Lexpérience de linjustice dEmmanuel Renault, une doctrine de lalter-solidarisme
Date de publication :
17/03/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Renault se place dans la tradition de l'école de Francfort et tente de réaliser un nouveau type de critique sociale
- La théorie de l'expérience de l'injustice permet de penser une justice utilitariste sans promouvoir une protection normative minimale des individus
- En quoi cette conception présente-t-elle une alternative aux différentes conceptions de la solidarité ?
- La théorie du sentiment de l'injustice peut également soulever de nombreuses objections
- Préparer l'aire de délibération politique afin de créer une dynamique pour une solidarité au sens large
Résumé :
Nous tenterons ici de montrer de qu'emmanuel renault, dans son ouvrage, l'expérience de l'injustice tente de présenter une alternative à cette tension entre solidarisme réformiste et idéologie révolutionnaire, bien qu'il n'évoque pas directement cette question.
Venons en aux principales lignes de la théorie de l'expérience de l'injustice. renault se place dans la tradition de l'école de Francfort et tente de réaliser un nouveau type de critique sociale, largement inspirée de la théorie de La lutte pour la reconnaissance d'Axel Honneth. Mais ici, renault tente de dépasser la critique d'Honneth en ce qu'il ne se contente pas de pointer des pathologies du social marquées par le manque de reconnaissance mais tente de légitimer le message normatif porté par les mouvements sociaux à partir de ces pathologies. La philosophie de renault a donc l'avantage de légitimer une dynamique sociale déjà existante comme constituant une réponse pertinente à ces pathologies du social engendrées par le déni de reconnaissance. Son pari est donc de faire le pont entre théorie et pratique, c'est à dire de fournir, à travers les paradigmes d'Honneth une justification conceptuelle solide à l'ensemble des mouvements sociaux identitaires, altermondialistes, syndicalistes, à fédérer les différentes luttes sociales autour d'une théorie justificative qui évite les écueils de la doctrine purement marxiste, souvent jugée obsolète, même à gauche.
renault caractérise donc le mouvement social comme une réponse pratique aux situations de déni de reconnaissance à l'aide du concept d'expérience de l'injustice. L'expérience de l'injustice va plus loin que la simple pathologie du social qu'est la situation du déni de reconnaissance. D'après Honneth, le déni généralisé de reconnaissance, pour des raisons économiques ou identitaires, engendre une société du mépris qui stigmatise des franges entières de la population condamnées à une situation d'infériorité implicite. Mais la notion de sentiment de l'injustice prend en compte la capacité de réaction des franges méprisées : le sentiment de l'injustice est alors ce qui envahit la personne victime d'un déni de reconnaissance quand sa situation est devenue tout bonnement insupportable et que les pathologies internes causées par le déni le mettent dans un besoin de rébellion.
Venons en aux principales lignes de la théorie de l'expérience de l'injustice. renault se place dans la tradition de l'école de Francfort et tente de réaliser un nouveau type de critique sociale, largement inspirée de la théorie de La lutte pour la reconnaissance d'Axel Honneth. Mais ici, renault tente de dépasser la critique d'Honneth en ce qu'il ne se contente pas de pointer des pathologies du social marquées par le manque de reconnaissance mais tente de légitimer le message normatif porté par les mouvements sociaux à partir de ces pathologies. La philosophie de renault a donc l'avantage de légitimer une dynamique sociale déjà existante comme constituant une réponse pertinente à ces pathologies du social engendrées par le déni de reconnaissance. Son pari est donc de faire le pont entre théorie et pratique, c'est à dire de fournir, à travers les paradigmes d'Honneth une justification conceptuelle solide à l'ensemble des mouvements sociaux identitaires, altermondialistes, syndicalistes, à fédérer les différentes luttes sociales autour d'une théorie justificative qui évite les écueils de la doctrine purement marxiste, souvent jugée obsolète, même à gauche.
renault caractérise donc le mouvement social comme une réponse pratique aux situations de déni de reconnaissance à l'aide du concept d'expérience de l'injustice. L'expérience de l'injustice va plus loin que la simple pathologie du social qu'est la situation du déni de reconnaissance. D'après Honneth, le déni généralisé de reconnaissance, pour des raisons économiques ou identitaires, engendre une société du mépris qui stigmatise des franges entières de la population condamnées à une situation d'infériorité implicite. Mais la notion de sentiment de l'injustice prend en compte la capacité de réaction des franges méprisées : le sentiment de l'injustice est alors ce qui envahit la personne victime d'un déni de reconnaissance quand sa situation est devenue tout bonnement insupportable et que les pathologies internes causées par le déni le mettent dans un besoin de rébellion.
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