Groupes et individus en démocratie contemporaine

Date de publication :

19/09/2007

Langue :

Français

Format :

.doc

Nombre de pages :

6 pages

Niveau :

avancé

Consulté :

1 fois

Avis client :

non évalué

Validé par :

le comité Oboulo.com

Sommaire :

 
 

Sommaire Groupes et individus en démocratie contemporaine Sommaire

 
  1. La coopération, c'est-à-dire l'agir ensemble comme un jeu à somme positive, l'individu au service du groupe et réciproquement
  2. Le conflit comme nature possible de l'interaction individus/groupe
  3. La rencontre de l'individu et du groupe au sein même des individus

Résumé :

Suffisamment rare pour être remarqué, il semble exister un consensus intellectuel autour de la question de l'individu : c'est à la modernité que l'on doit sa naissance. Tandis que la philosophie politique ancienne s'interrogeait sur la question du meilleur régime et de la vie bonne, la philosophie politique moderne, s'est concentrée sur l'individu agissant, mû par son seul désir de conservation. Décrit notamment par Leo Strauss, ce passage de l'ancien au moderne a non seulement fait disparaître les questions premières et simples des philosophes politiques grecs, mais il est également responsable d'un relativisme généralisé et d'un historicisme dangereux, instituant l'individu moderne calculateur comme étalon de mesure à l'aune duquel nous nous évertuons à comprendre le politique. Sous la forme d'une révolution anthropologique pour Marcel Gauchet, d'un nouvel idéal d'authenticité pour Charles Taylor, d'une quête d'autoréalisation de soi pour Gilles Lipovetsky, la société moderne est une société d'individus. Entité autonome, incarnation d'une volonté singulière comme d'une humanité universelle, l'individu en quête de liberté incarne la modernité. La philosophie politique, la sociologie, la science politique, toutes s'accordent sur ce postulat.
Les conclusions néanmoins sont divergentes, négatives pour les uns - l'anomie, la démocratie gangrenée -, enthousiasmantes pour les autres - autonomie, liberté, progrès, contre le groupe oppressant. Or le cadre proposé de la « démocratie contemporaine », que l'on peut interpréter comme la démocratie libérale, pluraliste et post-totalitaire, nous oblige à réfléchir l'individu et le groupe ensemble. Seule la démocratie permet le développement d'un individualisme, soit l'affirmation première des libertés individuelles, tout en étant le cadre de vie des acteurs collectifs. Au sens large, l'acteur peut être individuel (l'individu) ou collectif (le groupe, sous-ensemble de la société), il est le personnage politique, en interaction avec d'autres, interaction dont la science politique détaille la nature. La démocratie contemporaine suppose la liberté permettant l'épanouissement de l'individu mais aussi l'expression égalitaire des groupes. En somme, elle est le seul régime à permettre la coexistence pacifique de l'un et de l'autre ; non pas qu'il y ait absence de conflit - sans quoi, n'y aurait-il pas absence de politique ? -, mais que leur résolution est possible dans un cadre limitant la violence. À cela s'ajoute la caractéristique essentielle de l'individu en démocratie, soit d'être la source de délégation du pouvoir. Les groupes sont la médiation nécessaire pour que l'individu fasse valoir ce pouvoir. La réalisation de l'individu démocratique, c'est sa vie collective comme possibilité d'action politique. C'est en se constituant en groupes que les individus assument leur intérêt privé et négocient avec l'intérêt général : il n'y a pas de primauté de l'un sur l'autre, mais transaction, interaction. Nous nous trouvons là devant un point nodal : trivialement, il y eut d'un côté, une conception holiste, et de l'autre, une conception individualiste des questions politiques. Chacune tire stérilement dans un sens, et le noeud se resserre : dans quelle mesure peut on penser le groupe et les individus pour comprendre les possibilités du vivre-ensemble et de l'agir en démocratie ? Peut-on interpréter l'action collective comme un jeu d'échanges entre les acteurs individuels et collectifs ou doit-on se contenter d'une alternative exclusive avec comme horizon le conflit d'intérêt, entre général et particulier ?
Pour desserrer le noeud, tentons donc de mettre en évidence les lieux de rencontre entre individus et groupes, pour saisir le mouvement pluriel et conflictuel de l'individu dans le groupe et du groupe dans l'individu. Pour cela, il s'agira tout d'abord d'envisager la coopération, c'est-à-dire l'agir ensemble comme un jeu à somme positive, l'individu au service du groupe et réciproquement. Il sera question de l'action collective et de l'opinion publique. À l'inverse, il sera ensuite nécessaire de comprendre le conflit comme nature possible de l'interaction individus/groupe : à travers les partis politiques ou la représentation, nous questionnerons l'aliénation potentielle de l'individu au nom du vivre-ensemble démocratique. Enfin, et à la lumière des deux analyses précédentes, il sera opportun d'envisager la négociation, plus précisément la rencontre de l'individu et du groupe au sein même des individus. La distinction individu / citoyen et les problèmes du vote nous permettront de mettre en évidence les transactions, conscientes ou non, entre l'adhérence à soi et les traces du groupe.

Voir docs similaires : Sciences politiques

1
 
Groupe et individu en démocratie contemporaine

Exposé  |  10/09/2007   |  fr  |  .doc  |  6 pages

2
 
La souveraineté populaire peut-elle être assimilée à la démocratie ?

Exposé  |  14/11/2006   |  fr  |  .doc  |  7 pages

3
 
Peut-on justifier la promotion de la démocratie à travers la société civile ?

Exposé  |  19/01/2009   |  fr  |  .doc  |  9 pages

4
 
Démocratie et totalitarismes

Fiche  |  01/01/2000   |  fr  |  .doc  |  3 pages

5
 
François Ascher, Les nouveaux principes de l'urbanisme. La fin des villes n'est pas à l'ordre du jour, l'Aube, 2001

Fiche de lecture  |  17/07/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

Dernières nouveautés dans la catégorie : Sciences politiques

1
 
La discrimination positive

Exposé  |  06/11/2009   |  fr  |  .doc  |  3 pages

2
 
3
 
Histoire de la pensée politique après 1789

Cours  |  04/11/2009   |  fr  |  .doc  |  61 pages

4
 
L'obstruction parlementaire

Mémoire  |  31/10/2009   |  fr  |  .doc  |  9 pages

5
 
Colonies : la guerre des mémoires

Exposé  |  30/10/2009   |  fr  |  .doc  |  4 pages

Les plus consultés sur 30 jours en : Sciences politiques

1
 
Les partis politiques de Robert Michels

Fiche de lecture  |  28/12/2001   |  fr  |  .doc  |  6 pages

2
 
Le juge administratif et la Constitution

Exposé  |  29/12/2007   |  fr  |  .doc  |  7 pages

3
 
Les partis politiques et la loi d'airain de l'oligarchie - analyse de la thèse de Roberto Michels

Exposé  |  28/12/2006   |  fr  |  .doc  |  9 pages

4
 
Economie des parties et rétribution du militantisme, de Daniel Gaxie

Fiche de lecture  |  11/07/2007   |  fr  |  .doc  |  5 pages

5
 
La séparation des pouvoirs selon Montesquieu

Exposé  |  16/01/2007   |  fr  |  .doc  |  3 pages

A propos de l'auteur :

pencil image Benjamin B. Étudiant
Niveau :Avancé Etude suivie : Sciences politiques Ecole, université : IEP Paris

Du même auteur :

R. Koselleck, "Le futur passé", 1990, Chapitre « Histoire des concepts et histoire sociale »

Exposé  |  19/09/2007  |  fr  |  .doc  |  7 pages

Pourquoi y a-t-il si peu de philosophes démocrates ?

Exposé  |  19/09/2007  |  fr  |  .doc  |  3 pages

Analyse comparée : Kuhn et Rorty

Exposé  |  19/09/2007  |  fr  |  .doc  |  4 pages