Exercer le pouvoir : est-ce un métier ?
Date de publication :
30/03/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'exercice de tout pouvoir, même de source divine, nécessite un apprentissage
- Le pouvoir de source traditionnelle se détache de toute sélection sur des critères de compétence
- Ce qui n'en rend pas moins indispensable l'apprentissage de l'art de gouverner
- En atteste l'échec d'ouvrir le pouvoir politique à tous en démocratie
- La démocratie pose le principe d'égal accès au pouvoir pour tous les citoyens
- Mais ce principe est invalidé par le processus inéluctable de professionnalisation de la politique
Résumé :
« Nous espérions (...) que les ignorants seraient du moins modestes et discrets, qu'ils se laisseraient tout de même un peu gouverner par ceux qui sont préparés à cette tâche difficile. Mais point du tout (...) Le tard-instruit méprise les compétences, et veut réformer tout. Bientôt on nommera les ingénieurs, les amiraux, les professeurs au suffrage universel ». Ainsi parlent les « compétents » dans Les propos sur les pouvoirs d'Alain . Le philosophe emploie ici la satire pour condamner le comportement de l'élite bureaucrate, des « compétents », qui semblent convaincus que seule la compétence peut permettre d'exercer le pouvoir d'une manière efficace et réaliste. Gouverner exigerait ainsi une qualification spécifique, une instruction, et nul ne pourrait s'improviser dirigeant. D'où la critique du système du suffrage universel, qui porte au pouvoir des incompétents, alors que l'exercice du pouvoir politique est un métier, au même titre que celui d'ingénieur, d'amiral ou de professeur.
Le pouvoir s'entend de manière très générale comme la « force ou énergie, faculté ou capacité effective de faire quelque chose » . Cette notion est polysémique et complexe. L'exercice du pouvoir suppose la relation à autrui, et c'est dans cette relation hiérarchique qu'il doit ici être envisagé. Le pouvoir est donc entendu comme une capacité d'obtenir d'autrui quelque chose. Robert Dahl illustre clairement cette idée, en expliquant que « « A exerce un pouvoir sur B dans la mesure où il obtient de B une action que ce dernier n'aurait pas effectuée autrement » . Une idée majeure préside alors la relation de pouvoir. Il s'agit de la capacité à faire faire à autrui ce qu'il n'aurait fait spontanément. L'ascendant à l'origine de ce pouvoir peut avoir plusieurs sources. Max Weber en identifie trois majeures, à savoir la légitimité charismatique du leader qui fascine, la légitimité traditionnelle, issue d'une transmission souvent héréditaire, ou reliée à une tradition ancienne. Enfin la troisième source de pouvoir est la légitimité rationnelle, qui consiste à ce que des individus se placent volontairement sous le pouvoir d'un dirigeant parce qu'il est le plus apte à exercer cette fonction. Cette légitimité rationnelle est considérée par Weber comme une source moderne du pouvoir, qui se généralise depuis les révolutions du XVIII siècle.
Le pouvoir s'entend de manière très générale comme la « force ou énergie, faculté ou capacité effective de faire quelque chose » . Cette notion est polysémique et complexe. L'exercice du pouvoir suppose la relation à autrui, et c'est dans cette relation hiérarchique qu'il doit ici être envisagé. Le pouvoir est donc entendu comme une capacité d'obtenir d'autrui quelque chose. Robert Dahl illustre clairement cette idée, en expliquant que « « A exerce un pouvoir sur B dans la mesure où il obtient de B une action que ce dernier n'aurait pas effectuée autrement » . Une idée majeure préside alors la relation de pouvoir. Il s'agit de la capacité à faire faire à autrui ce qu'il n'aurait fait spontanément. L'ascendant à l'origine de ce pouvoir peut avoir plusieurs sources. Max Weber en identifie trois majeures, à savoir la légitimité charismatique du leader qui fascine, la légitimité traditionnelle, issue d'une transmission souvent héréditaire, ou reliée à une tradition ancienne. Enfin la troisième source de pouvoir est la légitimité rationnelle, qui consiste à ce que des individus se placent volontairement sous le pouvoir d'un dirigeant parce qu'il est le plus apte à exercer cette fonction. Cette légitimité rationnelle est considérée par Weber comme une source moderne du pouvoir, qui se généralise depuis les révolutions du XVIII siècle.
Voir docs similaires : Philosophie politique
3
Elaboration d'un projet professionnel : pourquoi exercer le métier d'analyste crédit ?
Exposé | 12/03/2009 | fr | .doc | 6 pages
4
Les métiers urbains à l'époque moderne : aspects économiques et sociaux
Exposé | 14/05/2008 | fr | .doc | 4 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Philosophie politique
1
Max Stirner, "L'unique et sa propriété" - l'État comme ennemi
Commentaire de texte | 05/11/2009 | fr | .pdf | 3 pages
3
Le contractualisme et les théoriciens du contrat social : Hobbes, Locke et Rousseau
Exposé | 03/11/2009 | fr | .doc | 9 pages
4
Histoire des idées politiques et philosophiques des penseurs de l'Antiquité aux théoriciens du contrat social
Exposé | 03/11/2009 | fr | .doc | 26 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Philosophie politique
1
Benjamin Constant, "De la liberté des Anciens comparée à celle des Modernes", discours à l'Athénée royal de Paris en 1819
Fiche de lecture | 27/10/2008 | fr | .doc | 5 pages
3
Comparaison entre souveraineté populaire et souveraineté nationale
Exposé | 15/01/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
