Etude du western à travers les films "The man who shot Liberty Valance" (1962) et "High Noon" (1952)
Date de publication :
29/08/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- ''The man who shot Liberty Valance''
- La supériorité de la loi de l'Ouest sur celle de l'Est
- La désuétude des principes législatifs ''easterners'' dans la ville de Shinbone est mise en scène par la destruction de toute représentation plausible de la loi dans les environs
- La notion de loi est entièrement à construire dans cette ville, et c'est ce à quoi va s'attacher Ransom Stoddard
- La victoire de la loi instituée sur la loi du plus fort requiert, outre l'abolition des obstacles, une volonté de changement qui appartient à ceux qui restent
- ''High Noon''
- Le marshal Will Kane possède apparemment les traits principaux du ''westerner'' classique
- Le moment où l'histoire commence correspond à une rupture dans la vie du personnage
- L'isolement progressif du personnage
Résumé :
"the man who shot liberty valance", John Ford, 1962:
Au temps de la conquête de l'Ouest, Ransom Stoddard, jeune diplômé de droit, part faire fortune dans les territoires encore mal civilisés de l'Ouest américain. Durant le voyage, la diligence est attaquée par des bandits, dont le chef, liberty valance, s'oppose violemment à Stoddard, le laissant presque mort à quelque distance de la petite ville de Shinbone. Ransom est retrouvé par Tom Doniphon, propriétaire d'un ranch dans les environs de cette ville. Cette scène initie l'opposition de deux conceptions de l'ordre : celle de la loi instituée, et celle de la loi du plus fort.
Dès la scène d'arrivée de l'avocat dans les territoires de l'Ouest, celui-ci se heurte à la férocité des règles de la région, incarnées par liberty valance. Toute la violence du milieu est contenue dans son mode de fonctionnement : vol, maltraitance de leurs égaux biologiques, usage de la force physique pour obtenir ce que l'on veut. Cette violence est mise en scène en opposition avec l'incarnation de la vocation pacifiste de l'est, Ransom Stoddard.
"high noon", Fred Zinnemann, 1952
"high noon" met en scène un marshal, Will Kane, qui quitte son poste le jour de son mariage, et apprend au moment de partir en voyage de noces que Franck Miller, un malfrat qu'il a confondu il y a cinq ans, et dont la peine de mort a été commuée en prison, vient d'en sortir et revient, par le train de midi, dans la ville où il sévissait.
Kane possède apparemment les traits principaux du westerner classique : grand, assez âgé, portant un stetson, sa carrière de marshal lui confère une expérience certaine dans le maintien de l'ordre, et l'arrestation de Franck Miller est en outre un haut fait qui confirme ses aptitudes au combat, ou à l'exercice de l'autorité. Pourtant, le moment où l'histoire commence correspond à une rupture dans la vie du personnage : par le mariage avec une quaker - membre d'un mouvement religieux inspiré du protestantisme, prônant l'égalité entre les hommes et la paix -, il renonce à cette vie, symboliquement représentée par l'arme et l'étoile de marshal, et en débute une autre, caractérisée par l'absence de la violence, donc du meurtre.
Au temps de la conquête de l'Ouest, Ransom Stoddard, jeune diplômé de droit, part faire fortune dans les territoires encore mal civilisés de l'Ouest américain. Durant le voyage, la diligence est attaquée par des bandits, dont le chef, liberty valance, s'oppose violemment à Stoddard, le laissant presque mort à quelque distance de la petite ville de Shinbone. Ransom est retrouvé par Tom Doniphon, propriétaire d'un ranch dans les environs de cette ville. Cette scène initie l'opposition de deux conceptions de l'ordre : celle de la loi instituée, et celle de la loi du plus fort.
Dès la scène d'arrivée de l'avocat dans les territoires de l'Ouest, celui-ci se heurte à la férocité des règles de la région, incarnées par liberty valance. Toute la violence du milieu est contenue dans son mode de fonctionnement : vol, maltraitance de leurs égaux biologiques, usage de la force physique pour obtenir ce que l'on veut. Cette violence est mise en scène en opposition avec l'incarnation de la vocation pacifiste de l'est, Ransom Stoddard.
"high noon", Fred Zinnemann, 1952
"high noon" met en scène un marshal, Will Kane, qui quitte son poste le jour de son mariage, et apprend au moment de partir en voyage de noces que Franck Miller, un malfrat qu'il a confondu il y a cinq ans, et dont la peine de mort a été commuée en prison, vient d'en sortir et revient, par le train de midi, dans la ville où il sévissait.
Kane possède apparemment les traits principaux du westerner classique : grand, assez âgé, portant un stetson, sa carrière de marshal lui confère une expérience certaine dans le maintien de l'ordre, et l'arrestation de Franck Miller est en outre un haut fait qui confirme ses aptitudes au combat, ou à l'exercice de l'autorité. Pourtant, le moment où l'histoire commence correspond à une rupture dans la vie du personnage : par le mariage avec une quaker - membre d'un mouvement religieux inspiré du protestantisme, prônant l'égalité entre les hommes et la paix -, il renonce à cette vie, symboliquement représentée par l'arme et l'étoile de marshal, et en débute une autre, caractérisée par l'absence de la violence, donc du meurtre.
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