Lévolution du comportement électoral des Français
Date de publication :
10/09/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
9 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les premières analyses sur la détermination du vote
- Les « variables lourdes » du comportement électoral
- Vers un nouveau type d'électeur ?
Résumé :
L'élection est un processus essentiel du mécanisme républicain. Dans toute démocratie, l'élection au suffrage universel a une double fonction : elle permet de légitimer les autorités politiques, mais elle garantit également la souveraineté du peuple qui participe directement à la désignation ou à la destitution du pouvoir. Le vote pour l'élection de représentants a longtemps été censitaire, un droit offert aux plus privilégiés, puis il s'est ensuite élargi à l'ensemble du peuple. En France, le suffrage universel a été proclamé en 1848, puis ne s'est étendu aux femmes qu'en 1944. Lors de la dernière présidentielle, les électeurs français ont d'ailleurs largement joui de ce droit de participation à la vie politique, avec un taux de participation record ayant atteint près de 85%.
Depuis près d'un siècle, de nombreuses approches tentent d'expliquer les raisons qui poussent les électeurs à voter pour un parti ou un représentant politique précis. L'explication du comportement électoral est une activité centrale de la science politique. Elle permet de comprendre la régularité ou l'instabilité choix politiques des électeurs par le biais notamment de facteurs sociaux, culturels et conjoncturels. Les outils méthodologiques utilisés sont la cartographie, les études statistiques, mais également les entretiens qualitatifs.
En France, les premières explications de la permanence du vote ont été développées par le géographe André Siegfried sous la 3ème République, dans son fameux ouvrage " Le tableau politique électoral de la France de l'Ouest " (1913). Cette enquête pionnière aura ensuite une portée significative sur la suite des études portant sur les comportements des électeurs. La géographie électorale, longtemps ancrée en France, laissera sa place, dès les années 60, à la sociologie électorale. Ainsi, à l'espace comme facteur explicatif du vote, se substitueront des facteurs sociologiques. Jusque dans les années 70, les explications du comportement électoral étaient avant tout centrées sur le déterminisme du vote. Les individus agiraient en fonction de ce qu'ils sont, de leurs appartenances sociales. Les comportements seraient assez indépendants des motivations et des perceptions de chacun. Depuis une trentaine d'années, les sciences sociales insistent davantage sur la rationalité et l'autonomie de l'individu, se basant notamment sur les travaux de Max Weber qui adoptait une démarche compréhensive par la subjectivité. Les explications du vote ont alors suivi l'évolution de la sociologie, passant d'une approche holiste à une approche individualiste.
Nous tenterons alors de comprendre quelles ont été les évolutions du comportement électoral des français, à la lumière des évolutions des analyses en la matière. Les électeurs français ont-ils évolué, sont-ils devenus plus autonomes et rationnels ou leurs choix de vote demeurent-ils déterminés par des facteurs sociologiques ?
En premier lieu, nous parcourrons les études pionnières ayant mis l'accent sur le déterminisme du vote des français. Celles-ci permirent de construire un certain nombre de variables dites lourdes du comportement électoral. En second lieu, nous verrons si la thèse de l'avènement d'un électeur plus rationnel et individuel est justifiée. Il s'agira de comprendre si les facteurs sociologiques déterminants ont encore un poids dans le choix de vote.
Depuis près d'un siècle, de nombreuses approches tentent d'expliquer les raisons qui poussent les électeurs à voter pour un parti ou un représentant politique précis. L'explication du comportement électoral est une activité centrale de la science politique. Elle permet de comprendre la régularité ou l'instabilité choix politiques des électeurs par le biais notamment de facteurs sociaux, culturels et conjoncturels. Les outils méthodologiques utilisés sont la cartographie, les études statistiques, mais également les entretiens qualitatifs.
En France, les premières explications de la permanence du vote ont été développées par le géographe André Siegfried sous la 3ème République, dans son fameux ouvrage " Le tableau politique électoral de la France de l'Ouest " (1913). Cette enquête pionnière aura ensuite une portée significative sur la suite des études portant sur les comportements des électeurs. La géographie électorale, longtemps ancrée en France, laissera sa place, dès les années 60, à la sociologie électorale. Ainsi, à l'espace comme facteur explicatif du vote, se substitueront des facteurs sociologiques. Jusque dans les années 70, les explications du comportement électoral étaient avant tout centrées sur le déterminisme du vote. Les individus agiraient en fonction de ce qu'ils sont, de leurs appartenances sociales. Les comportements seraient assez indépendants des motivations et des perceptions de chacun. Depuis une trentaine d'années, les sciences sociales insistent davantage sur la rationalité et l'autonomie de l'individu, se basant notamment sur les travaux de Max Weber qui adoptait une démarche compréhensive par la subjectivité. Les explications du vote ont alors suivi l'évolution de la sociologie, passant d'une approche holiste à une approche individualiste.
Nous tenterons alors de comprendre quelles ont été les évolutions du comportement électoral des français, à la lumière des évolutions des analyses en la matière. Les électeurs français ont-ils évolué, sont-ils devenus plus autonomes et rationnels ou leurs choix de vote demeurent-ils déterminés par des facteurs sociologiques ?
En premier lieu, nous parcourrons les études pionnières ayant mis l'accent sur le déterminisme du vote des français. Celles-ci permirent de construire un certain nombre de variables dites lourdes du comportement électoral. En second lieu, nous verrons si la thèse de l'avènement d'un électeur plus rationnel et individuel est justifiée. Il s'agira de comprendre si les facteurs sociologiques déterminants ont encore un poids dans le choix de vote.
Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques
2
Les récentes réformes de la protection sociale aux Etats-Unis manifestent-elles un recul du Welfare State ?
Exposé | 04/11/2009 | fr | .doc | 5 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques
3
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels
Exposé | 28/12/2006 | fr | .doc | 9 pages
4
Economie des parties et rétribution du militantisme, de Daniel Gaxie
Fiche de lecture | 11/07/2007 | fr | .doc | 5 pages
