Faut-il encore craindre larbitraire du juge pénal ?
Date de publication :
08/11/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le principe de l'interprétation stricte de la loi pénale : l'apparente prohibition de l'arbitraire
- L'intervention du législateur par loi interprétative en cas de textes obscurs comme restriction au recours de l'arbitraire du juge
- L'interdiction d'interprétation analogique par l'article 111-4 du Code pénal comme limitation de l'arbitraire du juge
- Le principe de l'interprétation stricte de la loi pénale : une certaine liberté laissée au juge
- L'admission de l'analogie « in favorem » par le principe de l'interprétation stricte de la loi pénale
- L'interprétation téléologique et la correctionnalisation non prohibées par le principe de l'interprétation stricte de la loi pénale
Résumé :
Ainsi, le principe de la légalité des délits et des peines a permis cette protection contre l'arbitraire du juge. C'est à la fin de l'ancien régime et pendant la révolution que va émerger le principe selon lequel les incriminations et les peines doivent être fixées par la loi. En 1791, le Code pénal institue un système des peines fixes, qui interdit aux juges toute adaptation de la répression. Ici, le juge n'a donc aucune liberté d'interprétation. Ces dispositions ont été mises en place afin de limiter voire supprimer toute dimension arbitraire du jugement.
Cependant, le juge conserve tout de même un certain pouvoir d'interprétation de la règle de droit. Le code de 1810 a d'ailleurs supprimé le système des peines fixes instauré en 1791, afin de laisser un plus libre exercice de leur fonction aux juges, pour que la justice soit rendue correctement. En effet, la règle de droit est par nature imprécise, c'est pourquoi le contenu exact de la règle de droit doit être déterminé par le juge . C'est donc tout le paradoxe sur la question de l'arbitraire du juge. Le passé montre que les juges ont été tentés d'en abuser (sous l'ancien régime, ou pendant les tribunaux révolutionnaires par exemple).. Il apparaît donc nécessaire de continuer à se protéger contre ce pouvoir arbitraire. Or, on constate aujourd'hui que les juges disposent toujours de prérogatives importantes en matière d'interprétation, telle que « l'intime conviction du juge », en même temps que le nouveau Code pénal dispose dans son article 111-4 que « la loi pénale est d'interprétation stricte ».
Ainsi, le principe de légalité protège-t-il toujours aujourd'hui les libertés individuelles face à l'arbitraire du juge pénal ?
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