La France et les Etats-Unis: deux acteurs majeurs du cinéma mondial
Date de publication :
15/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
5 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le cinéma : industrie culturelle ou art industriel
- L'hégémonie américaine sur le cinéma mondial
- La part du cinéma américain à l'étranger
- La part des cinématographies étrangères aux États-Unis
Résumé :
Si le cinéma est une industrie, c'est d'abord un art. Le produit culturel et en particulier le film n'est pas une marchandise « comme les autres ». En fait, le cinéma est par nature paradoxal. Ce paradoxe tient à sa qualification d'industrie culturelle.
« Le cinéma est une industrie » : Malraux l'écrivait en 1937 et cette affirmation se vérifie aujourd'hui encore. S'il a ensuite été rejoint par le disque ou le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une oeuvre artistique et comme un produit industriel destiné à être consommé par le plus de personnes possible.
Dans son essai, L'oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique, le philosophe Walter Benjamin, analyse la particularité que possède le cinéma d'être un art reproductible. Par conséquent, le concept d'oeuvre originale ne peut plus avoir le même sens que pour un art classique comme la peinture. De plus, il devient possible de diffuser le film à grande échelle et donc à l'international. C'est d'ailleurs probablement en réaction à l'industrialisation croissante du cinéma que se développent les arts comme l'art vidéo qui nécessite la présence de l'artiste et empêche ainsi toute reproductibilité.
Une autre propriété faisant du cinéma une industrie est l'importance des enjeux financiers afférant à l'oeuvre cinématographique. D'une part, les moyens nécessaires, aussi bien humains que technologiques sont considérables. Il est donc indispensable de mettre en marche un processus de récolte des fonds en amont de la réalisation du film. L'économie du projet est alors spécifique dans ce sens que l'investissement se fait très souvent plusieurs mois avant tout encaissement. Un producteur sera alors extrêmement attentif aux résultats du film en salles, qui détermineront en outre les recettes futures que seront les ventes aux chaînes de télévision, les ventes de DVD ou encore la commercialisation de produits dérivés.
En tant que produit industriel, le film est lui aussi soumis à la mondialisation et s'exporte de plus en plus. Nous verrons plus tard que l'exportation est même devenue une condition sine qua none pour le bon financement d'un film. En effet, les films ne peuvent plus être rentabilisés sur leur seul territoire national, ils doivent générer des recettes à l'étranger pour amortir les coûts de production démesurés pour le cas de blockbusters. Le marché du film a donc tendance à s'internationaliser. La france se présente comme l'un des marchés les plus ouverts puisque le public français, surtout à Paris, a la possibilité d'assister à des projections de films internationaux. Ainsi, sur les 589 films sortis en 2006, 242 étaient français, 177 américains, 100 européens et 70 d'autres nationalités .
Le cinéma revêt donc des propriétés qui en font un produit industriel. Mais il ne faut surtout pas omettre qu'il est avant tout le fruit d'une expression artistique aussi noble que toute autre. Il y a certes quelques dérives, quelques films qui tendent à se rapprocher de simples produits, marchandises. Toutefois, le cinéma demeure le septième des arts, en complément de l'architecture, la peinture, la sculpture, la musique, la danse et la poésie.
On pourrait alors envisager que plus qu'une industrie culturelle, le cinéma est un art industriel. Au delà d'une simple question sémantique, cette expression remet l'art au coeur du projet cinématographique.
« Le cinéma est une industrie » : Malraux l'écrivait en 1937 et cette affirmation se vérifie aujourd'hui encore. S'il a ensuite été rejoint par le disque ou le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une oeuvre artistique et comme un produit industriel destiné à être consommé par le plus de personnes possible.
Dans son essai, L'oeuvre d'art à l'ère de sa reproductibilité technique, le philosophe Walter Benjamin, analyse la particularité que possède le cinéma d'être un art reproductible. Par conséquent, le concept d'oeuvre originale ne peut plus avoir le même sens que pour un art classique comme la peinture. De plus, il devient possible de diffuser le film à grande échelle et donc à l'international. C'est d'ailleurs probablement en réaction à l'industrialisation croissante du cinéma que se développent les arts comme l'art vidéo qui nécessite la présence de l'artiste et empêche ainsi toute reproductibilité.
Une autre propriété faisant du cinéma une industrie est l'importance des enjeux financiers afférant à l'oeuvre cinématographique. D'une part, les moyens nécessaires, aussi bien humains que technologiques sont considérables. Il est donc indispensable de mettre en marche un processus de récolte des fonds en amont de la réalisation du film. L'économie du projet est alors spécifique dans ce sens que l'investissement se fait très souvent plusieurs mois avant tout encaissement. Un producteur sera alors extrêmement attentif aux résultats du film en salles, qui détermineront en outre les recettes futures que seront les ventes aux chaînes de télévision, les ventes de DVD ou encore la commercialisation de produits dérivés.
En tant que produit industriel, le film est lui aussi soumis à la mondialisation et s'exporte de plus en plus. Nous verrons plus tard que l'exportation est même devenue une condition sine qua none pour le bon financement d'un film. En effet, les films ne peuvent plus être rentabilisés sur leur seul territoire national, ils doivent générer des recettes à l'étranger pour amortir les coûts de production démesurés pour le cas de blockbusters. Le marché du film a donc tendance à s'internationaliser. La france se présente comme l'un des marchés les plus ouverts puisque le public français, surtout à Paris, a la possibilité d'assister à des projections de films internationaux. Ainsi, sur les 589 films sortis en 2006, 242 étaient français, 177 américains, 100 européens et 70 d'autres nationalités .
Le cinéma revêt donc des propriétés qui en font un produit industriel. Mais il ne faut surtout pas omettre qu'il est avant tout le fruit d'une expression artistique aussi noble que toute autre. Il y a certes quelques dérives, quelques films qui tendent à se rapprocher de simples produits, marchandises. Toutefois, le cinéma demeure le septième des arts, en complément de l'architecture, la peinture, la sculpture, la musique, la danse et la poésie.
On pourrait alors envisager que plus qu'une industrie culturelle, le cinéma est un art industriel. Au delà d'une simple question sémantique, cette expression remet l'art au coeur du projet cinématographique.
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