Le Harem vu par les Occidentaux
Date de publication :
30/11/2006
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
11 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le harem vu par les occidentaux.
- Qu'est-ce que le harem ? .
- La hiérarchie dans le harem.
- La vie dans le harem.
- La structure de l'Empire ottoman.
- La hiérarchie dans l'Empire ottoman.
Résumé :
L'image du harem est assez déformée par les occidentaux. C'est surtout à travers la peinture et la littérature qu'on reçoit les premières informations concernant la vie au harem. On y évoque une vie extraordinaire, mystérieuse, riche et interdite. Une vie interdite dans une double acception du terme. Premièrement du point de vue oriental, car le mot harem venu du arabe, signifie interdire. Et bien évidement cette signification correspond à l'institution harem, qui est en réalité aussi simple que mystérieuse, logique et très bien organisée. Deuxièmement, le harem ou plutôt le genre de vie qu'on y mène est interdit par les dogmes chrétiens. Le paradoxe est le fait que les premiers européens qui ont réussi à s'approcher d'un harem, ont estimé que cette institution leur rappelait le monastère. Ils n'ont pas eu tout à fait tort, puisque les musulmanes définissent le harem comme une institution éducative où l'Islam est au premier plan.
Comme chaque chose qui est interdite, le harem attire l'attention d'une manière qui s'explique par la recherche de l'exotisme, et la propension naturelle à revêtir de fantasme ce qui échappe à la compréhension directe. Des peintres, musiciens et écrivains européens se sont nourris de cet inconscient collectif rempli d'érotisme, où les moeurs semblent plus libérées que celles de l'Europe. Ce brin d'érotisme qui provoquait la curiosité des occidentaux et éveillait leurs fantasmes faisait précisément tout l'attrait commercial des créations artistiques qui y puisaient une inspiration facile.
Cette transfiguration d'une réalité méconnue, somme toute prosaïque, en un imaginaire fantasmagorique, est particulièrement apparente dans la mode musicale de la « turquerie », qui s'est développée à partir du XVIIIème siècle comme une « caricature » de la musique militaire utilisée comme entraînement des troupes à la bataille par les janissaires, en général mercenaires chrétiens.
Ce style, venu progressivement à la mode après le siège de Vienne par les Ottomans, a servi de vecteur à un grand nombre de livrets d'opéra se déroulant au harem, avec la connotation sensuelle déjà évoquée. Et comme il se doit, cette imagerie musicale s'est elle-même confondue avec la perception du public occidental vis-à-vis de l'Orient.
Le plus bel exemple en est bien sûr l'opéra L'enlèvement au Sérail de Mozart, qui a rencontré un succès immédiat à cause de l'utilisation des percussions dès le morceau d'ouverture, et de son intrigue amoureuse, basée sur le conflit entre un amour courtois à l'occidentale et l'amour sensuel à l'orientale, ce dernier renvoyant le spectateur à son propre fantasme. A cette mode classique, antérieure à la Révolution Française, devait succéder une interprétation romantique, non moins fantaisiste de ce même fantasme, qui apparaissait dès lors comme une donnée permanente de la vision occidentale de l'Orient. Ainsi se sont succédé dans des styles très divers : Gluck : Les pèlerins de La Mecque ; Gretry : La caravane du Caire ; et plus étonnant, Rossini : L'italienne à Alger suivi de Le turc en Italie !
Les artistes peintres orientalistes représentaient dans leurs tableaux des images de harem, des scènes de la vie au harem, qui correspondaient plus au fantasme qu'à la réalité. Selon les historiens turcs, ils peignaient ce qu'ils s'imaginaient être un harem. La plupart de ces peintres ne sont jamais allés en Orient et ceux qui sont allés, n'ont évidemment pas pu entrer dans un harem. Donc tous les tableaux de cette inspiration, de Delacroix, Renoir, Ingres ou Matisse, ne sont que la représentation des mythes et de leurs fantasmes personnels.
Pour montrer ce qu'on comprend en entendant le mot « harem », voilà une synthèse de plusieurs documents, écrits par occidentaux pour occidentaux qui traitent le même sujet : « Le harem »
Comme chaque chose qui est interdite, le harem attire l'attention d'une manière qui s'explique par la recherche de l'exotisme, et la propension naturelle à revêtir de fantasme ce qui échappe à la compréhension directe. Des peintres, musiciens et écrivains européens se sont nourris de cet inconscient collectif rempli d'érotisme, où les moeurs semblent plus libérées que celles de l'Europe. Ce brin d'érotisme qui provoquait la curiosité des occidentaux et éveillait leurs fantasmes faisait précisément tout l'attrait commercial des créations artistiques qui y puisaient une inspiration facile.
Cette transfiguration d'une réalité méconnue, somme toute prosaïque, en un imaginaire fantasmagorique, est particulièrement apparente dans la mode musicale de la « turquerie », qui s'est développée à partir du XVIIIème siècle comme une « caricature » de la musique militaire utilisée comme entraînement des troupes à la bataille par les janissaires, en général mercenaires chrétiens.
Ce style, venu progressivement à la mode après le siège de Vienne par les Ottomans, a servi de vecteur à un grand nombre de livrets d'opéra se déroulant au harem, avec la connotation sensuelle déjà évoquée. Et comme il se doit, cette imagerie musicale s'est elle-même confondue avec la perception du public occidental vis-à-vis de l'Orient.
Le plus bel exemple en est bien sûr l'opéra L'enlèvement au Sérail de Mozart, qui a rencontré un succès immédiat à cause de l'utilisation des percussions dès le morceau d'ouverture, et de son intrigue amoureuse, basée sur le conflit entre un amour courtois à l'occidentale et l'amour sensuel à l'orientale, ce dernier renvoyant le spectateur à son propre fantasme. A cette mode classique, antérieure à la Révolution Française, devait succéder une interprétation romantique, non moins fantaisiste de ce même fantasme, qui apparaissait dès lors comme une donnée permanente de la vision occidentale de l'Orient. Ainsi se sont succédé dans des styles très divers : Gluck : Les pèlerins de La Mecque ; Gretry : La caravane du Caire ; et plus étonnant, Rossini : L'italienne à Alger suivi de Le turc en Italie !
Les artistes peintres orientalistes représentaient dans leurs tableaux des images de harem, des scènes de la vie au harem, qui correspondaient plus au fantasme qu'à la réalité. Selon les historiens turcs, ils peignaient ce qu'ils s'imaginaient être un harem. La plupart de ces peintres ne sont jamais allés en Orient et ceux qui sont allés, n'ont évidemment pas pu entrer dans un harem. Donc tous les tableaux de cette inspiration, de Delacroix, Renoir, Ingres ou Matisse, ne sont que la représentation des mythes et de leurs fantasmes personnels.
Pour montrer ce qu'on comprend en entendant le mot « harem », voilà une synthèse de plusieurs documents, écrits par occidentaux pour occidentaux qui traitent le même sujet : « Le harem »
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