Etat des publics de l'art contemporain en France: une étude de la réception
Date de publication :
13/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Art contemporain et perception
- Omniprésence
- « Omniabscence »
- Art contemporain et interprétation
- Entre adhésion et indifférence : l'enjeu de la médiation
- Le « rejet » de l'art contemporain
Résumé :
Avant tout chose, il est important de signaler que la suivante étude se restreint aux publics français en tant qu'ils sont individus occidentaux et adhérant aux notions d'art contemporain et d'art en général.
L'étude des publics de l'art contemporain est étroitement liée à l'étude de sa réception : adhésion, étonnement, incompréhension, questionnement, rejet, indifférence... Car dans tous les cas, l'art contemporain s'adresse aux percepts de tout homme afin de provoquer une réaction d'ordre intellectuelle et son public ne peut être réduit aléatoirement à une sorte de "bulle" élitiste totalement simpliste. De savoir si démocratisation il y a ou pas, il importe peu, car l'art contemporain a investit depuis quelques années des lieux totalement nouveaux et accessibles à des public multiples. Dès lors qu'on sort des musées et des galeries, le public s'hétérogènéise et permet de remettre « en cause les points de vue pessimistes des détracteurs de l'art - pour lesquels il faut disposer d'un bagage « intellectuallo-esthétique » pour comprendre l'art contemporain - » [S. Girel, 2003, p. 281]. Avec la multiplication des structures institutionnelles ou d'associations (centres d'art, FRAC, Maisons des arts, artothèques, fondation, etc.) faisant la promotion de l'art contemporain et instaurant des dispositifs de médiation efficaces, le monde de l'art évolue sans cesse et prend de plus en plus en compte sa relation avec un public élargi.
Car s'il existe une multitude de manières de voir l'art contemporain - ou d'entendre, de toucher, de sentir et de goûter -, il faut d'abord comprendre le processus de réception artistique afin de mieux appréhender ses publics. Comme le font remarquer J.-C. Passeron et E. Pedler dans le temps donné aux tableaux [in S. Girel, 2003, p.147], « la réception artistique est par définition perception et interprétation ». Dans un premier temps, l'art touche les publics ; car il est bien question de toucher, au moins dans le sens premier du terme. Tel un stimulus sensoriel, l'art contemporain provoquerait ou non, selon les personnes, une réflexion, dans un deuxième temps, sur le fond et la forme de leur quotidien. La volonté humaine de posséder un discours esthétique intellectualisant nous apparaît intrinsèque à sa nature. Parler de beauté et d'image nous caractérise personnellement ; « le naturalisme esthétique vise [alors] à retrouver une continuité entre l'expérience esthétique et les processus normaux de la vie, et tente de rompre le carcan qui enserre les Beaux-Arts dans un compartiment spécial [...] » [R. Shusterman in S. Girel, 2003, p.242]. En cela, la sensibilité artistique n'aurait pas de frontières et de limites ; tout le monde ayant la possibilité de vivre librement l'art contemporain.
L'étude des publics de l'art contemporain est étroitement liée à l'étude de sa réception : adhésion, étonnement, incompréhension, questionnement, rejet, indifférence... Car dans tous les cas, l'art contemporain s'adresse aux percepts de tout homme afin de provoquer une réaction d'ordre intellectuelle et son public ne peut être réduit aléatoirement à une sorte de "bulle" élitiste totalement simpliste. De savoir si démocratisation il y a ou pas, il importe peu, car l'art contemporain a investit depuis quelques années des lieux totalement nouveaux et accessibles à des public multiples. Dès lors qu'on sort des musées et des galeries, le public s'hétérogènéise et permet de remettre « en cause les points de vue pessimistes des détracteurs de l'art - pour lesquels il faut disposer d'un bagage « intellectuallo-esthétique » pour comprendre l'art contemporain - » [S. Girel, 2003, p. 281]. Avec la multiplication des structures institutionnelles ou d'associations (centres d'art, FRAC, Maisons des arts, artothèques, fondation, etc.) faisant la promotion de l'art contemporain et instaurant des dispositifs de médiation efficaces, le monde de l'art évolue sans cesse et prend de plus en plus en compte sa relation avec un public élargi.
Car s'il existe une multitude de manières de voir l'art contemporain - ou d'entendre, de toucher, de sentir et de goûter -, il faut d'abord comprendre le processus de réception artistique afin de mieux appréhender ses publics. Comme le font remarquer J.-C. Passeron et E. Pedler dans le temps donné aux tableaux [in S. Girel, 2003, p.147], « la réception artistique est par définition perception et interprétation ». Dans un premier temps, l'art touche les publics ; car il est bien question de toucher, au moins dans le sens premier du terme. Tel un stimulus sensoriel, l'art contemporain provoquerait ou non, selon les personnes, une réflexion, dans un deuxième temps, sur le fond et la forme de leur quotidien. La volonté humaine de posséder un discours esthétique intellectualisant nous apparaît intrinsèque à sa nature. Parler de beauté et d'image nous caractérise personnellement ; « le naturalisme esthétique vise [alors] à retrouver une continuité entre l'expérience esthétique et les processus normaux de la vie, et tente de rompre le carcan qui enserre les Beaux-Arts dans un compartiment spécial [...] » [R. Shusterman in S. Girel, 2003, p.242]. En cela, la sensibilité artistique n'aurait pas de frontières et de limites ; tout le monde ayant la possibilité de vivre librement l'art contemporain.
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