Giorgio Agamben, létat dexception, la souveraineté et la vie nue
Date de publication :
16/11/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
6 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le concept d'état d'exception
- L'objet de cette biopolitique
Résumé :
L'ambition de cet essai est d'exposer les théories du philosophe agamben en ce qui concerne l'état d'exception, la souveraineté et la vie nue qui sont, nous le verrons, étroitement liés. Je tenterai de montrer que malgré la pertinence de beaucoup des arguments de giorgio agamben, ses travaux soulèvent de nombreuses interrogations et donnent lieu à de multiples objections.
Dans une première partie je m'attarderai plus spécialement sur le concept d'état d'exception, qui est en quelque sorte inhérent à la souveraineté comme mécanisme de la biopolitique, puis dans une seconde partie nous verrons plus spécialement ce qu'il en est de l'objet de cette biopolitique, véritable appareil de capture, et qui est la vie nue.
Le point de départ de l'auteur est le constat suivant : depuis toujours, le droit public manque d'une théorie cohérente de l'état d'exception.
Pour le juriste, en effet, l'état d'exception, en tant qu'il est davantage une question de fait qu'une question juridique proprement dite, est réponse à une nécessité qui l'exige comme tel. Necessitas legem non habet est à entendre, selon G. agamben, en ses deux sens opposés : « La nécessité ne reconnaît aucune loi » et « la nécessité crée sa propre loi » (ou, comme on dit, nécessité fait loi).
D'une part, l'état de nécessité sur lequel se fonde l'état d'exception ne saurait avoir de forme juridique. D'autre part, la définition du terme même est rendue difficile en tant qu'elle se situe à la limite entre la politique et le droit. D'où l'opinion selon laquelle l'état d'exception serait « un point de déséquilibre entre le droit public et le fait politique » qui - comme la guerre civile, l'insurrection et la résistance - se situe dans une « frange ambiguë et incertaine, à l'intersection entre le juridique et le politique ».
Par là même l'état d'exception pose le problème de la limite et celui du statut des mesures exceptionnelles en tant qu'elles sont des mesures juridiques - dont la rationalité est politique - qui ne peuvent être comprises sur le plan du droit en tant que tel. Il s'en déduit une définition de l'état d'exception : c'est la notion de la forme légale de ce qui ne saurait avoir de forme légale.
Ainsi, l'exception apparaît comme le dispositif original grâce auquel le droit - en tant que système de règles symboliques - se réfère à la vie (réelle) et l'inclut en lui du fait de sa propre suspension. Dans cette perspective, une théorie de l'état d'exception est nécessaire pour définir et penser la relation qui lie et, en même temps, abandonne le vivant au droit.
Dans une première partie je m'attarderai plus spécialement sur le concept d'état d'exception, qui est en quelque sorte inhérent à la souveraineté comme mécanisme de la biopolitique, puis dans une seconde partie nous verrons plus spécialement ce qu'il en est de l'objet de cette biopolitique, véritable appareil de capture, et qui est la vie nue.
Le point de départ de l'auteur est le constat suivant : depuis toujours, le droit public manque d'une théorie cohérente de l'état d'exception.
Pour le juriste, en effet, l'état d'exception, en tant qu'il est davantage une question de fait qu'une question juridique proprement dite, est réponse à une nécessité qui l'exige comme tel. Necessitas legem non habet est à entendre, selon G. agamben, en ses deux sens opposés : « La nécessité ne reconnaît aucune loi » et « la nécessité crée sa propre loi » (ou, comme on dit, nécessité fait loi).
D'une part, l'état de nécessité sur lequel se fonde l'état d'exception ne saurait avoir de forme juridique. D'autre part, la définition du terme même est rendue difficile en tant qu'elle se situe à la limite entre la politique et le droit. D'où l'opinion selon laquelle l'état d'exception serait « un point de déséquilibre entre le droit public et le fait politique » qui - comme la guerre civile, l'insurrection et la résistance - se situe dans une « frange ambiguë et incertaine, à l'intersection entre le juridique et le politique ».
Par là même l'état d'exception pose le problème de la limite et celui du statut des mesures exceptionnelles en tant qu'elles sont des mesures juridiques - dont la rationalité est politique - qui ne peuvent être comprises sur le plan du droit en tant que tel. Il s'en déduit une définition de l'état d'exception : c'est la notion de la forme légale de ce qui ne saurait avoir de forme légale.
Ainsi, l'exception apparaît comme le dispositif original grâce auquel le droit - en tant que système de règles symboliques - se réfère à la vie (réelle) et l'inclut en lui du fait de sa propre suspension. Dans cette perspective, une théorie de l'état d'exception est nécessaire pour définir et penser la relation qui lie et, en même temps, abandonne le vivant au droit.
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