Franck Lestringant et "lHistoire dun voyage fait en la terre du Brésil" de Jean de Léry
Date de publication :
29/08/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le regard de Jean de Léry est d'abord condamnatoire
- Un voyage qui se fait rite d'initiation par l'émerveillement qu'il suscite ; à l'origine d'un regard amoureux portant sur le Brésil et dominant dans l'ouvrage
- Une réflexion visant à rassembler l'humanité et à lui donner comme modèle l'éden brésilien
Résumé :
« L'histoire d'un voyage en la terre du brésil est le récit d'un témoin dédoublé, témoin intransigeant de la Parole d'une part, et en même temps, et contradictoirement témoin amoureux d'un monde auquel il n'était pas préparé et au milieu duquel, l'espace d'à peine un an, il s'est trouvé de plain-pied heureux, comblé. La réussite du livre tient à la tension jamais résolue entre ces deux points de vue. » (franck lestringant, jean de léry ou l'invention du sauvage, 1999)
Qui eût dit à jean de léry ; calviniste genevois, que son départ à l'hiver 1557 pour le nouveau monde serait suivi, moins d'un an plus tard, d'un retour puis de la publication d'une histoire d'un voyage fait en la terre du brésil, l'eût beaucoup étonné. En effet, lorsqu'il quitte avec ses compagnons le port de Honfleur, jean de léry croit ne jamais devoir revenir sur le vieux continent ; il est un émigrant sur le point de participer à la fondation d'une colonie protestante sur une terre - presque - vierge.
Pourtant le titre de l'ouvrage publié près de vingt ans après son retour tient plus u récit de voyage que du récit religieux. En ce sens franck lestringant peut parler de l'auteur de l'histoire d'un voyage fait en la terre du brésil comme d'un « témoin dédoublé ». Ainsi jean de léry apparaît-il comme un « témoin intransigeant de la Parole » ; en futur pasteur calviniste ils est aux aguets des formes de dépravation et d'irréligion de ce nouveau monde, souvent prosélyte car désireux de délivrer le message de la « vraie religion ». En un mot il demeure éminemment marqué par le sceau de sa culture chrétienne européenne. Son regard est alors critique.
Il est aussi « témoin amoureux d'un monde auquel il n'était pas préparé et au milieu duquel [...] il s'est trouvé de plain-pied heureux, comblé ». En effet, son voyage se fait vite aventure et son cheminement parmi les Tououpinambaoults, parcours initiatique au sein d'un monde s'avérant contenir toujours plus de sujets d'émerveillement. Son propos est alors descriptif et orienté.
C'est, selon F. lestringant, le caractère « contradictoire » de ces deux témoignages, la « tension jamais résolue entre ces deux points de vue » qui fait tout la « réussite du livre ».
Il s'agira de montrer ici que l'affirmation du critique ne s'applique que dans une mesure restreinte à l'ouvrage de jean de léry en ceci que si la tension évoquée entre les deux points de vue est réelle, elle trouve son dénouement dans la volonté de l'auteur de réconcilier l'humanité par le biais d'un véritable procès des modèles européens.
En ce sens nous montrerons que le regard de jean de léry est d'abord condamnatoire, « intransigeant », du fait de modèles de pensée européens très traditionnels qu'il va finir par mettre en doute, au profit de Tououpinambaoults. Puis nous verrons que son voyage se fait rite d'initiation par l'émerveillement qu'il suscite ; à l'origine d'un regard « amoureux » portant sur le brésil et dominant dans l'ouvrage. Enfin nous expliquerons comment l'auteur se sort de cet entre-deux culturel dans lequel il est enfermé en menant une réflexion visant à rassembler l'humanité et à lui donner comme modèle l'éden brésilien.
Qui eût dit à jean de léry ; calviniste genevois, que son départ à l'hiver 1557 pour le nouveau monde serait suivi, moins d'un an plus tard, d'un retour puis de la publication d'une histoire d'un voyage fait en la terre du brésil, l'eût beaucoup étonné. En effet, lorsqu'il quitte avec ses compagnons le port de Honfleur, jean de léry croit ne jamais devoir revenir sur le vieux continent ; il est un émigrant sur le point de participer à la fondation d'une colonie protestante sur une terre - presque - vierge.
Pourtant le titre de l'ouvrage publié près de vingt ans après son retour tient plus u récit de voyage que du récit religieux. En ce sens franck lestringant peut parler de l'auteur de l'histoire d'un voyage fait en la terre du brésil comme d'un « témoin dédoublé ». Ainsi jean de léry apparaît-il comme un « témoin intransigeant de la Parole » ; en futur pasteur calviniste ils est aux aguets des formes de dépravation et d'irréligion de ce nouveau monde, souvent prosélyte car désireux de délivrer le message de la « vraie religion ». En un mot il demeure éminemment marqué par le sceau de sa culture chrétienne européenne. Son regard est alors critique.
Il est aussi « témoin amoureux d'un monde auquel il n'était pas préparé et au milieu duquel [...] il s'est trouvé de plain-pied heureux, comblé ». En effet, son voyage se fait vite aventure et son cheminement parmi les Tououpinambaoults, parcours initiatique au sein d'un monde s'avérant contenir toujours plus de sujets d'émerveillement. Son propos est alors descriptif et orienté.
C'est, selon F. lestringant, le caractère « contradictoire » de ces deux témoignages, la « tension jamais résolue entre ces deux points de vue » qui fait tout la « réussite du livre ».
Il s'agira de montrer ici que l'affirmation du critique ne s'applique que dans une mesure restreinte à l'ouvrage de jean de léry en ceci que si la tension évoquée entre les deux points de vue est réelle, elle trouve son dénouement dans la volonté de l'auteur de réconcilier l'humanité par le biais d'un véritable procès des modèles européens.
En ce sens nous montrerons que le regard de jean de léry est d'abord condamnatoire, « intransigeant », du fait de modèles de pensée européens très traditionnels qu'il va finir par mettre en doute, au profit de Tououpinambaoults. Puis nous verrons que son voyage se fait rite d'initiation par l'émerveillement qu'il suscite ; à l'origine d'un regard « amoureux » portant sur le brésil et dominant dans l'ouvrage. Enfin nous expliquerons comment l'auteur se sort de cet entre-deux culturel dans lequel il est enfermé en menant une réflexion visant à rassembler l'humanité et à lui donner comme modèle l'éden brésilien.
Voir docs similaires : Littérature
1
Le Masculin et le Féminin dans l'Histoire d'un voyage faict en la terre du Brésil, de Jean de Léry
Exposé | 02/05/2008 | fr | .doc | 17 pages
Dernières nouveautés dans la catégorie : Littérature
1
Fureur et mystère de René Char : « Congé au vent »
Commentaire de texte | 05/11/2009 | fr | .doc | 2 pages
2
Dissertation sur le héros romanesque, d'après une citation de Camus
Exposé | 03/11/2009 | fr | .doc | 6 pages
3
Travail de rédaction à partir dru roman de Michel Quint, Effroyables jardins
Exposé | 02/11/2009 | fr | .doc | 1 page
4
Pourquoi certains écrivains ont-ils recours à la fiction pour transmettre des vérités ou des leçons ?
Exposé | 30/10/2009 | fr | .doc | 2 pages
5
Dans quelle mesure le spectateur est-il partie prenante de la représentation théâtrale ?
Commentaire de texte | 30/10/2009 | fr | .doc | 4 pages
Les plus consultés sur 30 jours en : Littérature
3
Thème de français CPGE 2009/2010 : l'argent - 50 citations prêtes à l'emploi pour vos dissertations
Fiche | 19/08/2009 | fr | .pdf | 4 pages
4
Quelle est la place de l'ironie dans Les Liaisons dangereuses de Laclos et dans son adaptation par Stephen Frears ?
Exposé | 12/09/2009 | fr | .doc | 3 pages
