La France entre neoliberalisme et social démocratie:Etude du contrat première embauche (CPE). (2006)

Date de publication :

18/04/2008

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

17 pages

Niveau :

avancé

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Sommaire :

 
 

Sommaire La France entre neoliberalisme et social démocratie:Etude du contrat première embauche (CPE). (2006)
 Sommaire

 
  1. Aux origines du Contrat Première Embauche
    1. Un chômage des jeunes de plus en plus important
    2. Les politiques actives pour l'emploi des jeunes en France
  2. Le CPE ou l'incarnation de la rupture
    1. La France : un Etat-Providence conservateur
    2. Le CPE : la rupture
  3. Le CPE : projet social-démocrate ou produit de l'idéologie néolibérale ?
    1. Un projet proche de la social-démocratie scandinave ?
    2. Le CPE : produit de l'idéologie néolibérale ?
  4. Conclusion : le CPE, actuelle conséquence et future cause de la situation économique française ?

Résumé :

Le 10 avril 2006, Dominique de Villepin, Premier Ministre français, annonce le retrait de l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances instituant le contrat première embauche (cpe) (Le Monde, 11 avril 2006 : 11). Ce retrait résulte en fait de la crise politique que l'instauration de ce nouveau contrat de travail a engendrée. En effet, adoptée dans la nuit du 8 au 9 février 2006, la loi contenant le cpe a rapidement entraîné l'émergence d'un mouvement étudiant virulent qui n'a pas hésité à manifester, à bloquer l'entrée des universités françaises ou encore à bloquer certaines voies de communication comme les routes ou les chemins de fer. Dans ce contexte d'instabilité politique et de chaos social, le retrait du cpe était nécessaire.
Dès lors, examinons de plus près le contrat première embauche. Le cpe est un contrat à durée indéterminée destiné aux jeunes de moins de 26 ans recrutés dans une entreprise de plus de 20 salariés. Une période de consolidation de 2 ans permet à l'employeur de licencier l'individu sous cpe sans en énoncer le motif, en contrepartie d'une indemnité égale à 8 % du salaire versé si le contrat a été signé depuis plus de 3 mois. De même, dans le cas d'un licenciement effectué plus de quatre mois après la signature du contrat, le salarié licencié reçoit 490 € (soit environ 640 $ CAN) par mois de la part de l'Etat pendant deux mois. D'autre part, la rupture du contrat doit être fixée par un préavis de 15 jours dans le cas d'un contrat conclu depuis moins de 6 mois et depuis plus d'un mois, et d'un mois dans le cadre d'un contrat conclu depuis plus de 6 mois. Un mois après la signature du contrat, le salarié bénéficie d'un droit individuel à la formation. Notons également qu'un jeune de mois de 26 ans peut être embauché plusieurs fois avec un cpe (france, LOI n 2006-396 du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances). En résumé, le contrat première embauche marque le début de la flexibilisation du marché du travail français en permettant à l'employeur d'embaucher plus facilement, et au jeune d'accéder à un premier emploi afin d'acquérir de l'expérience professionnelle.
Dès lors, il s'agit dans un premier temps de se demander pourquoi le gouvernement De Villepin a-t-il voulu instaurer le contrat première embauche. On suppose que la situation économique des jeunes et du pays en général a été en partie responsable de l'instauration du cpe. De même, le cpe s'inspire certainement d'antécédents.
Toutefois, une deuxième question nous vient à l'esprit : pourquoi l'adoption de ce nouveau contrat de travail a-t-elle entraîné un mécontentement si fort des étudiants, mais également de l'ensemble de l'opinion publique qui a fini par soutenir les jeunes ? En dépit de la culture politique française d'opposition, comment un seul article d'un projet de loi peut-il impliquer une révolte populaire aussi violente ? Il semble en réalité que le contrat première embauche marque une véritable rupture avec le modèle social français traditionnel.
Enfin, dans une tierce partie, nous nous demanderons de quel modèle social le cpe se rapproche le plus ? Nous lançons alors l'hypothèse que le cpe se situe entre social-démocratie de type scandinave et néolibéralisme anglo-saxon. Reste à savoir si notre hypothèse sera validée.

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A propos de l'auteur :

pencil image Deparnay D. Etudiant
Niveau :Avancé Etude suivie : Sciences politiques Ecole, université : Sciences Po Lille

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