GOFFMAN, Erving, Stigmate. Les usages sociaux du handicap, BECKER, Howard, Outsiders : études de sociologie de la déviance,
Date de publication :
09/05/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
18 pages
Sommaire :
Sommaire
- Présentation des auteurs, définitions, et premières applications aux relations internationales
- Introduction aux théories de la déviance : Goffman et Becker
- Présentation de deux ouvrages clés : Stigmates (Goffman) et Outsiders (Becker)
- Application du concept de déviance aux relations internationales contemporaines : qui sont les Etats déviants ou « voyous » du XXIème siècle, et pourquoi sont-ils désignés ainsi?
- La déviance et la norme comme processus subjectifs
- Le mécanisme d'imposition et d'application des normes et « l'entrepreneur de la morale »
- Une perspective historique: l'illustration de la théorie de Becker par le plan Marshall
- L'intérêt personnel comme la source de l'imposition des normes ou la subjectivité des concepts de norme et de déviance : le comportement ambigu des Etats-Unis
- Remise en cause du concept même de déviance. Critiques et alternatives.
- Limites conceptuelles de la déviance
- Qui sont les vrais « déviants » ?
- Oublier la « déviance » pour envisager des politiques d'ouverture et d'incitations
Résumé :
goffman et becker sont les premiers sociologues à avoir exploré la notion de déviance dans une perspective interactionniste. Pour eux, la « déviance » est plus le résultat d'un processus relationnel entre les individus qu'une caractéristique en-soi de l'acteur considéré « déviant ». Les auteurs nous introduisent ainsi aux notions fondamentales de « stigmate », de « norme » et de « déviance », d'une manière à la fois novatrice et qui nous a semblé exceptionnellement visionnaire.
Il y a en effet, sans conteste, des normes qui régissent la société internationale contemporaine. Ainsi, l'existence d'une Organisation des Nations Unies, de Tribunaux Pénaux Internationaux, d'une Banque Mondiale, d'un Fonds Monétaire International ou encore d'une Organisation Mondiale du Commerce etc. confirme l'existence de normes, règles, principes fondamentaux - ou du moins de processus d'établissement de ceux-ci - qui sont universellement reconnus par les acteurs de la Communauté internationale. Et qui dit norme - ou lois - dit possibilité de déviance, c'est à dire de non-respect de celles-ci. Ainsi, il y a les « PED » (Pays en voie de Développement), auxquels sont accordés des concessions dans le cadre de l'OMC ; il y a le Tiers-Monde ; ou encore les Etats terroristes ou complices du terrorisme, plus couramment appelés « Etats voyous ». C'est donc que les concepts de « norme » et de « déviance » décrits par goffman et becker ne sont pas uniquement compatibles avec une étude sociologique à petite échelle, mais ont la capacité de s'adapter à une plus grande échelle, au niveau international, plus de vingt à trente ans plus tard. En cela, l'oeuvre des deux sociologues prend, à nos yeux, une valeur universelle - bien qu'elle ait certaines limites.
Ce dossier sociologique s'attachera donc à rendre compte et à analyser dans une perspective critique les concepts de goffman et becker appliqués aux relations internationales. En d'autres termes, on tentera de répondre à la question suivante : dans quelles limites les concepts de « déviance » et de « norme » sont-ils légitimement applicables à une étude sociologique des relations internationales?
Il y a en effet, sans conteste, des normes qui régissent la société internationale contemporaine. Ainsi, l'existence d'une Organisation des Nations Unies, de Tribunaux Pénaux Internationaux, d'une Banque Mondiale, d'un Fonds Monétaire International ou encore d'une Organisation Mondiale du Commerce etc. confirme l'existence de normes, règles, principes fondamentaux - ou du moins de processus d'établissement de ceux-ci - qui sont universellement reconnus par les acteurs de la Communauté internationale. Et qui dit norme - ou lois - dit possibilité de déviance, c'est à dire de non-respect de celles-ci. Ainsi, il y a les « PED » (Pays en voie de Développement), auxquels sont accordés des concessions dans le cadre de l'OMC ; il y a le Tiers-Monde ; ou encore les Etats terroristes ou complices du terrorisme, plus couramment appelés « Etats voyous ». C'est donc que les concepts de « norme » et de « déviance » décrits par goffman et becker ne sont pas uniquement compatibles avec une étude sociologique à petite échelle, mais ont la capacité de s'adapter à une plus grande échelle, au niveau international, plus de vingt à trente ans plus tard. En cela, l'oeuvre des deux sociologues prend, à nos yeux, une valeur universelle - bien qu'elle ait certaines limites.
Ce dossier sociologique s'attachera donc à rendre compte et à analyser dans une perspective critique les concepts de goffman et becker appliqués aux relations internationales. En d'autres termes, on tentera de répondre à la question suivante : dans quelles limites les concepts de « déviance » et de « norme » sont-ils légitimement applicables à une étude sociologique des relations internationales?
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