Le facteur tellurique existe-t-il ? Le sol influence-t-il le comportement politique ?
Date de publication :
30/09/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les théories de deux « classiques »
- La théorie des climats
- Le tableau politique d'André Siegfried
- Le sol, facteur tellurique ?
- Le mythe du sol en politique
- Le sol, un mauvais indicateur
Résumé :
Le sol au sens de pays, de territoire a une valeur affective pour les individus et les groupes. C'est un objet distinct d'identification spatiale. Cette constante des populations à se rattacher à leur sol natal n'est en aucun cas nouvelle. Déjà sous l'antiquité, la vision du sol était mystifiée. Rappelons-nous qu'à la prise de Carthage, on rasa la ville et déversa du sel sur le sol pour marquer l'éradication de cette puissance méditerranéenne.
L'identité spatiale est ainsi une réalité. Elle est souvent l'émanation des représentations, des images, des significations que donnent les groupes, les individus à leurs « sols », leurs « terres ». Cette identité est donc la plupart du temps construite par les populations qui occupent ces fameux « sols ».
D'ailleurs, Michel Lussault écrit dans son Dictionnaire de la Géographie et de l'espace des sociétés que « c'est souvent au nom de l'identité spatiale que les individus et les groupes agissent, et en bien des occasions de façon polémique ». Il signifie par là que l'identification spatiale joue un rôle important aujourd'hui dans nos comportements politiques. Ainsi, explique-t-il ensuite, là où la rhétorique politique l'utilise fréquemment, le conservatisme et la protection d'une identité commune du sol, de la mystique de la « terre », prédominent.
Les exemples ne sont que trop nombreux pour confirmer cela. Il suffit de jeter un oeil aux scores du FN, particulièrement accrochés à ce type d'argument, dans les régions attachées à leur sol pour voir que le sens du sol, du pays joue un rôle essentiel. Idem pour les indépendantistes corses ou basques.
La question serait donc plus de savoir si c'est le sol qui influence le comportement politique, ou plutôt la représentation que l'on s'en fait.
L'identité spatiale est ainsi une réalité. Elle est souvent l'émanation des représentations, des images, des significations que donnent les groupes, les individus à leurs « sols », leurs « terres ». Cette identité est donc la plupart du temps construite par les populations qui occupent ces fameux « sols ».
D'ailleurs, Michel Lussault écrit dans son Dictionnaire de la Géographie et de l'espace des sociétés que « c'est souvent au nom de l'identité spatiale que les individus et les groupes agissent, et en bien des occasions de façon polémique ». Il signifie par là que l'identification spatiale joue un rôle important aujourd'hui dans nos comportements politiques. Ainsi, explique-t-il ensuite, là où la rhétorique politique l'utilise fréquemment, le conservatisme et la protection d'une identité commune du sol, de la mystique de la « terre », prédominent.
Les exemples ne sont que trop nombreux pour confirmer cela. Il suffit de jeter un oeil aux scores du FN, particulièrement accrochés à ce type d'argument, dans les régions attachées à leur sol pour voir que le sens du sol, du pays joue un rôle essentiel. Idem pour les indépendantistes corses ou basques.
La question serait donc plus de savoir si c'est le sol qui influence le comportement politique, ou plutôt la représentation que l'on s'en fait.
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