Histoire des choses banales, Naissance de la consommation XVII-XIXe siècle, Daniel Roche
Date de publication :
04/04/2009
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- Le cadre naturel et le cadre humain
- Les biens dans l'histoire
- Stabilité et changements : dépendance au milieu naturel et homéostat Hommes/ressources règlent la production
- Ville, commerce et invention
- Le poids de la ville
- Ville et consommation
- L'expérience de l'urbanité
- Consommation ordinaire et consommation de luxe
- Les budgets à la façon Vauban
- De la rareté au luxe
- Maisons rurales, maisons urbaines
- Habitat et quotidienneté
- La maison rurale traditionnelle entre coutumes et novation
- L'éclairage et le chauffage
- Le froid, le chaud, la lumière et l'obscurite
- La nuit et le jour
- La pédagogie de l'éclairage
- Le chaud et le froid
- L'eau et ses usages
- La pression des eaux
- L'utilité et le sacre des eaux
- La production des eaux
- Contraintes naturelles et contraintes sociales
- Le propre et le sale, le sain et le malsain
- Meubles et objets
- Les exigences de l'usage
- L'espace d'un art materiel
- Production et consommation du mobilier
- Retour aux fonctions, utilité et changement
- Vêtements et apparence
- Les mots et les choses dans l'histoire du vêtement
- Hiérarchie, modes, totalité
- Codes et principes, civilité et lois somptuaires
- Villes et prospérité, une première mutation
- De Paris à la province, la mutation du XVIIIe siecle.
- Le pain, le vin, le goût
- Besoin, travail, symbole
- Consommation, produits et dépenses alimentaires
- Le pain et le vin, de la cène aux civilite
- Nouveaux savoirs. Nouvelles consommations
Résumé :
D. roche : professeur au Collège de France depuis 1998, a reçu le Grand Prix National d'histoire en 1992, le Grand Prix d'histoire de Paris en 2001. Parmi ses nombreux ouvrages, il a publié histoire des choses banales en 1997. Le but de l'ouvrage est de "mieux comprendre les relations aux choses, notre médiation aux objets et au monde. » Il se veut une relecture plus générale de l'histoire économique et sociale : entre le xviie et le xixe siècle, on assiste à une première multiplication des consommations dans une "société de la rareté". Ainsi, "la vie matérielle établit sans doute l'histoire", ceci dans des contextes sociaux particuliers d'information et de communication, qui « organisent la signification des choses et des biens. » L'ouvrage n'est cependant pas l'histoire de la vie quotidienne, ni l'étude de « l'apparition d'objets providentiels."
L'étude de la vie matérielle, l'histoire de la consommation remet en cause le concept d'homo oeconomicus pour comprendre les sociétés d'Ancien Régime. D.roche met donc l'accent sur l'observation des pratiques, sur les gestes individuels et collectifs, sur les questions posées sur la mémoire, la transmission, le changement des attitudes et des habitudes qui structurent l'univers où évoluent les Hommes. Ainsi, il se pose la question du « pourquoi et comment les Hommes peuvent-ils vivre comme ils vivent et pourquoi l'acceptent-ils ?", "une histoire de la consommation <étant> une manière de réconcilier le sujet et l'objet, l'intériorité et l'extériorité". L'essor extraordinaire de la production amène à des débats sur la valeur morale des artéfacts. Aujourd'hui, « l'objet est un gadget, un fétiche, une relique du passé, l'expression d'une idéologie bourgeoise, la marque de l'éphémère et de l'inutile ». Pourtant, « le monde des objets le moyen d'un processus créatif [] le rapport des individus au social passe par l'objectivation. ». Dès lors, l'histoire de la consommation explique la continuité entre matérialité et symbolique, l'union des représentations et des réalités dans le moindre objet.
L'étude de la vie matérielle, l'histoire de la consommation remet en cause le concept d'homo oeconomicus pour comprendre les sociétés d'Ancien Régime. D.roche met donc l'accent sur l'observation des pratiques, sur les gestes individuels et collectifs, sur les questions posées sur la mémoire, la transmission, le changement des attitudes et des habitudes qui structurent l'univers où évoluent les Hommes. Ainsi, il se pose la question du « pourquoi et comment les Hommes peuvent-ils vivre comme ils vivent et pourquoi l'acceptent-ils ?", "une histoire de la consommation <étant> une manière de réconcilier le sujet et l'objet, l'intériorité et l'extériorité". L'essor extraordinaire de la production amène à des débats sur la valeur morale des artéfacts. Aujourd'hui, « l'objet est un gadget, un fétiche, une relique du passé, l'expression d'une idéologie bourgeoise, la marque de l'éphémère et de l'inutile ». Pourtant, « le monde des objets
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