Georges Scott (1873- 1943)
Date de publication :
19/12/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Né à Paris en 1873
- En 1890, élève à l'école des beaux arts
- Les guerres
- L'armistice du 11 novembre 1918 est pour Scott l'occasion d'une grande messe picturale
- Le portrait équestre de Mussolini
- L'Entre-deux-guerres
Résumé :
Etudier le personnage de georges scott, rendre compte de son oeuvre oblige à résoudre un grand nombre de difficultés.
Les premières sont matérielles. Nous disposons en effet de très peu de documents permettant de mettre en lumière celui qui fut l'un des plus grands illustrateurs de son temps et un reporter de guerre exceptionnel, travaillant pour les plus grands journaux tels que l'Illustration, l'intransigeant, le Graphic, Mame ou le Dailly Mirror. Seul un portefeuille conservé au musée de l'armée aux Invalides et quelques articles nous autorise à brosser un portrait rapide et succinct.
Une seconde série de difficultés tient à la personnalité du peintre de même qu'à l'interprétation de son oeuvre, en rapport avec l'image que le public pouvait avoir de lui. Peintre aux armées, peintre officiel de la première guerre mondiale, citoyen proche des accents patriotique d'un Paul Déroulède, georges scott présente parfois des images de guerre qui sont loin du ton généralement adopté, glorificateur et épuré. Au contraire, maint tableaux sont le reflet le plus fidèle quoique parfois idéaliste de la Première Guerre mondiale, juxtaposant la noirceur d'un ciel embrumé par les combats qui se distingue à peine de la boue où rampe le combattant et des visages qui sont comme modelés par la mort qui rode. Aux croquis destinés à l'Illustration se substitue donc souvent la réalité, ton sur ton de l'épouvante .
Enfin, les dernières difficultés tiennent à la périodisation des oeuvres de scott, particulièrement hasardeuse dans la mesure où portraits officiels (il fut, entre autre le portraitiste d'Alphonse XIII, de georges V et de Mussolini), illustration de guerre et peinture de genre sont concomitantes et n'attestent guère d'une évolution. Ainsi, la carrière officielle de scott commence et s'achève par une exaltation de la légende napoléonienne.
Dans ces conditions, l'on peut dire que georges scott fut d'abord un peintre aux goûts éclectiques, cédant le plus souvent à l'humeur, sentant remarquablement l'atmosphère d'un sujet à reproduire sans pour autant développer l'ambition d'une démarche esthétique évolutive, personnelle et visible dans la durée qui viendrait scander les différents moments de son oeuvre.
Les premières sont matérielles. Nous disposons en effet de très peu de documents permettant de mettre en lumière celui qui fut l'un des plus grands illustrateurs de son temps et un reporter de guerre exceptionnel, travaillant pour les plus grands journaux tels que l'Illustration, l'intransigeant, le Graphic, Mame ou le Dailly Mirror. Seul un portefeuille conservé au musée de l'armée aux Invalides et quelques articles nous autorise à brosser un portrait rapide et succinct.
Une seconde série de difficultés tient à la personnalité du peintre de même qu'à l'interprétation de son oeuvre, en rapport avec l'image que le public pouvait avoir de lui. Peintre aux armées, peintre officiel de la première guerre mondiale, citoyen proche des accents patriotique d'un Paul Déroulède, georges scott présente parfois des images de guerre qui sont loin du ton généralement adopté, glorificateur et épuré. Au contraire, maint tableaux sont le reflet le plus fidèle quoique parfois idéaliste de la Première Guerre mondiale, juxtaposant la noirceur d'un ciel embrumé par les combats qui se distingue à peine de la boue où rampe le combattant et des visages qui sont comme modelés par la mort qui rode. Aux croquis destinés à l'Illustration se substitue donc souvent la réalité, ton sur ton de l'épouvante .
Enfin, les dernières difficultés tiennent à la périodisation des oeuvres de scott, particulièrement hasardeuse dans la mesure où portraits officiels (il fut, entre autre le portraitiste d'Alphonse XIII, de georges V et de Mussolini), illustration de guerre et peinture de genre sont concomitantes et n'attestent guère d'une évolution. Ainsi, la carrière officielle de scott commence et s'achève par une exaltation de la légende napoléonienne.
Dans ces conditions, l'on peut dire que georges scott fut d'abord un peintre aux goûts éclectiques, cédant le plus souvent à l'humeur, sentant remarquablement l'atmosphère d'un sujet à reproduire sans pour autant développer l'ambition d'une démarche esthétique évolutive, personnelle et visible dans la durée qui viendrait scander les différents moments de son oeuvre.
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