La France depuis 1945
Date de publication :
06/05/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
179 pages
Sommaire :
Sommaire
- La naissance de la IVe république 1945 - 1947
- La restauration de la France
- Vers un nouveau régime
- Le temps de la guerre froide (1946 - 1955)
- Les problèmes intérieurs
- Multiplication des problèmes coloniaux
- La troisième force au pouvoir
- L'expérience Pinay (mars-décembre 1952)
- La multiplication des crises
- L'expérience Mendès-France
- La république dans la guerre d'Algérie (1954 - 1962)
- Le ministère Edgar Faure
- Le front républicain au pouvoir
- La fin de la IVe république
- Les débuts de la politique gaullienne (1958 - 1962)
- La France gaulliste (1962 - 1974)
- Le temps des succès
- L'usure du pouvoir
- La présidence de Georges Pompidou (1969 - 1974)
- La France dans la crise (1974 - 1995)
- Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing
- La première présidence de François Mitterrand (1981 - 1988)
- Le second septennat de Mitterrand (1988 - 1995)
- La politique extérieure de 1981 à 1995
- Des « trente glorieuses » aux « trente piteuses »
- Les mutations économiques et leurs conséquences sociales
- La société française
- La France depuis 1995
- La première présidence de Jacques Chirac (1995 - 2002)
- La seconde présidence de Jacques Chirac
- Les partis politiques à la veille des élections de 2007
- La politique extérieure sous Jacques Chirac
Résumé :
A la suite de la guerre, s'ouvre une nouvelle période de gestation politique. Il apparaît rapidement, en effet, que les vieilles recettes ont fait leur temps, et que le pays, pour s'ancrer dans la modernité, doit remettre à plat son système politique, et sa conception même du rôle des pouvoirs publics.
Les défis sont particulièrement nombreux : les débuts de la mondialisation, la perte du statut de puissance, que l'on a d'ailleurs bien des difficultés à admettre, dans un monde dominé par les deux « Grands » que sont les Etats-Unis et l'Union soviétique, obligent l'Etat français à réévaluer ses priorités.
Dans le même temps, la République, qui était considérée jusque là essentiellement comme une construction politique, ne peut plus négliger le volet social et ses corollaires économiques. La définition même de l'Etat de droit, axée sur la déclaration et des droits de l'homme de 1789, et les libertés fondamentales qui en découlent, définies à la fin du XIXe siècle, doit évoluer pour prendre en compte de nouvelles exigences. Le droit au travail, l'accès de tous aux services de santé, l'égalité entre les hommes et les femmes sur les plans politique et social, ne peuvent dorénavant être ignorés.
Dans ces conditions, le changement de régime, en 1958, avec le passage de la IVe à la Ve République, ne marque pas la rupture la plus profonde. En effet, s'il est indéniable que la nouvelle constitution permet une gestion plus efficace, grâce à une plus grande stabilité, la politique menée reste dans la ligne initiée sous la IVe République : décolonisation, construction européenne, intervention de l'Etat dans la vie économique et sociale, etc. L'année 1962 est, en revanche, à plusieurs titres, celle du renouveau. Les accords d'Evian réglant le problème algérien, le pays est enfin débarrassé du fardeau colonial, auquel il substitue une nouvelle forme de domination sur les pays du Sud, bien plus avantageuse, fondée sur le contrôle des prix des matières premières et agricoles. Sur le plan politique, le principe de l'élection du président de la République au suffrage universel, adopté par référendum, donne une prééminence au chef de l'Etat, inconnue depuis Louis-Napoléon Bonaparte. La conduite de la diplomatie, dont de Gaulle a fait son « domaine réservé », non inscrite dans la constitution, s'institutionnalise par jurisprudence, aucun de ses successeurs ne la remettant en question.
C'est, enfin, les débuts d'un renouveau de la puissance française, fondée non plus sur les possessions outre-mer, mais sur une nouvelle capacité à jouer un rôle prééminent sur les grands marchés économiques internationaux, et sur un rayonnement de valeurs susceptibles de séduire de nombreux Etats du Sud, en offrant une alternative à celles prônées par les Etats-Unis comme par l'URSS.
Révélée dans la première moitié des années 1970, la crise économique, marque la fin des « années faciles », la lutte contre l'inflation et contre le chômage devenant les préoccupations premières du pouvoir politique.
Les défis sont particulièrement nombreux : les débuts de la mondialisation, la perte du statut de puissance, que l'on a d'ailleurs bien des difficultés à admettre, dans un monde dominé par les deux « Grands » que sont les Etats-Unis et l'Union soviétique, obligent l'Etat français à réévaluer ses priorités.
Dans le même temps, la République, qui était considérée jusque là essentiellement comme une construction politique, ne peut plus négliger le volet social et ses corollaires économiques. La définition même de l'Etat de droit, axée sur la déclaration et des droits de l'homme de 1789, et les libertés fondamentales qui en découlent, définies à la fin du XIXe siècle, doit évoluer pour prendre en compte de nouvelles exigences. Le droit au travail, l'accès de tous aux services de santé, l'égalité entre les hommes et les femmes sur les plans politique et social, ne peuvent dorénavant être ignorés.
Dans ces conditions, le changement de régime, en 1958, avec le passage de la IVe à la Ve République, ne marque pas la rupture la plus profonde. En effet, s'il est indéniable que la nouvelle constitution permet une gestion plus efficace, grâce à une plus grande stabilité, la politique menée reste dans la ligne initiée sous la IVe République : décolonisation, construction européenne, intervention de l'Etat dans la vie économique et sociale, etc. L'année 1962 est, en revanche, à plusieurs titres, celle du renouveau. Les accords d'Evian réglant le problème algérien, le pays est enfin débarrassé du fardeau colonial, auquel il substitue une nouvelle forme de domination sur les pays du Sud, bien plus avantageuse, fondée sur le contrôle des prix des matières premières et agricoles. Sur le plan politique, le principe de l'élection du président de la République au suffrage universel, adopté par référendum, donne une prééminence au chef de l'Etat, inconnue depuis Louis-Napoléon Bonaparte. La conduite de la diplomatie, dont de Gaulle a fait son « domaine réservé », non inscrite dans la constitution, s'institutionnalise par jurisprudence, aucun de ses successeurs ne la remettant en question.
C'est, enfin, les débuts d'un renouveau de la puissance française, fondée non plus sur les possessions outre-mer, mais sur une nouvelle capacité à jouer un rôle prééminent sur les grands marchés économiques internationaux, et sur un rayonnement de valeurs susceptibles de séduire de nombreux Etats du Sud, en offrant une alternative à celles prônées par les Etats-Unis comme par l'URSS.
Révélée dans la première moitié des années 1970, la crise économique, marque la fin des « années faciles », la lutte contre l'inflation et contre le chômage devenant les préoccupations premières du pouvoir politique.
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