Lexécution des contrats internationaux: commentaire comparé Com., 18 mai 1999 / Com., 30 janvier 2001
Date de publication :
18/08/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Caractère rigide de la qualification de garantie autonome.
- Enjeux de la qualification.
- Une qualification soumise à la réunion de deux critères cumulatifs.
- Vers un affinement des critères de qualification de la garantie autonome.
- Eléments sans incidence sur la qualification de l'autonomie de la garantie .
- Le silence de la Cour quant au caractère irrévocable ou inconditionnel de l'engagement du garant : un critère en désuétude ?.
Résumé :
Dans l'affaire du 18 mai 1999, la Banque du Caire, banque garante, émet au profit de la société Gofi, bénéficiaire, des garanties dont la durée fût fixée puis prorogée à la demande du donneur d'ordre, la société Technip, avec contre garanties de la BFCE. Un organisme public substitué au bénéficiaire appelle les garanties. Cependant, le donneur d'ordre en a réclamé la libération. La Cour d'Appel fait droit à cette demande, écartant l'autonomie de ces garanties au motif que celles-ci se référaient expressément au contrat de base. La banque garante se pourvoit en cassation.
Dans l'affaire du 30 janvier 2001, la société Alsacienne de Banque Sogénal se porte garante pour la société Hubsch au profit de la société SCOA ayant un contrat de base avec celle-ci. Suite à la mise en redressement judiciaire du bénéficiaire, la société SCOA réclame à la banque garante le paiement de la somme prévue dans le contrat de base. La cour d'Appel fait droit à cette demande en qualifiant la sûreté de garantie à première demande. La Sogénal se pourvoit en Cassation : il ne s'agirait, selon elle, que d'une garantie accessoire, celle-ci se référant expressément au contrat de base.
Dans ces deux espèces, il s'agissait pour la Haute Cour de fixer des critères de qualification de l'autonomie de la garantie à première demande faisant référence au contrat de base afin de tracer une ligne de partage entre cette dernière et le cautionnement. Une simple référence au contrat de base suffit-elle à écarter l'autonomie de la garantie ? La qualité des parties est-elle à prendre en considération ? Dans quels cas la garantie autonome est-elle éteinte ?
Réaffirmant de façon ferme sa position antérieure, la Chambre commerciale va répondre clairement dans les deux espèces : « Des garanties ne sont pas privées d'autonomie par de simples références au contrat de base, n'impliquant pas d'appréciation des modalités d'exécution de celui-ci pour l'évaluation des montants garantis, ou pour la détermination des durées de validité ».
Cet attendu de principe commun est cependant complété par d'autres dispositions laissant apparaître une certaine rigidité des critères retenus par la Chambre commerciale quant à la qualification de la garantie autonome (I) mais présageant une évolution vers un affinement de ces derniers (II).
Voir docs similaires : Droit international
Mémoire | 20/09/2006 | fr | .doc | 25 pages
Mémoire | 09/10/2002 | fr | .doc | 53 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Droit international
Étude de cas | 05/11/2009 | fr | .doc | 11 pages
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
Exposé | 27/10/2009 | fr | .doc | 14 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Droit international
Exposé | 13/02/2009 | fr | .doc | 5 pages
Exposé | 13/02/2009 | fr | .doc | 4 pages
Étude de cas | 13/02/2009 | fr | .doc | 5 pages
Étude de cas | 13/02/2009 | fr | .doc | 4 pages
Commentaire d'arrêt | 24/02/2009 | fr | .rtf | 6 pages
Les garanties d’oboulo.com :
