Frans Hals (Anvers 1581-1585 Haarlem 1666)
Date de publication :
24/04/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
4 pages
Sommaire :
Sommaire
- Intimisme et rudesse de Frans Hals
- Quelques 'uvres
Résumé :
L'art immense de frans hals n'est pas résumé mais rassemblé, recréé, enrichi de toute vie, neuf comme une première oeuvre, dans le portait des « régentes de l'hospice de vieillards de haarlem » (1664 huile sur toile, 170.5X249.5, haarlem, frans Halsmuseum.). hals peint cette toile à 84 ans, deux ans avant sa mort. Ce qui fait son incomparable grandeur, c'est d'abord sa facture impatiente. La main du vieux maître ne tremble pas, refuse de s'attarder. Sa brosse, d'un seul trait, jette une collerette blanche sur un corsage noir. Elle se contraint à quelque minutie sur les visages. Le peintre s'attarde çà et là car il n'est plus hanté seulement par la forme et la couleur mais par un secret, par la mort, par cette vie qu'on recommence chaque jour d'autant plus consciemment que la mort est proche. Et puis, les mains enfin, de ces vieilles femmes qui gardent les vieillards, les mains gonflées d'engelures de ces vieilles filles, mères gouvernantes d'aïeul d'enfants. Cinq collerettes, géométrie blanche et grise, cinq têtes intenses et mornes, une paume ouverte - pour quelle quête ?- deux poings sur la table, des doigts élégamment occupés par un éventail et un mouchoir, et, au premier plan, à droite du tableau, superbe, une longue main décharnée. Sur le fond bistre et les longues robes noires, une seule touche vive : la tranche rouge d'un livre posé sur la table recouverte d'un grenat éteint. Ce tableau suffirait à l'immortalité de frans hals. Il ne marque pas un progrès, il n'est pas un aboutissement mais pose une question, cette question qu'un véritable artiste ne cesse de formuler.
frans hals boit à pleins bords, aime l'amour, la ripaille et les querelles. Cette joie de vivre est-elle aussi claire, aussi simple qu'il y paraît ? Une tradition veut que hals ait eu pour maître Karel Van Mander. On ne retrouve dans son oeuvre aucune trace du maniérisme du fondateur de l'académie de haarlem. Selon une autre source, il aurait suivi des leçons d'Adam Van Noort à anvers. Peut-être a-t-il été élève du premier comme du second ? Son style offre une indéniable parenté avec celui de l'école flamande et son pinceau a cette liberté négligente qui fait penser à Rubens.
On ne connaît pas d'oeuvre de jeunesse de frans hals. La première qui puisse lui être attribuée est le portrait de Jacob Zaffius en 1611. Le premier - et des plus remarquables - de portraits collectifs date de 1616. Aucun, parmi les quelque cent quatre vingt quinze portraits dont il est l'auteur, n'est indifférent. Peintre de l'apparence, hals n'aurait pas su deviner l'âme de ses personnages. Peintre de l'apparence, soit ; de toute l'apparence, il n'est pas une ride, pas un reflet de l'iris, pas un affaissement des chairs qui n'échappe à frans hals, mais jamais il ne s'y arrête, jamais il ne retient pour lui-même un seul de ces détails.
frans hals boit à pleins bords, aime l'amour, la ripaille et les querelles. Cette joie de vivre est-elle aussi claire, aussi simple qu'il y paraît ? Une tradition veut que hals ait eu pour maître Karel Van Mander. On ne retrouve dans son oeuvre aucune trace du maniérisme du fondateur de l'académie de haarlem. Selon une autre source, il aurait suivi des leçons d'Adam Van Noort à anvers. Peut-être a-t-il été élève du premier comme du second ? Son style offre une indéniable parenté avec celui de l'école flamande et son pinceau a cette liberté négligente qui fait penser à Rubens.
On ne connaît pas d'oeuvre de jeunesse de frans hals. La première qui puisse lui être attribuée est le portrait de Jacob Zaffius en 1611. Le premier - et des plus remarquables - de portraits collectifs date de 1616. Aucun, parmi les quelque cent quatre vingt quinze portraits dont il est l'auteur, n'est indifférent. Peintre de l'apparence, hals n'aurait pas su deviner l'âme de ses personnages. Peintre de l'apparence, soit ; de toute l'apparence, il n'est pas une ride, pas un reflet de l'iris, pas un affaissement des chairs qui n'échappe à frans hals, mais jamais il ne s'y arrête, jamais il ne retient pour lui-même un seul de ces détails.
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