Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, Article « Vitrail » (t. IX), 1854-1868

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Document français : Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, Article « Vitrail » (t. IX), 1854-1868 français
 
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publié le 26/09/2007
 
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Résumé Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, Article « Vitrail » (t. IX), 1854-1868 Résumé

 
 
viollet-le-duc nous présente les œuvres d’Art de la Haute Antiquité comme étant des objets atteignant une perfection extrême tant au niveau de leur composition que de leur fabrication.
Il cite notamment Byzance et Venise qui ont diffusé leurs œuvres dans toute l’Europe pendant le Moyen-âge.
D’après ce qu’il nous dit, les vraies valeurs de l’art du vitrail viennent d’Orient, c’est à dire des mondes asiatiques et égyptiens qui utilisaient déjà en des temps très reculés des pâtes de verre colorées pour décorer leurs œuvres. Dans les tombes gauloises on retrouvait aussi des objets d’or ou de cuivre sertis de verres colorés.
Ils utilisaient déjà le verre comme matériau de couvrement pour leurs fenêtres. Ce n’était pas forcément du verre coloré mais plutôt des matières naturelles et translucides (=des gypses, des albâtres, des talcs).
Les Asiatiques, eux, connaissaient déjà bien l’emploi du verre coloré.
Les rapports entre l’Asie et Rome, ont donc entraîné à Rome, l’utilisation de mosaïques
On trouve également à Byzance une multitude de vases en verre coloré venus d’Orient.
En Occident, ils ont une grande valeur dès le 7ème siècle.
Aux 13ème et 14ème siècles, l’Asie et l’Egypte utilisent de très anciennes traditions venues de Perse pour couvrir leurs fenêtres de stuc ou de marbre sertissant des morceaux de verre coloré.
viollet-le-duc nous indique qu’en Occident, au 12ème siècle, on commence à fabriquer des vitraux en verre coloré.
Il cite pour exemple l’ouvrage du moine Théophile « Diversarum artium schedula » qui ne semble pas présenter ces méthodes de fabrication comme étant une nouveauté. D’ailleurs, la perfection que pouvaient atteindre les vitraux de ce siècle, témoigne d’après lui d’une longue expérience de la chose.

Avant le 12ème siècle, on n’observe pas de panneaux de verre coloré ou en tous cas, il n’en reste plus vraiment de trace aujourd’hui.
Cependant, l’on possède quand même quelques autres objets antérieurs à cette époque. Pour l’auteur, cela s’explique par les tumultes de la Révolution pendant laquelle de nombreux vitraux ont été déplacés afin de leur garantir une protection.
On en trouve quelques restes à St Denis, Ecouen ou Chantilly.
On place les débuts de l’art du verrier vers 1100 environ, car c’est de cette époque que datent les monuments les plus anciens décorés de vitraux.
En effet, c’est un art plutôt décoratif.
 
 

Sommaire Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné de l’architecture française, Article « Vitrail » (t. IX), 1854-1868 Sommaire

 
  1. L'auteur
  2. Les points forts de l'œuvre
    1. L'œuvre du moine Théophile
    2. Les lois de l'optique
    3. Le tracé du modelé des figures
    4. Technique de mise en plomb
    5. Les vitraux à sujets légendaires
    6. La technique des grisailles
    7. A la recherche d'un style: entre école byzantine et naturalisme
    8. Les nouveautés du 13ème siècle: entre progrès et décadence
 
 
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