Etre citoyen à Rome aux deux derniers siècles de la République (168-31 av. J-C)
Date de publication :
25/07/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
14 pages
Sommaire :
Sommaire
- Une communauté de citoyens à la fois cohérente et hiérarchique
- L'accès à la cité et la perte de la citoyenneté
- La cohésion civique
- La hiérarchie des citoyens
- Dont les membres exercent un « métier » : celui de participer aux affaires communes de la cité
- Le citoyen et la participation politique
- Le citoyen et l'armée
- Le citoyen et les finance publiques
- Qui leur confère un statut juridique particulier s'appliquant au droit pénal comme au droit privé
- Le droit pénal : la mise en place d'un dispositif de protection des droits individuels et collectifs du peuple
- Le droit privé
Résumé :
"C'est [rome] pour elle que nous devons mourir, à elle que nous devons nous dévouer tout entiers, en elle que nous devons placer et consacrer pour ainsi dire, tout ce qui est à nous ». C'est ainsi que Cicéron (106-43 av. J-C), dont la famille originaire de la cité d'Arpinum a reçu la citoyenne romaine au 2ème siècle av. J-C, évoque sa patrie de droit, rome, dans son ouvrage Des Lois. Dès lors, une première question se pose : comment comprendre la fierté des Romains de fraîche date d'avoir eu accès à un privilège sans pareil de la civitas romana. Pour cela il convient de définir ce qu'est la citoyenneté romaine ne serait-ce parce qu'être citoyen romain c'est tout d'abord avoir la citoyenneté.
La civitas romana s'exerce dans la cadre d'une Respublica dont les citoyens ou cives forment le peuple, populus. Sa définition est essentiellement juridique puisqu'elle ne prend en compte ni références territoriales, ni origine sociale, ni richesse : un citoyen peut de ce fait résider n'importe où. De plus, à l'inverse de la citoyenneté moderne dont les droits et les devoirs forment un tout, la citoyenneté romaine est un « faisceau » de droits indépendants qui peuvent être accordés séparément. Ainsi définie, la citoyenneté peut être accordée à quiconque car fragmentée en droits indépendants, elle peut être graduellement accordée.
La notion de droit étant centrale dans la définition de la citoyenneté, le citoyen romain se définit tout d'abord par ses droits. Ceux-ci peuvent être d'ordre juridique bien sûr, mais aussi politique, militaire et éventuellement financier. Bien qu'à rome il n'existe pas une constitution écrite qui rassemble les droits du citoyen, un ensemble de lois reconnues par tous permet de vivre ensemble. Ainsi les citoyens romains forment une communauté civique soumise à un seul et même droit. Le sentiment d'appartenance cette communauté s'entretient par différentes structures qui n'appartiennent pas uniquement au domaine politique, mais qui s'ancrent également dans une vie sociale. Dès lors, le citoyen se définit également par des relations et des activités collectives qu'il convient de ne pas négliger.
La civitas romana s'exerce dans la cadre d'une Respublica dont les citoyens ou cives forment le peuple, populus. Sa définition est essentiellement juridique puisqu'elle ne prend en compte ni références territoriales, ni origine sociale, ni richesse : un citoyen peut de ce fait résider n'importe où. De plus, à l'inverse de la citoyenneté moderne dont les droits et les devoirs forment un tout, la citoyenneté romaine est un « faisceau » de droits indépendants qui peuvent être accordés séparément. Ainsi définie, la citoyenneté peut être accordée à quiconque car fragmentée en droits indépendants, elle peut être graduellement accordée.
La notion de droit étant centrale dans la définition de la citoyenneté, le citoyen romain se définit tout d'abord par ses droits. Ceux-ci peuvent être d'ordre juridique bien sûr, mais aussi politique, militaire et éventuellement financier. Bien qu'à rome il n'existe pas une constitution écrite qui rassemble les droits du citoyen, un ensemble de lois reconnues par tous permet de vivre ensemble. Ainsi les citoyens romains forment une communauté civique soumise à un seul et même droit. Le sentiment d'appartenance cette communauté s'entretient par différentes structures qui n'appartiennent pas uniquement au domaine politique, mais qui s'ancrent également dans une vie sociale. Dès lors, le citoyen se définit également par des relations et des activités collectives qu'il convient de ne pas négliger.
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