LEurope, « Un trop vieux continent » ?
Date de publication :
29/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'Europe, un « dépassement de l'Histoire » au service du « vivre - ensemble »
- Historique de l'idée d'Europe
- Les concrétisations d'un rêve européen
- A l'heure de la mondialisation, limites et espoirs du « rêve européen ».
- Les limites de l'idée européenne
- Difficultés et espoirs d'un « vieux continent »
Résumé :
L'europe se trouve à un tournant paradoxal. Tandis qu'une harmonisation juridique et une élaboration de constitution témoignent de l'intensification de l'intégration, les institutions européennes ont échoué à générer ce dont toute communauté politique a besoin pour survivre et prospérer : un sentiment d'appartenance. Aussi la conception actuelle de l'europe par les Européens est le fruit d'une longue histoire commune qui a donné lieu à une représentation récente, encore inachevée, celle d'un continent uni par son destin et par ses valeurs. Pour Edgar Morin, l'europe ne connaît pas de principe fondateur originel, « elle n'est devenue notion géographique que parce qu'elle est devenue notion historique ». Cette europe formée par le chaos de l'Histoire est aujourd'hui au centre de tous les regards, de toutes les attentes et de tous les espoirs. Plutôt que de parler aujourd'hui d'un éventuel « esprit européen », d'une incertaine « citoyenneté européenne », ne doit pas d'abord reconnaître en l'europe actuelle le difficile réveil d'un « trop vieux continent » ?
Penser l'europe comme l'a fait donc fait Edgar Morin suppose que l'on comprenne qu'il n'y a d'europe que parce qu'il y a eu histoire ; histoire d'une europe toujours en construction ; guerres, conquêtes, invasions, échanges commerciaux et migrations ont procédé d'une même logique, la sculpture historique d'un continent. C'est par l'histoire que l'europe se forme dans les esprits de ses habitants comme un continent reconnaissable par ses frontières, géographiques d'abord puis culturelles et politiques ensuite. « Si l'on cherche l'essence de l'europe, on ne trouve qu'un esprit européen évanescent et aseptisé », un flot de croyances en une identité commune bien incertaine. Ainsi, les principes grec et latin viennent de la périphérie du continent Européen, tout comme le principe chrétien vient d'Asie. « Si l'europe c'est le droit, c'est aussi la force ; si c'est la démocratie, c'est aussi l'oppression ; si c'est la spiritualité, c'est aussi la matérialité... », de telle sorte qu'il soit toujours tout aussi périlleux aujourd'hui de s'aventurer dans une délimitation précise de notre identité Européenne. Des citoyens Européens qui refusent le projet de constitution pour l'europe ; une Union Européenne désunie sur le plan des relations internationales, moquée pour son ancienneté (la « vieille europe), ou critiquée comme « technocratique », tous ces faits d'actualité nous amène à cette même question : qu'est-ce que l'europe aujourd'hui au sein des relations internationales ? Unité multiple et complexe à la poursuite d'un destin commun, l'europe ne subit-elle pas sa propre identité, comme refoulée, qui pourrait être sa force mais qu'elle n'assume pas, celle d'un « trop vieux continent », pris entre les eaux de son passé tumultueux et les voies incertaines d'un avenir à construire ? Entre les tentatives d'unification forcées par les nécessités de l'économie de marché mondialisée et les tentations nihilistes qui font de l'europe une entité culturelle close et homogène, la voie de l'Union Européenne trace un chemin intermédiaire.
Si l'europe aujourd'hui est avant tout perçue, avec les mots de François Mitterrand, comme un véritable « dépassement de l'Histoire », c'est justement parce qu'elle tire d'expériences heureuses et malheureuses sur un même continent un véritable « désir de vivre ensemble », source du « rêve européen » (I). Mais les difficultés de l'europe sur la scène internationale témoignent des limites de ce rêve et rappellent le temps et la volonté politique nécessaire pour faire de ce rêve une réalité, quand au même moment se posent des questions de gouvernance internationale, de terrorisme, d'élargissement ou de mondialisation. (II).
Penser l'europe comme l'a fait donc fait Edgar Morin suppose que l'on comprenne qu'il n'y a d'europe que parce qu'il y a eu histoire ; histoire d'une europe toujours en construction ; guerres, conquêtes, invasions, échanges commerciaux et migrations ont procédé d'une même logique, la sculpture historique d'un continent. C'est par l'histoire que l'europe se forme dans les esprits de ses habitants comme un continent reconnaissable par ses frontières, géographiques d'abord puis culturelles et politiques ensuite. « Si l'on cherche l'essence de l'europe, on ne trouve qu'un esprit européen évanescent et aseptisé », un flot de croyances en une identité commune bien incertaine. Ainsi, les principes grec et latin viennent de la périphérie du continent Européen, tout comme le principe chrétien vient d'Asie. « Si l'europe c'est le droit, c'est aussi la force ; si c'est la démocratie, c'est aussi l'oppression ; si c'est la spiritualité, c'est aussi la matérialité... », de telle sorte qu'il soit toujours tout aussi périlleux aujourd'hui de s'aventurer dans une délimitation précise de notre identité Européenne. Des citoyens Européens qui refusent le projet de constitution pour l'europe ; une Union Européenne désunie sur le plan des relations internationales, moquée pour son ancienneté (la « vieille europe), ou critiquée comme « technocratique », tous ces faits d'actualité nous amène à cette même question : qu'est-ce que l'europe aujourd'hui au sein des relations internationales ? Unité multiple et complexe à la poursuite d'un destin commun, l'europe ne subit-elle pas sa propre identité, comme refoulée, qui pourrait être sa force mais qu'elle n'assume pas, celle d'un « trop vieux continent », pris entre les eaux de son passé tumultueux et les voies incertaines d'un avenir à construire ? Entre les tentatives d'unification forcées par les nécessités de l'économie de marché mondialisée et les tentations nihilistes qui font de l'europe une entité culturelle close et homogène, la voie de l'Union Européenne trace un chemin intermédiaire.
Si l'europe aujourd'hui est avant tout perçue, avec les mots de François Mitterrand, comme un véritable « dépassement de l'Histoire », c'est justement parce qu'elle tire d'expériences heureuses et malheureuses sur un même continent un véritable « désir de vivre ensemble », source du « rêve européen » (I). Mais les difficultés de l'europe sur la scène internationale témoignent des limites de ce rêve et rappellent le temps et la volonté politique nécessaire pour faire de ce rêve une réalité, quand au même moment se posent des questions de gouvernance internationale, de terrorisme, d'élargissement ou de mondialisation. (II).
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