est une « organisation qui contrôle la population occupant un territoire défini, dans la mesure où elle est différenciée des autres organisations opérant sur le même territoire, où elle est autonome, où elle est centralisée, et où ses subdivisions sont coordonnées les unes avec les autres ». Ces différents attributs que sont la différenciation, lautonomie, la centralisation et le contrôle de la population sur un territoire donné soulignent que lÉtat est le produit dun processus permettant à celui-ci de se différencier de la société et de la surplomber. Ce phénomène trouve sa réalisation au travers le phénomène de monopolisation dans la mesure où lÉtat sest progressivement approprié des domaines dactivités possédés à lorigine par des groupes sociaux afin de se construire comme organisation autonome et dasseoir sa domination sur les acteurs sociaux.
Ainsi, on peut se demander dans quelle mesure lexistence de lÉtat repose sur un processus de monopolisation. En effet, après avoir démontré que la création de lÉtat se fonde sur un processus légitimé de monopolisation tant de la contrainte physique que de la fiscalité, nous soulignerons que lÉtat ancre son assise du pouvoir grâce au monopole de la violence symbolique qui lui permet de façonner et dimposer des « grilles de lecture » de la société aux agents sociaux.
Sommaire
- La création de l'État en tant qu' `organe distinct au sein de la société´ est issue d'un processus de monopolisation
- Le monopole de la contrainte légitime
- La monopolisation fiscale induite par la bureaucratisation de l'organisation étatique
- Le renforcement de l'assise de l'État par l'intermédiaire de la monopolisation de la violence symbolique permise par l'institution d'une `Noblesse d'État ´
- L'État comme unique acteur capable d'imposer un système universellement reconnu de représentations de la société
- La mise en place d'une ` Noblesse d'État ´
