Evolution dun genre pictural : « Le Portrait » à travers létude de 4 portraits
Date de publication :
13/06/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
14 pages
Sommaire :
Sommaire
- Présentation des quatre portraits choisis
- Les différences principales entre ces portraits
- Les messages présents dans ces portraits
- Le rôle de ces 'uvres
Résumé :
Introduction et présentation des quatre portraits étudiés. (« Giovanni Arnolfini et sa femme », Van Eyck, 1434. « Madame de Senonnes », Ingres, 1814-1816. « portrait du docteur Gachet », Van Gogh, 1890. « Cookie au Tin Pan Alley, New-York, Etats-Unis, 1983 », Nan Goldin). L'histoire de l'art s'est longtemps vue dominée par les deux grands genres que sont la représentation de scènes historiques issues de la religion, la mythologie, la littérature et la reproduction de paysages. Pourtant le genre 'portrait' est le plus ancien puisqu'on le retrouve dans des sculptures datant d'environ 25 000 ans avant Jésus-Christ.
Les civilisations de l'Antiquité font beaucoup de portraits fonctionnels d'inconnus. En Grèce, Pline l'Ancien pense qu'au commencement était l'image de l'homme et le trait. Les poètes grecs estiment les portraits naturalistes, dont ceux très appréciés de Apelle. En Egypte, les artistes dessinent ou sculptent ce qu'ils savent exister : scènes de labour, portrait du Roi, etc. Les statues se font principalement à l'image d'un défunt et ont pour rôle de l'accompagner au tombeau, afin de lui prolonger l'existence dans l'au-delà.
Au Moyen Age où la religion joue un rôle primordial, et où l'artiste n'a pas pour but de créer des images fidèles de ce qu'il voit mais de communiquer la lettre et l'esprit de l'histoire sainte, le portrait chrétien est courant ne serait-ce que pour réaffirmer ce pouvoir impérial. Il représente des membres de l'église, notamment parce que la pérennité de l'image au-delà du décès du modèle permet une sorte de dépassement de la mort.
Le portrait tel que nous le concevons aujourd'hui prend source à la Renaissance avec la révolution des perceptions (reliefs, perspectives, etc.), notamment grâce aux peintres Titien, Holbein et Léonard de Vinci. En Italie, les peintres font la différence entre imitare (donner l'image de quelque chose) et ritarre (donner la copie exacte de quelque chose). On ne peint plus seulement pour représenter une fonction (pape, Roi, etc.). Un siècle plus tard, le portrait se fixe à la représentation de la personne et le portrait officiel naît.
Au début du XIXème siècle, le portrait connaît une dévalorisation en occident par rapport à l'art historique, religieux et monumental. Cette dévalorisation est appuyée par l'Académie des Beaux Arts, crée en 1816, qui instaure des règles de qualité afin de donner une certaine noblesse à l'art. Mais plusieurs courants émergent et perturbent plus ou moins ces règles : le romantisme, le réalisme, l'impressionnisme, etc... A la fin du XIXème siècle, cette révolution s'accentue avec les artistes d'avant-garde qui bouleversent les conventions avec leurs nouvelles notions du réel et réactualisent le portrait.
Nous voyons donc que le genre 'portrait' se décline sur une multitude de courants, une période historique très vaste et de nombreux supports. Du portrait sur papyrus où les reliefs du visage n'apparaissent pas vraiment, jusqu'à la photographie, en passant par les toiles peintes, le genre est omniprésent dans l'histoire de l'art. Nous allons ici présenter quatre portraits d'époques et d'auteurs différents, afin de donner une idée de l'évolution de ce genre, cependant la richesse d'oeuvres dans ce domaine nous incite à centrer l'étude sur ces cinq derniers siècles.
Les civilisations de l'Antiquité font beaucoup de portraits fonctionnels d'inconnus. En Grèce, Pline l'Ancien pense qu'au commencement était l'image de l'homme et le trait. Les poètes grecs estiment les portraits naturalistes, dont ceux très appréciés de Apelle. En Egypte, les artistes dessinent ou sculptent ce qu'ils savent exister : scènes de labour, portrait du Roi, etc. Les statues se font principalement à l'image d'un défunt et ont pour rôle de l'accompagner au tombeau, afin de lui prolonger l'existence dans l'au-delà.
Au Moyen Age où la religion joue un rôle primordial, et où l'artiste n'a pas pour but de créer des images fidèles de ce qu'il voit mais de communiquer la lettre et l'esprit de l'histoire sainte, le portrait chrétien est courant ne serait-ce que pour réaffirmer ce pouvoir impérial. Il représente des membres de l'église, notamment parce que la pérennité de l'image au-delà du décès du modèle permet une sorte de dépassement de la mort.
Le portrait tel que nous le concevons aujourd'hui prend source à la Renaissance avec la révolution des perceptions (reliefs, perspectives, etc.), notamment grâce aux peintres Titien, Holbein et Léonard de Vinci. En Italie, les peintres font la différence entre imitare (donner l'image de quelque chose) et ritarre (donner la copie exacte de quelque chose). On ne peint plus seulement pour représenter une fonction (pape, Roi, etc.). Un siècle plus tard, le portrait se fixe à la représentation de la personne et le portrait officiel naît.
Au début du XIXème siècle, le portrait connaît une dévalorisation en occident par rapport à l'art historique, religieux et monumental. Cette dévalorisation est appuyée par l'Académie des Beaux Arts, crée en 1816, qui instaure des règles de qualité afin de donner une certaine noblesse à l'art. Mais plusieurs courants émergent et perturbent plus ou moins ces règles : le romantisme, le réalisme, l'impressionnisme, etc... A la fin du XIXème siècle, cette révolution s'accentue avec les artistes d'avant-garde qui bouleversent les conventions avec leurs nouvelles notions du réel et réactualisent le portrait.
Nous voyons donc que le genre 'portrait' se décline sur une multitude de courants, une période historique très vaste et de nombreux supports. Du portrait sur papyrus où les reliefs du visage n'apparaissent pas vraiment, jusqu'à la photographie, en passant par les toiles peintes, le genre est omniprésent dans l'histoire de l'art. Nous allons ici présenter quatre portraits d'époques et d'auteurs différents, afin de donner une idée de l'évolution de ce genre, cependant la richesse d'oeuvres dans ce domaine nous incite à centrer l'étude sur ces cinq derniers siècles.
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