Flaubert et le réalisme
Date de publication :
04/11/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- Zola constate un changement dans l'implication du romancier dans son 'uvre et envers ses personnages
- Les fondements et les limites du ''désintéressement'' que Zola souligne et dont il affirme qu'il n'est qu' ''apparent''
- Les paradoxes, l'ambiguïté d'une telle citation, et l'utilité et la fécondité d'un tel jugement et d'une telle affirmation : ''Jamais il ne se montre au bout d'une phrase''
Résumé :
Quel est le lien nouveau qui semble s'être établi entre le romancier et son oeuvre, ses personnages ? Telle est la question que se pose au XIXe siècle Zola, dans un article issu de « Le messager de l'Europe », publié en 1875 et consacré à Gustave flaubert. Il constate alors, à juste titre, la tendance grandissante dans le courant Réaliste consistant pour l'auteur à procéder à une représentation du monde contemporain de manière impartiale et complète, comme s'il se contentait de photographier la réalité. Ce projet, si tant est qu'il soit réalisable effectivement, se définit en réaction contre le Romantisme qui donne, lui, la première place à l'individu, à l'imagination, aux sentiments, à l'inspiration et à l'idéal. Le romancier se distingue désormais par son mutisme face à son oeuvre, c'est pourquoi Zola affirme que : « Jamais il ne se montre au bout d'une phrase. On ne l'entend ni rire ni pleurer avec ses personnages, pas plus qu'il ne se permet de juger leurs actes. C'est même cet apparent désintéressement qui est le trait le plus distinctif ». Il constate que les liens présupposés qui attachaient auparavant le romancier à son oeuvre, à savoir un regard critique, une sensibilité qui « juge », « rit » ou « pleure » dans son roman, une voix qui s'exprime et prend position, une subjectivité qui se donne à voir ; n'existent apparemment plus. Pour Zola, c'est ce « désintéressement » qu'il qualifie à juste titre d' « apparent », émettant donc une réserve, qui fait la particularité de l'auteur. Il met en exergue cette opinion au moyen d'une phrase clivée (« c'est [...] qui ») et d'un superlatif (« le plus »). C'est là que réside le paradoxe de cette citation car l'auteur souligne à la fois l'illusoire disparition de l'écrivain qui n'est en fait qu'un truchement par lequel il se démarque des autres exhibe son oeuvre et son originalité. De plus l'auteur de Germinal emploie une expression presque oxymorique, traduisant l'ambiguïté de la relation qui unit le romancier à « ses » personnages et à « leurs actes ». Il pointe ici une problématique importante : la possibilité d'une autonomie du personnage. Ce dernier peut-il être à la fois possession, création du romancier, et instance extérieure produisant des actes qui lui incombent ?
Voir docs similaires : Littérature
2
5
Le réel et le mythologique dans Madame Bovary de Flaubert
Exposé | 23/01/2008 | fr | .doc | 4 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Littérature
3
Corneille : "L'Illusion comique", acte V, scène 6
Commentaire de texte | 27/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
5
Les textes littéraires et les formes d'argumentation souvent complexes qu'ils proposent vous paraissent-ils être un moyen efficace de convaincre et de persuader ?
Exposé | 27/10/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Littérature
1
Quelle est la place de l'ironie dans Les Liaisons dangereuses de Laclos et dans son adaptation par Stephen Frears ?
Exposé | 12/09/2009 | fr | .doc | 3 pages
Les garanties d’oboulo.com :
Comment ca marche ?
Garantie qualité
Satisfait ou remboursé
Paiement sécurisé
Qui sommes nous ?
