Lévolution du droit des cultes et de la réglementation des comportements dénature-t-elle la laïcité ?
Date de publication :
28/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- La laïcité française, de quoi parle-t-on ?
- Conceptuellement ; la première laïcité et sa raison d'être
- Des aménagements juridiques nécessaires au cours du temps
- L'interprétation du droit à la différence
- Les dérives possibles et constatées d'une morale laïque mal comprise
- Le laïcisme et le républicanisme
- Vers l'ingérence ou trop d'intervention
- L'ethnocentrisme et le communautarisme
- Dénaturation ou adaptation ?
- Une dénaturation apparente de la laïcité
- Le contexte politique et social évolue : de nouveaux rapports Etat-Cultes voient le jour
- Nécessité d'une nouvelle laïcité
Résumé :
La laïcité est un concept politique, instaurée par une décision des peuples, chacun à un moment précis de son histoire. Bien que ce ne soit pas systématique, elle est souvent une étape chronologique, un stade nécessaire à franchir mais en constante évolution.
Il s'agit de bien comprendre ce statut : elle n'est pas protégée par le droit international, étant une conception subjective propre à chaque pays, de la séparation stricte ou non des religions et de l'Etat, du degré d'implication de ce dernier dans la vie matérielle des religions, etc....
elle implique une tentative d'application pratique d'un universalisme concernant les comportements religieux dans la sphère publique. Il s'agit de discerner quel universalisme est le plus approprié à chaque période, compte tenu du contexte social, économique, culturel... afin de pouvoir en tirer les conséquences pratiques de réglementation incombant à l'Etat.
La laïcité est ainsi manifestement au coeur des débats concomitants entre individualisme et holisme, mondialisation et atomisation, universalisme et différencialisme, car elle mène dans la praxis à un des points d'achoppements et enjeux les plus décisifs quant à la liberté démocratique.
C'est justement dans son aspect pratique que nous considérons la laïcité, après l'avoir resituée dans le débat contemporain et précisé sa nature nécessairement adaptable. La laïcité telle que l'Etat doit faire en sorte de la maintenir, nécessite de sa part une réglementation afin qu'effectivement la liberté de conscience soit assurée, dans les limites de l'égalité entre tous. Or, cette réglementation, depuis l'origine et ses premières mises en place que nous verrons, évolue, voire même remet en cause les principes originels.
Cela est-il une dénaturation de la laïcité ? Nous connaissons l'importance de ce stade conceptuel qu'elle représente, mais savons également qu'elle est vouée à se plier aux exigences du réel.
Que devons-nous faire en sorte de conserver dans cet héritage, et quelle en est la part vouée à une évolution qui ferait partie de la nature même du concept ? Dans quelle mesure peut-on alors parler de dénaturation ?
Laïcisme exacerbé, ingérence du public dans des charges et des décisions qui incombent à la sphère privée, communautarisme dû à des excès de relativisme ; on est forcé de constater les dérives auxquelles la laïcité doit faire face au fil de l'histoire.
Il s'agit de bien comprendre ce statut : elle n'est pas protégée par le droit international, étant une conception subjective propre à chaque pays, de la séparation stricte ou non des religions et de l'Etat, du degré d'implication de ce dernier dans la vie matérielle des religions, etc....
elle implique une tentative d'application pratique d'un universalisme concernant les comportements religieux dans la sphère publique. Il s'agit de discerner quel universalisme est le plus approprié à chaque période, compte tenu du contexte social, économique, culturel... afin de pouvoir en tirer les conséquences pratiques de réglementation incombant à l'Etat.
La laïcité est ainsi manifestement au coeur des débats concomitants entre individualisme et holisme, mondialisation et atomisation, universalisme et différencialisme, car elle mène dans la praxis à un des points d'achoppements et enjeux les plus décisifs quant à la liberté démocratique.
C'est justement dans son aspect pratique que nous considérons la laïcité, après l'avoir resituée dans le débat contemporain et précisé sa nature nécessairement adaptable. La laïcité telle que l'Etat doit faire en sorte de la maintenir, nécessite de sa part une réglementation afin qu'effectivement la liberté de conscience soit assurée, dans les limites de l'égalité entre tous. Or, cette réglementation, depuis l'origine et ses premières mises en place que nous verrons, évolue, voire même remet en cause les principes originels.
Cela est-il une dénaturation de la laïcité ? Nous connaissons l'importance de ce stade conceptuel qu'elle représente, mais savons également qu'elle est vouée à se plier aux exigences du réel.
Que devons-nous faire en sorte de conserver dans cet héritage, et quelle en est la part vouée à une évolution qui ferait partie de la nature même du concept ? Dans quelle mesure peut-on alors parler de dénaturation ?
Laïcisme exacerbé, ingérence du public dans des charges et des décisions qui incombent à la sphère privée, communautarisme dû à des excès de relativisme ; on est forcé de constater les dérives auxquelles la laïcité doit faire face au fil de l'histoire.
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