Lexercice du pouvoir est-il sexué ?
Date de publication :
09/10/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Femme et pouvoir : un accès impossible ?
- Du biologique au construit social
- Aux origines historiques
- La sexuation dans l'exercice du pouvoir
- Des conceptions différentes du pouvoir de l'international au domestique
- Les limites des gender perspectives
Résumé :
« Les femmes n'ont pas vocation à être des animaux politiques mais sont là pour donner des fils à la nation » telle étais le propos de l'Amiral de Gaulle au sujet de la nouvelle loi sur la parité dans un entretien livré au journal le monde en 2001. Femme et exercice du pouvoir semblent encore constituer deux notions antinomiques, notre héritage culturel continue d'être pensé comme un fait de nature. Le pouvoir pensé comme participation et prise de décision semble épouser naturellement les traits de la masculinité.
Ce n'est qu'avec l'apparition de ce qu'on appelle les « genders studies » qui se donnent pour « tâche de découvrir les variations des rôles et du symbolisme sexuel dans différentes sociétés et périodes » que l'on va progressivement admettre une sexuation des rapports de pouvoirs. En décembre 1985, Joan Scott au colloque de l'American Historical Association gender : a useful category of historical analysis définit le genre de façon plus complexe comme « un élément constitutif des rapports sociaux fondé sur des différences perçues entre les sexes » et comme « une façon première de signifier des rapports de pouvoir. ».
Le sujet nous invite à comprendre comment les sociétés différencient les hommes et les femmes, comment se construit le savoir culturel sur la différence des sexes et quels sont les effets de pouvoir qui en découlent. Pourquoi les femmes ont-elles été et continuent d'être écartées du pouvoir, quel qu'il soit ? Les femmes font-elles alors de la politique autrement, c'est-à-dire différemment des hommes ? Leur discours s'appuie-t-il sur leur pseudo spécificité, ou encore une autre idéologie ?
Ce n'est qu'avec l'apparition de ce qu'on appelle les « genders studies » qui se donnent pour « tâche de découvrir les variations des rôles et du symbolisme sexuel dans différentes sociétés et périodes » que l'on va progressivement admettre une sexuation des rapports de pouvoirs. En décembre 1985, Joan Scott au colloque de l'American Historical Association gender : a useful category of historical analysis définit le genre de façon plus complexe comme « un élément constitutif des rapports sociaux fondé sur des différences perçues entre les sexes » et comme « une façon première de signifier des rapports de pouvoir. ».
Le sujet nous invite à comprendre comment les sociétés différencient les hommes et les femmes, comment se construit le savoir culturel sur la différence des sexes et quels sont les effets de pouvoir qui en découlent. Pourquoi les femmes ont-elles été et continuent d'être écartées du pouvoir, quel qu'il soit ? Les femmes font-elles alors de la politique autrement, c'est-à-dire différemment des hommes ? Leur discours s'appuie-t-il sur leur pseudo spécificité, ou encore une autre idéologie ?
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