Etude croisée de la productivité et de la culture nationale : quelles implications pour les entreprises qui simplantent en Chine ?
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- Le concept de productivité en entreprise
- La productivité et son rôle en entreprise
- Les conditions et la gestion de la productivité en entreprise
- Examen des forces astreignantes de la culture nationale sur la productivité
- Influence de la culture nationale sur la productivité
- Identification des systèmes de normes et de valeurs des cultures
- Influence des normes et valeurs sur la gestion de la productivité
- Impact de la culture hôte sur le management de la productivité des entreprises étrangères qui simplantent en Chine
- Les spécificités culturelles chinoises
- Impact de la culture chinoise sur le management de la productivité
Le concept de productivité fait son apparition dans lhistoire de la pensée économique à la fin du XVIIIe siècle avec lavènement de léconomie moderne. En introduisant les préceptes de la division sociale du travail dans son ouvrage La Richesse des Nations, le père fondateur de lécole classique, Adam Smith, sattarda en 1776 sur les raisons qui ont permis le perfectionnement des facultés productives du travail (Smith, 2001). Les théories de cet économiste anglais ouvrirent la voie à ses confrères qui cherchèrent ensuite à mieux appréhender les tenants et les aboutissants dun concept synonyme de croissance. Ainsi, depuis plus de deux siècles maintenant, la productivité fait lobjet de nombreux travaux théoriques et statistiques visant à en comprendre les logiques. Cependant, quand la productivité nest pas exclusivement la chasse gardée des économistes, elle est en proie aux commentaires de tous bords et notamment de ceux qui lui opposent les effets pervers du développement de nos sociétés. La productivité est donc devenue un concept dont la définition néchappe à personne mais qui fait lobjet de nombreuses interprétations et dont les conséquences sont allègrement discutées.
Ces considérations sur la productivité interviennent dans un contexte où léquilibre économique mondial est bousculé. La chine est devenue la seconde puissance du monde en terme de production de biens et de services et représente pour les entreprises occidentales un marché colossal quelle se doivent de pénétrer pour y capturer durablement des parts de marché. Malgré lexaltation qui règne autour delle, la chine est néanmoins la source dun grand nombre de craintes pour les entreprises étrangères, qui nont toutefois dautre choix que de sy installer compte tenu de sa potentialité. Anxiogène est dailleurs le terme employé par Izraelewicz et coll. au sujet de la chine lors de luniversité dété 2004 du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), pour qualifier le rythme effréné des transformations de lempire du milieu dont les logiques supplantent les modèles occidentaux établis. Au regard dune étude du cabinet daudit KPMG (2008), les entreprises étrangères sont plus que jamais dubitatives quant aux performances de leurs opérations sur ce marché. Lorigine de ce phénomène réside dans les effets conjugués du renforcement de la concurrence des entreprises domestiques, de lenvolée des prix des facteurs de production (plus exactement des prix des matières premières et des salaires), de lomnipotence des autorités nationales et locales et de limpénétrabilité de la culture chinoise.
Ce constat sur la situation de léconomie chinoise peut nous interpeller sur bien des aspects et faire lobjet de multiples interrogations. Toutefois, un élément attire particulièrement lattention : la culture chinoise. Il est en effet légitime de sinterroger sur le bien-fondé dune hypothèse suggérant que la culture chinoise pourrait compromettre lefficacité des investisseurs étrangers dans la gestion de leurs opérations. De ces observations émerge la problématique suivante : peut-on trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs de la productivité des entreprises ?
Si les concepts de productivité et de culture nationale ont tous deux fait lobjet de nombreux travaux, rares sont ceux qui ont cherché à étudier léventualité dune relation entre ces deux paramètres. Une étude récente (Pagell et coll., 2005) sest néanmoins efforcée de trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs des prises de décisions au sujet de la gestion des opérations des entreprises. En écho à lappel lancé par Pagell et coll. sollicitant de nouvelles recherches sur les effets de la culture nationale vis-à-vis des opérations des entreprises, nous tenterons très modestement de mener une étude exploratoire sur lexistence de forces astreignantes exercées par la culture nationale sur la productivité.
Ces considérations sur la productivité interviennent dans un contexte où léquilibre économique mondial est bousculé. La chine est devenue la seconde puissance du monde en terme de production de biens et de services et représente pour les entreprises occidentales un marché colossal quelle se doivent de pénétrer pour y capturer durablement des parts de marché. Malgré lexaltation qui règne autour delle, la chine est néanmoins la source dun grand nombre de craintes pour les entreprises étrangères, qui nont toutefois dautre choix que de sy installer compte tenu de sa potentialité. Anxiogène est dailleurs le terme employé par Izraelewicz et coll. au sujet de la chine lors de luniversité dété 2004 du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), pour qualifier le rythme effréné des transformations de lempire du milieu dont les logiques supplantent les modèles occidentaux établis. Au regard dune étude du cabinet daudit KPMG (2008), les entreprises étrangères sont plus que jamais dubitatives quant aux performances de leurs opérations sur ce marché. Lorigine de ce phénomène réside dans les effets conjugués du renforcement de la concurrence des entreprises domestiques, de lenvolée des prix des facteurs de production (plus exactement des prix des matières premières et des salaires), de lomnipotence des autorités nationales et locales et de limpénétrabilité de la culture chinoise.
Ce constat sur la situation de léconomie chinoise peut nous interpeller sur bien des aspects et faire lobjet de multiples interrogations. Toutefois, un élément attire particulièrement lattention : la culture chinoise. Il est en effet légitime de sinterroger sur le bien-fondé dune hypothèse suggérant que la culture chinoise pourrait compromettre lefficacité des investisseurs étrangers dans la gestion de leurs opérations. De ces observations émerge la problématique suivante : peut-on trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs de la productivité des entreprises ?
Si les concepts de productivité et de culture nationale ont tous deux fait lobjet de nombreux travaux, rares sont ceux qui ont cherché à étudier léventualité dune relation entre ces deux paramètres. Une étude récente (Pagell et coll., 2005) sest néanmoins efforcée de trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs des prises de décisions au sujet de la gestion des opérations des entreprises. En écho à lappel lancé par Pagell et coll. sollicitant de nouvelles recherches sur les effets de la culture nationale vis-à-vis des opérations des entreprises, nous tenterons très modestement de mener une étude exploratoire sur lexistence de forces astreignantes exercées par la culture nationale sur la productivité.
