Etude croisée de la productivité et de la culture nationale : quelles implications pour les entreprises qui simplantent en Chine ?
Date de publication :
09/09/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
64 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le concept de productivité en entreprise
- La productivité et son rôle en entreprise
- Les conditions et la gestion de la productivité en entreprise
- Examen des forces astreignantes de la culture nationale sur la productivité
- Influence de la culture nationale sur la productivité
- Identification des systèmes de normes et de valeurs des cultures
- Influence des normes et valeurs sur la gestion de la productivité
- Impact de la culture hôte sur le management de la productivité des entreprises étrangères qui s'implantent en Chine
- Les spécificités culturelles chinoises
- Impact de la culture chinoise sur le management de la productivité
Résumé :
Le concept de productivité fait son apparition dans l'histoire de la pensée économique à la fin du XVIIIe siècle avec l'avènement de l'économie moderne. En introduisant les préceptes de la division sociale du travail dans son ouvrage "La Richesse des Nations", le père fondateur de l'école classique, Adam Smith, s'attarda en 1776 sur les raisons qui ont permis le perfectionnement des facultés productives du travail (Smith, 2001). Les théories de cet économiste anglais ouvrirent la voie à ses confrères qui cherchèrent ensuite à mieux appréhender les tenants et les aboutissants d'un concept synonyme de croissance. Ainsi, depuis plus de deux siècles maintenant, la productivité fait l'objet de nombreux travaux théoriques et statistiques visant à en comprendre les logiques. Cependant, quand la productivité n'est pas exclusivement la chasse gardée des économistes, elle est en proie aux commentaires de tous bords et notamment de ceux qui lui opposent les effets pervers du développement de nos sociétés. La productivité est donc devenue un concept dont la définition n'échappe à personne mais qui fait l'objet de nombreuses interprétations et dont les conséquences sont allègrement discutées.
Ces considérations sur la productivité interviennent dans un contexte où l'équilibre économique mondial est bousculé. La chine est devenue la seconde puissance du monde en terme de production de biens et de services et représente pour les entreprises occidentales un marché colossal qu'elle se doivent de pénétrer pour y capturer durablement des parts de marché. Malgré l'exaltation qui règne autour d'elle, la chine est néanmoins la source d'un grand nombre de craintes pour les entreprises étrangères, qui n'ont toutefois d'autre choix que de s'y installer compte tenu de sa potentialité. "Anxiogène" est d'ailleurs le terme employé par Izraelewicz et coll. au sujet de la chine lors de l'université d'été 2004 du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), pour qualifier le rythme effréné des transformations de l'empire du milieu dont les logiques supplantent les modèles occidentaux établis. Au regard d'une étude du cabinet d'audit KPMG (2008), les entreprises étrangères sont plus que jamais dubitatives quant aux performances de leurs opérations sur ce marché. L'origine de ce phénomène réside dans les effets conjugués du renforcement de la concurrence des entreprises domestiques, de l'envolée des prix des facteurs de production (plus exactement des prix des matières premières et des salaires), de l'omnipotence des autorités nationales et locales et de l'impénétrabilité de la culture chinoise.
Ce constat sur la situation de l'économie chinoise peut nous interpeller sur bien des aspects et faire l'objet de multiples interrogations. Toutefois, un élément attire particulièrement l'attention : la culture chinoise. Il est en effet légitime de s'interroger sur le bien-fondé d'une hypothèse suggérant que la culture chinoise pourrait compromettre l'efficacité des investisseurs étrangers dans la gestion de leurs opérations. De ces observations émerge la problématique suivante : peut-on trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs de la productivité des entreprises ?
Si les concepts de productivité et de culture nationale ont tous deux fait l'objet de nombreux travaux, rares sont ceux qui ont cherché à étudier l'éventualité d'une relation entre ces deux paramètres. Une étude récente (Pagell et coll., 2005) s'est néanmoins efforcée de trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs des prises de décisions au sujet de la gestion des opérations des entreprises. En écho à l'appel lancé par Pagell et coll. sollicitant de nouvelles recherches sur les effets de la culture nationale vis-à-vis des opérations des entreprises, nous tenterons très modestement de mener une étude exploratoire sur l'existence de forces astreignantes exercées par la culture nationale sur la productivité.
Ces considérations sur la productivité interviennent dans un contexte où l'équilibre économique mondial est bousculé. La chine est devenue la seconde puissance du monde en terme de production de biens et de services et représente pour les entreprises occidentales un marché colossal qu'elle se doivent de pénétrer pour y capturer durablement des parts de marché. Malgré l'exaltation qui règne autour d'elle, la chine est néanmoins la source d'un grand nombre de craintes pour les entreprises étrangères, qui n'ont toutefois d'autre choix que de s'y installer compte tenu de sa potentialité. "Anxiogène" est d'ailleurs le terme employé par Izraelewicz et coll. au sujet de la chine lors de l'université d'été 2004 du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), pour qualifier le rythme effréné des transformations de l'empire du milieu dont les logiques supplantent les modèles occidentaux établis. Au regard d'une étude du cabinet d'audit KPMG (2008), les entreprises étrangères sont plus que jamais dubitatives quant aux performances de leurs opérations sur ce marché. L'origine de ce phénomène réside dans les effets conjugués du renforcement de la concurrence des entreprises domestiques, de l'envolée des prix des facteurs de production (plus exactement des prix des matières premières et des salaires), de l'omnipotence des autorités nationales et locales et de l'impénétrabilité de la culture chinoise.
Ce constat sur la situation de l'économie chinoise peut nous interpeller sur bien des aspects et faire l'objet de multiples interrogations. Toutefois, un élément attire particulièrement l'attention : la culture chinoise. Il est en effet légitime de s'interroger sur le bien-fondé d'une hypothèse suggérant que la culture chinoise pourrait compromettre l'efficacité des investisseurs étrangers dans la gestion de leurs opérations. De ces observations émerge la problématique suivante : peut-on trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs de la productivité des entreprises ?
Si les concepts de productivité et de culture nationale ont tous deux fait l'objet de nombreux travaux, rares sont ceux qui ont cherché à étudier l'éventualité d'une relation entre ces deux paramètres. Une étude récente (Pagell et coll., 2005) s'est néanmoins efforcée de trouver dans la culture nationale des facteurs explicatifs des prises de décisions au sujet de la gestion des opérations des entreprises. En écho à l'appel lancé par Pagell et coll. sollicitant de nouvelles recherches sur les effets de la culture nationale vis-à-vis des opérations des entreprises, nous tenterons très modestement de mener une étude exploratoire sur l'existence de forces astreignantes exercées par la culture nationale sur la productivité.
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