Hannah Arendt, "La crise de la culture"
Date de publication :
28/01/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- Qui est Hannah Arendt et quelle est la place de « La Crise de la culture » dans son 'uvre ?
- Quelle est la structure de cet essai ?
- Quels sont les principaux axes de la réflexion ?
Résumé :
Née à Hanovre (Allemagne) en 1906, hannah arendt suit des études de philosophie à l'université de Heidelberg. Ses maîtres sont Husserl, Heidegger et Jaspers. Elle fuit le nazisme dés 1933 pour s'installer en France. Elle est contrainte de se réfugier aux Etats-Unis en 1941 où elle mène parallèlement une brillante carrière universitaire, une importante activité journalistique tout en exerçant des responsabilités au sein d'une organisation de défense de la culture juive.
Peu commentée et peu lue avant les années 70 en France dans la mesure où le paysage intellectuel était très marqué par les thèses marxistes, hannah arendt apparaît désormais comme une des grandes figures tutélaires du paysage intellectuel français.
Érigée en véritable conscience de nos « sombres temps l'oeuvre d'hannah arendt porte la marque de l'histoire du vingtième siècle dont elle a subi les heurts avant d'en interroger les articulations. Philosophe de formation, hannah arendt vécut comme une rupture ce tournant majeur de l'histoire que constitua l'accession de Hitler au pouvoir en 1933. A partir de cette date, elle se défend d'être une philosophe, préférant se dire "professeur de pensée politique". Les expériences totalitaires du vingtième siècle avaient montré, selon elle, l'impuissance de la tradition philosophique (qu'elle circonscrit de Platon à Marx) à saisir la réalité. Néanmoins, elle reste attachée au courant phénoménologique (Heidegger) bien que de façon critique et se réfère fréquemment à Machiavel, Montesquieu et Tocqueville.
Celle que le philosophe Hans Jonas qualifie de « passagère sur le navire du XXe siècle», a vu dans la condition juive, comme dans les systèmes totalitaires, l'une des voies privilégiées pour la compréhension d'une modernité arrachée aux repères de la tradition. La fin de cette tradition politique, arendt la voit dans "la domination totalitaire qui a rompu la continuité de l'histoire occidentale".
Ainsi, Les Origines du totalitarisme (1951) est-elle sa première oeuvre majeure et préfigure t-elle l'ensemble de ses thèses. Elle y démontre le caractère inédit du phénomène totalitaire, révélation d'un mal absolu dont la cause tient dans l'existence de crimes non punissables autant qu'impardonnables et y montre que la perte du lien social est une condition déterminante de l'émergence de ces régimes, dont le ressort essentiel est la terreur.
Eischmann à Jérusalem (1963), sur le procès d'Adolf Eichmann lui permettra de développer le concept de « la banalité du mal ».
La Condition de l'homme moderne. (1958), essai d'anthropologie du fait d'un certaine similitude des thématiques annonce La crise de la culture (1968) composé de huit exercices de pensée politique dont le titre original, Between past and futur est tout à fait éclairant sur les desseins de cette oeuvre dans laquelle elle se demande « comment penser dans la brèche laissée par la disparition de la tradition entre le passé et le futur. »
Peu commentée et peu lue avant les années 70 en France dans la mesure où le paysage intellectuel était très marqué par les thèses marxistes, hannah arendt apparaît désormais comme une des grandes figures tutélaires du paysage intellectuel français.
Érigée en véritable conscience de nos « sombres temps l'oeuvre d'hannah arendt porte la marque de l'histoire du vingtième siècle dont elle a subi les heurts avant d'en interroger les articulations. Philosophe de formation, hannah arendt vécut comme une rupture ce tournant majeur de l'histoire que constitua l'accession de Hitler au pouvoir en 1933. A partir de cette date, elle se défend d'être une philosophe, préférant se dire "professeur de pensée politique". Les expériences totalitaires du vingtième siècle avaient montré, selon elle, l'impuissance de la tradition philosophique (qu'elle circonscrit de Platon à Marx) à saisir la réalité. Néanmoins, elle reste attachée au courant phénoménologique (Heidegger) bien que de façon critique et se réfère fréquemment à Machiavel, Montesquieu et Tocqueville.
Celle que le philosophe Hans Jonas qualifie de « passagère sur le navire du XXe siècle», a vu dans la condition juive, comme dans les systèmes totalitaires, l'une des voies privilégiées pour la compréhension d'une modernité arrachée aux repères de la tradition. La fin de cette tradition politique, arendt la voit dans "la domination totalitaire qui a rompu la continuité de l'histoire occidentale".
Ainsi, Les Origines du totalitarisme (1951) est-elle sa première oeuvre majeure et préfigure t-elle l'ensemble de ses thèses. Elle y démontre le caractère inédit du phénomène totalitaire, révélation d'un mal absolu dont la cause tient dans l'existence de crimes non punissables autant qu'impardonnables et y montre que la perte du lien social est une condition déterminante de l'émergence de ces régimes, dont le ressort essentiel est la terreur.
Eischmann à Jérusalem (1963), sur le procès d'Adolf Eichmann lui permettra de développer le concept de « la banalité du mal ».
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