Hannah Arendt : la crise de la culture
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fiche de lecture
publié le 28/02/2007
avis client : non évalué
niveau : expert
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Résumé
Juive allemande et philosophe, née à Hanovre en 1906, formée par deux grands maîtres, Heidegger et Jaspers, Hannah Arendt a connu deux fois l'exil, en France (1933), puis aux États-Unis (1941), dont elle devint citoyenne. Elle mourut en 1975. Son œuvre politique s'appuie sur une analyse du totalitarisme, dont elle retrace la généalogie dans nos sociétés modernes et dont elle fait ressortir les implications historiques et philosophiques. Citons, notamment, sur ce chapitre : Les origines du totalitarisme (1951), Eichmann à Jérusalem et Essai sur la Révolution publiés en 1963, Du mensonge à la violence (1972). A partir du fait totalitaire, Hannah Arendt propose une relecture critique des notions fondamentales du politique qui ont émergé en Occident avec les cités grecques et qui ont été occultées par les dérives totalitaires: liberté et justice, autorité et raison, responsabilité et vertu,…. En retrouvant le sens, ou l'esprit originel de ces concepts, on peut mettre des mots sur l'expérience de la liberté politique, du « bonheur public », expérience dont la cité grecque fut le lieu réel et qui s'est plusieurs fois reproduite à l'improviste et fugitivement lors du déclenchement des révolutions et dans les mouvements de résistance, chaque fois que des hommes ont « commencé à créer cet espace public entre eux où la liberté peut apparaître ».
Dans La Crise de la Culture, Hannah Arendt part de l' « usure » de la tradition dans nos sociétés qui nous rend « incompréhensible » un certain nombre de concepts de la pensée politique occidentale qui sont nés avec Aristote et Platon, et dont elle fait l'histoire « critique », de leur naissance à leur remise en cause moderne : l'Histoire, l'autorité, la liberté, l'éducation, la culture …. Parallèlement, elle essaye d'envisager les conséquences de leur crise ou de leur déclin pour nos sociétés.
L'ouvrage est composé de huit essais. On peut les organiser en trois parties. Une première partie liminaire, composé de deux essais La tradition et l'âge moderne et Le concept d'histoire : antique et moderne qui traitent de la rupture moderne dans la tradition et du concept d'histoire par lequel l'âge moderne a voulu tourner le dos à la tradition philosophique ; La deuxième partie examine deux concepts politiques centraux et liés, l'autorité et la liberté, en montrant qu'aux questions : « qu'est-ce que l'autorité ? » et « qu'est-ce que la liberté », aucune des réponses fournies par la tradition ne sont plus bonnes ni utilisables. Les quatre essais de la dernière partie : « La crise de l'éducation », « la crise de la culture : sa portée sociale et politique », « vérité et politique », « la conquête de l'espace et la dimension de l'homme » sont des tentatives pour appliquer le mode de pensée mis en place dans les deux premières parties à des problèmes contemporains plus immédiats.
Je suivrai l'ordre des essais dans la fiche, mais je leur donnerai une importance très inégale, en me concentrant surtout sur la deuxième partie, qui me paraît être la plus stimulante ; pour la dernière partie, je passerai très rapidement sur le dernier essai qui est très marqué par l'époque de sa rédaction (les années 50-70), même si certains aperçus sur la science sont tout à fait transposables à des domaines comme les biotechnologies, par exemple, qui en étaient à leurs balbutiements à l'époque de la publication de ces textes.
Dans La Crise de la Culture, Hannah Arendt part de l' « usure » de la tradition dans nos sociétés qui nous rend « incompréhensible » un certain nombre de concepts de la pensée politique occidentale qui sont nés avec Aristote et Platon, et dont elle fait l'histoire « critique », de leur naissance à leur remise en cause moderne : l'Histoire, l'autorité, la liberté, l'éducation, la culture …. Parallèlement, elle essaye d'envisager les conséquences de leur crise ou de leur déclin pour nos sociétés.
L'ouvrage est composé de huit essais. On peut les organiser en trois parties. Une première partie liminaire, composé de deux essais La tradition et l'âge moderne et Le concept d'histoire : antique et moderne qui traitent de la rupture moderne dans la tradition et du concept d'histoire par lequel l'âge moderne a voulu tourner le dos à la tradition philosophique ; La deuxième partie examine deux concepts politiques centraux et liés, l'autorité et la liberté, en montrant qu'aux questions : « qu'est-ce que l'autorité ? » et « qu'est-ce que la liberté », aucune des réponses fournies par la tradition ne sont plus bonnes ni utilisables. Les quatre essais de la dernière partie : « La crise de l'éducation », « la crise de la culture : sa portée sociale et politique », « vérité et politique », « la conquête de l'espace et la dimension de l'homme » sont des tentatives pour appliquer le mode de pensée mis en place dans les deux premières parties à des problèmes contemporains plus immédiats.
Je suivrai l'ordre des essais dans la fiche, mais je leur donnerai une importance très inégale, en me concentrant surtout sur la deuxième partie, qui me paraît être la plus stimulante ; pour la dernière partie, je passerai très rapidement sur le dernier essai qui est très marqué par l'époque de sa rédaction (les années 50-70), même si certains aperçus sur la science sont tout à fait transposables à des domaines comme les biotechnologies, par exemple, qui en étaient à leurs balbutiements à l'époque de la publication de ces textes.
Sommaire
- La rupture de l'âge moderne avec la tradition
- La dislocation du cadre conceptuel hérité de la tradition philosophique
- La crise de la notion d'histoire
- Deux concepts politiques centraux : l'autorité et la liberté
- Qu'est-ce que l'autorité ?
- Qu'est-ce que la liberté ?
- Analyse de quelques problèmes contemporains
- La crise de l'éducation
- La crise de la culture
- Vérité et politique
- La conquête de l'espace et la dimension de l'homme
