Lexcès est-ce le mal ?
Date de publication :
28/12/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Quand la 'mesure' est pensée comme une atteinte à la liberté, l'excès est bon
- De la modération des désirs
- Le mal n'est-ce que l'excès ?
Résumé :
Depuis toujours l'homme a fait la distinction entre le bien et le mal. Alors que « le Bien » cumule les valeurs de l'économie profane, de la modération, de la bonté et de la charité ; « le mal » désigne quant à lui tous les excès du « sacré noir » (la violence, la mort, la perversion, mais aussi la lâcheté. A cette opposition « Bien / mal » il semble se superposer l'opposition mesure / démesure.
La démesure signifie pour les savants, les érudits, ce qui est distant de la mesure ; mais dans notre langue, il signifie d'abord : exagération, excès d'orgueil, manque de modération, aliénation à l'infini d'un devenir que rien ne freine, que rien ne cadence.
Comme opposé de démesure, de l'excès, "mesure" doit donc d'abord être compris comme modération, maîtrise de soi qui empêche de dépasser les limites de ce qui convient. Tout va bien entendu dépendre de ce qui détermine « ce qui convient ».
On est souvent excessif dans nos comportements guidés par nos désirs, nos passions et nos envies. Ainsi pouvons nous nous demander si se laisser guider par ses désirs est mal ? Outrepasser ce qui est « correct » est-ce mal ? L'excès interroge donc la liberté et l'économie du désir, c'est-à-dire la part de démesure et d'abus en l'homme.
Aussi, la question de savoir si l'excès est le mal signifie : Le bien naît-il alors dans « la modération », la « mesure » et la « tempérance » ? Le mal est-il le fruit d'une erreur, d'un manque de connaissance, ou d'une faute? Le mal est-il autre chose que l'excès ?
La démesure signifie pour les savants, les érudits, ce qui est distant de la mesure ; mais dans notre langue, il signifie d'abord : exagération, excès d'orgueil, manque de modération, aliénation à l'infini d'un devenir que rien ne freine, que rien ne cadence.
Comme opposé de démesure, de l'excès, "mesure" doit donc d'abord être compris comme modération, maîtrise de soi qui empêche de dépasser les limites de ce qui convient. Tout va bien entendu dépendre de ce qui détermine « ce qui convient ».
On est souvent excessif dans nos comportements guidés par nos désirs, nos passions et nos envies. Ainsi pouvons nous nous demander si se laisser guider par ses désirs est mal ? Outrepasser ce qui est « correct » est-ce mal ? L'excès interroge donc la liberté et l'économie du désir, c'est-à-dire la part de démesure et d'abus en l'homme.
Aussi, la question de savoir si l'excès est le mal signifie : Le bien naît-il alors dans « la modération », la « mesure » et la « tempérance » ? Le mal est-il le fruit d'une erreur, d'un manque de connaissance, ou d'une faute? Le mal est-il autre chose que l'excès ?
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