Facteurs dengagement des individus pour le partage des connaissances : études de cas de deux entreprises tunisiennes
Date de publication :
20/06/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
122 pages
Sommaire :
Sommaire
- Première partie : cadre théorique
- Chapitre I: La connaissance dans l'organisation
- Chapitre II : perspectives théoriques de l'étude de la connaissance
- Chapitre III : le partage des connaissances : Enjeux et déterminants
- Chapitre IV : les facteurs d'engagement des individus pour le partage des connaissances
- Chapitre V: Hypothèses de la recherche et modèle d'analyse
- Deuxième partie : Le partage des connaissances dans les entreprises tunisiennes: le cas de Tunisie Leasing et la BNA
- Chapitre I : démarche méthodologique
- Chapitre II : Analyse intra et inter-sites
Résumé :
C'est dans ce cadre que plusieurs chercheurs et praticiens appartenant à diverses disciplines (management des connaissances, apprentissage organisationnel, mémoire organisationnelle, etc.) se sont interrogés sur ce qui peut constituer la connaissance dans l'organisation, ce qui justifie la complexité de sa nature et la diversité de ses dimensions. Les différentes contributions ne prétendent pas être exhaustives en proposant des définitions exactes et des modèles universels, mais visent plutôt à enrichir la littérature consacrée à cette notion et les phénomènes y afférents.
Néanmoins, l'avantage concurrentiel que pourrait procurer ce nouveau facteur de production à l'organisation ne dépend pas uniquement de la simple possession des connaissances et leur stockage mais plutôt de la mobilisation de ces connaissances et leur partage entre tous les acteurs au sein de l'organisation. En effet, le développement des systèmes d'archivage, des bases de données centralisées n'a pas empêché les organisations de perdre des connaissances, dont certaines sont indispensables à leur fonctionnement (Lovsund & Spiegelberg, 2002 ; Cameron, 2002).
Le déploiement rapide des nouvelles technologies est perçu par la plupart de ceux qui s'intéressent à ce phénomène du partage des savoirs comme une véritable opportunité sans précédent qui peut ouvrir des perspectives plus que fructueuses grâce à la capacité de ces nouveaux outils en termes de stockage, de codification et de partage des savoirs.
Ainsi, et dans une vision parfois trop optimiste de déploiement de la technologie, beaucoup de dirigeants sont devenus obsédés par l'idée selon laquelle ces moyens, de plus en plus sophistiqués, vont mettre fin aux problèmes du partage des savoirs en enlevant les barrières face au partage des idées et par l'instauration d'un espace d'échange automatisé, libre mais fortement formalisé (Hendriks, 1999 ; Ellis, 2001).
Cependant, sous cette logique formelle caractérisée par la dominance des aspects purement techniques, la connaissance a été réduite à la simple information qui peut être codifiée et facilement transmissible par le biais des outils technologiques. Une telle attitude, actuellement omniprésente, appauvrit la richesse du processus de partage de connaissances en occultant par là même d'autres dimensions centrales, à savoir les dimensions individuelles, sociales et culturelles.
En effet, une réflexion plus profonde sur la question du partage du savoir montre bien que ce dernier ne peut être cantonné à un simple processus routinier d'échange, il s'agit plutôt d'un phénomène social complexe et dynamique (Ipe, 2003). Dés lors, si nous acceptons cette idée selon laquelle le partage des connaissances est un processus qui met plusieurs individus en interaction, nous pouvons dire que le succès de cette pratique dans les organisations dépend dans une large mesure de la volonté des acteurs à échanger librement et spontanément des savoirs et des idées avec leurs collègues.
D'ailleurs, les recherches précédemment citées et relatives au phénomène d'échange des savoirs dans les organisations (Szulanski, 1999; Disterer, 2001; Ellis, 2001 ; O'Dell & Mc Dermott, 2001; Bock & Kim, 2002 ; Ipe, 2003 ; Machialova & Husted, 2004) ont mis en exergue plusieurs barrières qui peuvent inhiber cette pratique (politiques, psychologiques, structurelles, culturelles, etc.). Toutes ces recherches ont eu pour objectif de proposer les stratégies les plus adéquates qui peuvent aider les managers à faire face aux comportements hostiles de rétention des connaissances et instaurer un climat de travail favorable aux échanges sociaux.
Partant des visions et des points de vue parfois divergents, les chercheurs dans ce domaine d'investigation relativement récent ont tenté d'identifier et d'examiner les facteurs qui peuvent motiver les individus et renforcer leur engagement pour partager davantage des connaissances.
Dans le cadre de cette recherche, nous nous intéressons à la problématique du partage des connaissances et ce à travers le questionnement suivant :
Quels sont les facteurs qui influencent l'engagement des individus pour partager des connaissances dans l'organisation ? Quelle est l'étendue de l'impact de ces facteurs sur l'engagement à partager ? Comment ces facteurs agissent-ils sur l'engagement des employés pour partager des connaissances ?
Pour répondre à cette problématique de recherche, nous allons présenter dans un premier chapitre quelques réflexions sur la notion de connaissance. Dans ce chapitre introductif, nous allons proposer quelques définitions de la connaissance, tracer ses limites et ses liens avec d'autres notions voisines (donnée et information) et présenter enfin ses typologies ainsi que les stratégies adoptées par les entreprises pour mieux la gérer.
Dans un second chapitre, nous allons passer en revue les différentes perspectives théoriques qui se sont intéressées à la question de la connaissance. Sur ce point, nous faisons la distinction entre deux perspectives importantes ; la première perçoit la connaissance comme un objet qui peut exister indépendamment de la personne qui l'a créée, quant à la seconde elle voit plutôt la connaissance comme une entité socialement construite.
Le troisième chapitre sera consacré aux déterminants du partage des connaissances dans les organisations. Nous entamons ce chapitre par quelques réflexions sur le phénomène d'échange des savoirs pour passer par la suite à l'étude de sa relation avec les structures organisationnelles ainsi que l'impact des technologies de l'information et de la communication sur ce processus.
Les facteurs agissant sur l'engagement des individus pour échanger des savoirs fait l'objet du quatrième chapitre où nous allons identifier et analyser ces différents facteurs qui peuvent influencer la volonté des employés pour partager librement des connaissances.
Cependant, pour mieux appréhender la dynamique d'échange des connaissances dans les organisations, nous allons confronter nos analyses théoriques développées au cours de la première partie aux données empiriques issues de deux études de cas qui feront l'objet de notre deuxième partie où nous allons examiner quelques pratiques de partage des savoirs dans deux entreprises tunisiennes à savoir Tunisie Leasing et la Banque Nationale Agricole.
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