Faut-il légaliser la pratique de leuthanasie ?
Date de publication :
23/07/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- La revendication d'un droit à mourir dans la dignité
- Un rééquilibrage de la relation malade-médecin jugée insuffisant
- La demande d'une véritable législation afin de dépénaliser l'euthanasie
- S'oppose au principe de respect de toute vie humaine et rend difficile la mise en place d'une législation
- Le respect de la vie humaine et la question de la dignité
- Ne pas légaliser, mais donner un cadre juridique ?
Résumé :
« Je m'appelle Vincent Humbert, j'ai eu 22 ans le 3 février 2003. C'est moi le jeune Normand tétraplégique qui a écrit au président de la République pour le supplier de lui venir en aide. »
« Je veux mourir parce que cette vie de merde que l'on me fait vivre depuis mon accident, je n'en peux plus, je n'en veux plus. »
Voici les mots du jeune Vincent, 19 ans, victime d'un accident de la route en 2000. Depuis cette date Vincent est vivant mais : tétraplégique, muet, quasiment aveugle et dépendant d'une alimentation artificielle. La seule communication possible est celle par pression de son pouce. Par ce moyen il va alors rédiger une lettre dans laquelle il demande à Jacques Chirac le droit de mourir. Le chef de l'état répond qu'il n'a pas le droit de répondre à cette demande. Avec l'aide d'un journaliste il va ensuite raconter son histoire et sa demande dans un livre. Vincent parvient à convaincre sa mère de l'aider :
- Injection par sa mère d'une forte dose de barbituriques qui le plonge dans un coma profond :
- Réanimation par le médecin, puis après consultation plus poussée du dossier celui-ci décide de débrancher le respirateur et d'effectuer une injection de chlorure de Potassium
- accusation de la mère et du docteur Chaussoy pour « empoisonnement avec préméditation »
- finalement décision d'un non-lieu général par le procureur de Boulogne sur mer. Ce non lieu est rendu le 2 janvier 2006. sur le plan juridique cela implique qu'il n'y a pas de matière à poursuivre, que le dossier est vide parce que la loi ne peut pas trouver de prise solide pour incriminer quiconque.
Cette affaire à pour effet de relancer le débat médiatique et politique sur la question de l'euthanasie et de sa possible légalisation.
Débat longtemps occulté en France : pourtant avec les progrès de la médecine et l'augmentation de l'espérance de vie ainsi que la médicalisation de la fin de vie (+ de 70% des personnes meurent à l'hôpital contre seulement 30% en 1960) la légalisation de l'euthanasie est une question qui se pose réellement puisqu'en France même si comme on l'a vu avec cette affaire la justice est compréhensive, la loi considère l'euthanasie comme un meurtre.
A la suite de cette affaire mise en place d'une mission d'information sur l'accompagnement de la fin de vie par le président de l'AN JL Debré
Rédaction d'un rapport collectif qui va être à l'origine de la loi d'avril 2005 appelée loi Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie.
Cependant cette loi même si elle apporte quelques précisions en ce qui concerne les droits des malades, elle ne résout pas le débat de fond et la question faut il légaliser la pratique de l'euthanasie reste aujourd'hui entière. D'autant plus que d'après certaines estimations on considère que 2000 euthanasie sont pratiquées chaque année dans les hôpitaux par les équipes médicales.
On peut alors se poser la question de savoir s'il faut réduire cet écart entre pratique et législation et s'il faut donc légaliser la pratique de l'euthanasie.
Dans quelle mesure le débat sur la légalisation de l'euthanasie repose sur une opposition juridique par rapport à la définition de la dignité humaine ?
Dans une première partie nous analyserons une vision de droit moderne : le droit est conçu comme un attribut de l'homme il y a donc une demande d'un droit à mourir dans la dignité et ainsi nécessité de légaliser l'euthanasie
Dans une deuxième partie nous analyserons la vision classique selon laquelle: la personne est un être en relation et sujet de l'ordre naturel. Il ne doit donc pas y avoir de légalisation afin de se protéger d'un mal plus grand qui est la reconnaissance sociale d'un permis de tuer. Le point primordial est celui de la défense de valeurs en dehors desquelles il n'y aurait pas de société possible.
« Je veux mourir parce que cette vie de merde que l'on me fait vivre depuis mon accident, je n'en peux plus, je n'en veux plus. »
Voici les mots du jeune Vincent, 19 ans, victime d'un accident de la route en 2000. Depuis cette date Vincent est vivant mais : tétraplégique, muet, quasiment aveugle et dépendant d'une alimentation artificielle. La seule communication possible est celle par pression de son pouce. Par ce moyen il va alors rédiger une lettre dans laquelle il demande à Jacques Chirac le droit de mourir. Le chef de l'état répond qu'il n'a pas le droit de répondre à cette demande. Avec l'aide d'un journaliste il va ensuite raconter son histoire et sa demande dans un livre. Vincent parvient à convaincre sa mère de l'aider :
- Injection par sa mère d'une forte dose de barbituriques qui le plonge dans un coma profond :
- Réanimation par le médecin, puis après consultation plus poussée du dossier celui-ci décide de débrancher le respirateur et d'effectuer une injection de chlorure de Potassium
- accusation de la mère et du docteur Chaussoy pour « empoisonnement avec préméditation »
- finalement décision d'un non-lieu général par le procureur de Boulogne sur mer. Ce non lieu est rendu le 2 janvier 2006. sur le plan juridique cela implique qu'il n'y a pas de matière à poursuivre, que le dossier est vide parce que la loi ne peut pas trouver de prise solide pour incriminer quiconque.
Cette affaire à pour effet de relancer le débat médiatique et politique sur la question de l'euthanasie et de sa possible légalisation.
Débat longtemps occulté en France : pourtant avec les progrès de la médecine et l'augmentation de l'espérance de vie ainsi que la médicalisation de la fin de vie (+ de 70% des personnes meurent à l'hôpital contre seulement 30% en 1960) la légalisation de l'euthanasie est une question qui se pose réellement puisqu'en France même si comme on l'a vu avec cette affaire la justice est compréhensive, la loi considère l'euthanasie comme un meurtre.
A la suite de cette affaire mise en place d'une mission d'information sur l'accompagnement de la fin de vie par le président de l'AN JL Debré
Rédaction d'un rapport collectif qui va être à l'origine de la loi d'avril 2005 appelée loi Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie.
Cependant cette loi même si elle apporte quelques précisions en ce qui concerne les droits des malades, elle ne résout pas le débat de fond et la question faut il légaliser la pratique de l'euthanasie reste aujourd'hui entière. D'autant plus que d'après certaines estimations on considère que 2000 euthanasie sont pratiquées chaque année dans les hôpitaux par les équipes médicales.
On peut alors se poser la question de savoir s'il faut réduire cet écart entre pratique et législation et s'il faut donc légaliser la pratique de l'euthanasie.
Dans quelle mesure le débat sur la légalisation de l'euthanasie repose sur une opposition juridique par rapport à la définition de la dignité humaine ?
Dans une première partie nous analyserons une vision de droit moderne : le droit est conçu comme un attribut de l'homme il y a donc une demande d'un droit à mourir dans la dignité et ainsi nécessité de légaliser l'euthanasie
Dans une deuxième partie nous analyserons la vision classique selon laquelle: la personne est un être en relation et sujet de l'ordre naturel. Il ne doit donc pas y avoir de légalisation afin de se protéger d'un mal plus grand qui est la reconnaissance sociale d'un permis de tuer. Le point primordial est celui de la défense de valeurs en dehors desquelles il n'y aurait pas de société possible.
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