La France se donne-t-elle les moyens de construire une véritable politique dIntelligence Economique ?
Date de publication :
15/03/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
8 pages
Sommaire :
Sommaire
- Des exemples de politique globale d'ies au niveau des états
- Des exemples hors de l'Union Européenne
- Deux exemples au sein de l'Union Européenne
- Les leçons tirées par la France
- Les spécificités françaises
- Les mesures prises par l'Etat français
- L'actualité comme preuve d'une nécessaire évolution des esprits français ?
- L'exposé des faits
- Les réactions suscitées
Résumé :
En 1994, le rapport MARTRE définit l'intelligence économique comme « l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l'entreprise, dans les meilleures conditions de qualité, de délais et de coûts ». Une autre avancée de ce rapport est la mise en place du Comité Compétitivité et Sécurité economique (CCSE), sorte de think tank , directement inspiré du modèle américain.
Ce document est un événement. Il est l'aboutissement d'actions mineures menées durant une dizaine d'années dans le domaine de l'intelligence économique en france. Ainsi, en 1982, le Centre de Prospective et d'évaluation est créé pour assurer la veille technologique. En 1992, l'Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique (l'ADIT) se voit confier la collecte, le traitement et la diffusion des informations scientifiques. Il faut bien constater que même si le CCSE n'est pas reconduit en 1995, les choses se sont ensuite accélérées dans les milieux initiés.
Dès 1996, les cycles d'intelligence economique et Stratégique (IES) commencent à l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN). En 2001, diverses structures, telle que le Chargé de Mission Défense economique (CMDE), sont mises en place.
En 2003, M. B. CARAYON, député du Tarn, remet au Premier Ministre son rapport « intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » sur les renseignements et les risques de dépendance technologique de la france. Son premier constat est la régression de la compétitivité de la france. Il pose également la question de l'avenir du pays et de son patrimoine économique dans dix ou quinze ans. Pour lui, l'information est disponible mais son traitement n'est pas réalisé.
Pour une entreprise, l'information est capitale, au même titre que son savoir-faire et son capital intellectuel. Contrairement aux anglo-saxons, la france se cantonne à la veille, ne se préoccupant que des moyens nécessaires pour développer l'IES et en en oubliant les fins. A l'heure de la mondialisation, la présence d'une entreprise de nationalité française sur un segment pointu de l'industrie, constitue un signe de puissance. Cette réflexion peut cependant être généralisée à tous les pays. La compétition est planétaire, notamment dans les domaines technologiques et il convient de connaître les acteurs du marché dans lequel on évolue ; ils peuvent en effet être dans le même temps des partenaires et des adversaires. Il faut également surveiller les évolutions de comportements du consommateur, des politiques, des instruments juridiques nationaux et internationaux, des jurisprudences, etc.
Dans le même temps, les entreprises seules, sans le concours de l'Etat et la maîtrise de l'information ne peuvent rien faire. La france s'est un temps tenu à l'écart de ces préoccupations et a du observer ce que faisaient d'autres Etats (I) pour ensuite en tirer des leçons et voir de quelles mesures, elle pourrait s'inspirer (II).
Ce document est un événement. Il est l'aboutissement d'actions mineures menées durant une dizaine d'années dans le domaine de l'intelligence économique en france. Ainsi, en 1982, le Centre de Prospective et d'évaluation est créé pour assurer la veille technologique. En 1992, l'Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique (l'ADIT) se voit confier la collecte, le traitement et la diffusion des informations scientifiques. Il faut bien constater que même si le CCSE n'est pas reconduit en 1995, les choses se sont ensuite accélérées dans les milieux initiés.
Dès 1996, les cycles d'intelligence economique et Stratégique (IES) commencent à l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN). En 2001, diverses structures, telle que le Chargé de Mission Défense economique (CMDE), sont mises en place.
En 2003, M. B. CARAYON, député du Tarn, remet au Premier Ministre son rapport « intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » sur les renseignements et les risques de dépendance technologique de la france. Son premier constat est la régression de la compétitivité de la france. Il pose également la question de l'avenir du pays et de son patrimoine économique dans dix ou quinze ans. Pour lui, l'information est disponible mais son traitement n'est pas réalisé.
Pour une entreprise, l'information est capitale, au même titre que son savoir-faire et son capital intellectuel. Contrairement aux anglo-saxons, la france se cantonne à la veille, ne se préoccupant que des moyens nécessaires pour développer l'IES et en en oubliant les fins. A l'heure de la mondialisation, la présence d'une entreprise de nationalité française sur un segment pointu de l'industrie, constitue un signe de puissance. Cette réflexion peut cependant être généralisée à tous les pays. La compétition est planétaire, notamment dans les domaines technologiques et il convient de connaître les acteurs du marché dans lequel on évolue ; ils peuvent en effet être dans le même temps des partenaires et des adversaires. Il faut également surveiller les évolutions de comportements du consommateur, des politiques, des instruments juridiques nationaux et internationaux, des jurisprudences, etc.
Dans le même temps, les entreprises seules, sans le concours de l'Etat et la maîtrise de l'information ne peuvent rien faire. La france s'est un temps tenu à l'écart de ces préoccupations et a du observer ce que faisaient d'autres Etats (I) pour ensuite en tirer des leçons et voir de quelles mesures, elle pourrait s'inspirer (II).
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