Etude de la théologie de Bossuet sur lEtat et ses chefs : les dépositaires de la souveraineté
Date de publication :
26/02/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'autorité royale est absolue (article premier)
- Les rois ne sont pas pour cela affranchis des lois (IVe proposition du premier article)
- L'idéal du prince (article II : de la mollesse, de l'irrésolution et de la fausse fermeté)
Résumé :
En France, Jacques Bénigne bossuet (1627-1704) parvient à construire l'édifice théorique le plus riche et le plus abouti du droit divin. Evêque de Condom, précepteur du Dauphin, puis évêque de Meaux, il s'impose comme l'une des figures ecclésiastiques les plus influentes du « Grand siècle ». Il devient le véritable chef de l'Eglise de France dans les années 1680 et, sur le plan doctrinal, le principal inspirateur de la théologie de gouvernement sous le règne du Roi-Soleil.
Théologien, philosophe et historien, il est d'abord l'un des pères de la tradition « gallicane ». Cette attitude refusant les ingérences pontificales dans les affaires du royaume est déjà ancienne. Ses promoteurs défendent l'autonomie de l'Eglise de France, mais aussi l'indépendance du pouvoir monarchique à l'égard du pape. A la jonction des XVIe et XVIIe siècles, le gallicanisme devient l'un des principaux soutiens de la pensée absolutiste. On doit en rechercher l'origine dans les écrits de Pierre Pithou (Libertés de l'Eglise gallicane, 1594) et Jean Savaron (De la souveraineté du roi et de son royaume, 1615). Selon eux, l'autonomie et l'unité religieuse de l'Eglise de France exigent que le roi n'ait aucun compte à rendre à l'autorité de Rome et qu'il exerce un pouvoir absolu en son royaume. Durant le XVIIe siècle, le clergé français se rallie à ces thèses. Celles-ci deviennent la doctrine officielle du royaume sous Louis XIV, en grande partie grâce à bossuet qui rédige, pour la circonstance, la solennelle Déclaration des quatre articles (1682). En un siècle, L'Eglise de France est devenue le puissant auxiliaire de la monarchie absolue.
bossuet n'entend pas simplement apporter l'appui de l'Eglise institutionnelle à la couronne de France. Par sa doctrine, il érige la royauté en véritable institution religieuse. Sa Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (posthume 1709) constitue une justification systématique des fondements divins de la monarchie. Persuadé que les concaténations de l'histoire restent soumises aux décrets de la Providence divine, il rattache les secrets de la politique aux vérités délivrées par la Bible.
Théologien, philosophe et historien, il est d'abord l'un des pères de la tradition « gallicane ». Cette attitude refusant les ingérences pontificales dans les affaires du royaume est déjà ancienne. Ses promoteurs défendent l'autonomie de l'Eglise de France, mais aussi l'indépendance du pouvoir monarchique à l'égard du pape. A la jonction des XVIe et XVIIe siècles, le gallicanisme devient l'un des principaux soutiens de la pensée absolutiste. On doit en rechercher l'origine dans les écrits de Pierre Pithou (Libertés de l'Eglise gallicane, 1594) et Jean Savaron (De la souveraineté du roi et de son royaume, 1615). Selon eux, l'autonomie et l'unité religieuse de l'Eglise de France exigent que le roi n'ait aucun compte à rendre à l'autorité de Rome et qu'il exerce un pouvoir absolu en son royaume. Durant le XVIIe siècle, le clergé français se rallie à ces thèses. Celles-ci deviennent la doctrine officielle du royaume sous Louis XIV, en grande partie grâce à bossuet qui rédige, pour la circonstance, la solennelle Déclaration des quatre articles (1682). En un siècle, L'Eglise de France est devenue le puissant auxiliaire de la monarchie absolue.
bossuet n'entend pas simplement apporter l'appui de l'Eglise institutionnelle à la couronne de France. Par sa doctrine, il érige la royauté en véritable institution religieuse. Sa Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (posthume 1709) constitue une justification systématique des fondements divins de la monarchie. Persuadé que les concaténations de l'histoire restent soumises aux décrets de la Providence divine, il rattache les secrets de la politique aux vérités délivrées par la Bible.
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