Faut-il vivre pour consommer ou vivre pour épargner ?
Date de publication :
12/12/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- L'augmentation des inégalités de revenus
- La consommation ostentatoire et le surendettement
- Le dilemme consommation - épargne
Résumé :
La société dans laquelle nous vivons est appelée société post-industrielle ou encore société de consommation. Société post-industrielle, car l'accroissement de la richesse des pays capitalistes industrialisés combiné à l'automatisation poussée de la production a permis le déversement de la main-d'oeuvre vers le secteur des services et parallèlement la consommation croissante de services d'éducation, de santé, de transport, de loisirs et de télécommunication.
Revenons en guise d'introduction sur la théorie économique et ses soubassements philosophiques. Dans la perspective utilitariste (J. Bentham et J. S. Mill, « moralistes » du XIXème siècle), chacun recherche la satisfaction la plus grande possible. La traduction de l'utilité dans la théorie économique - qui est parfois considérée comme une trahison - met l'accent sur la satisfaction dans la consommation par opposition à la pénibilité supposée du travail. Ainsi, le consommateur réalise un arbitrage entre son temps de loisirs, qu'il souhaite le plus long possible, puisque consacré à la consommation et donc à la satisfaction de ses besoins, et son temps de travail, qu'il souhaite le plus court possible, puisque source d'effort. Mais dans la mesure où ce sont les moyens acquis en compensation du travail (qu'il s'agisse de revenus du travail monétaires ou en nature) qui permettent la consommation, le consommateur est poussé à travailler toujours davantage pour maximiser sa consommation. D'où une valorisation du travail qui se mue pour certains en idéologie du travail, entraînant de longs horaires de travail - certains cadres de firmes américaines, notamment dans les technologies de l'information et de la communication se vantant même de dormir sur leur lieu de travail -, du surmenage. Certaines entreprises ayant bien compris l'intérêt de la valorisation du travail organisent même les loisirs de leurs salariés, et notamment de leurs cadres, en finançant des soirées, des séminaires, des voyages mêlant intrinsèquement travail et loisir.
La première partie porte sur l'augmentation des inégalités de revenus constatée dans la période récente. La deuxième partie traite des effets de la consommation généralisée à travers la consommation ostentatoire d'une part et le piège que constitue le surendettement d'autre part. Et la troisième partie revient sur un grand dilemme économique, à savoir : la consommation est-elle un comportement économique à encourager, à favoriser, ou est-ce plutôt l'épargne ? Ce sera l'occasion de montrer que cette partie n'est pas sans lien avec les précédentes et que la réponse à cette question relève d'un choix de société complexe.
Revenons en guise d'introduction sur la théorie économique et ses soubassements philosophiques. Dans la perspective utilitariste (J. Bentham et J. S. Mill, « moralistes » du XIXème siècle), chacun recherche la satisfaction la plus grande possible. La traduction de l'utilité dans la théorie économique - qui est parfois considérée comme une trahison - met l'accent sur la satisfaction dans la consommation par opposition à la pénibilité supposée du travail. Ainsi, le consommateur réalise un arbitrage entre son temps de loisirs, qu'il souhaite le plus long possible, puisque consacré à la consommation et donc à la satisfaction de ses besoins, et son temps de travail, qu'il souhaite le plus court possible, puisque source d'effort. Mais dans la mesure où ce sont les moyens acquis en compensation du travail (qu'il s'agisse de revenus du travail monétaires ou en nature) qui permettent la consommation, le consommateur est poussé à travailler toujours davantage pour maximiser sa consommation. D'où une valorisation du travail qui se mue pour certains en idéologie du travail, entraînant de longs horaires de travail - certains cadres de firmes américaines, notamment dans les technologies de l'information et de la communication se vantant même de dormir sur leur lieu de travail -, du surmenage. Certaines entreprises ayant bien compris l'intérêt de la valorisation du travail organisent même les loisirs de leurs salariés, et notamment de leurs cadres, en finançant des soirées, des séminaires, des voyages mêlant intrinsèquement travail et loisir.
La première partie porte sur l'augmentation des inégalités de revenus constatée dans la période récente. La deuxième partie traite des effets de la consommation généralisée à travers la consommation ostentatoire d'une part et le piège que constitue le surendettement d'autre part. Et la troisième partie revient sur un grand dilemme économique, à savoir : la consommation est-elle un comportement économique à encourager, à favoriser, ou est-ce plutôt l'épargne ? Ce sera l'occasion de montrer que cette partie n'est pas sans lien avec les précédentes et que la réponse à cette question relève d'un choix de société complexe.
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