Histoire économique et sociale de l'électricité en France de 1914 à nos jours
Date de publication :
26/02/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
12 pages
Sommaire :
Sommaire
- Les débuts de l'électricité en France : un bouleversement à la portée limitée
- La « Fée électricité » : la naissance de l'électricité en France au XIXe
- 1919-1945 : L'électricité, facteur d'un dynamisme à nuancer selon les secteurs
- 1946 - 1973 : Nationalisation et diffusion de l'électricité
- 1946 : l'entrée de l'électricité dans le giron de l'Etat
- La transformation des modes de vie et l'augmentation des besoins à partir des années 1960
- Les nouveaux aspects de l'électricité en France depuis trente ans : conséquences de choix de choix fermes mais sources d'hésitation
- Le tournant nucléaire de 1973
- La nouvelle donne européenne et la création du « groupe » EDF
- L'électricité en question : la naissance d'un débat énergétique
Résumé :
L'histoire de l'électricité en france se confond-elle avec l'histoire de électrique de france ? La question semble intéressante, puisque c'est seulement avec la naissance d'un producteur unique et public d'électricité que l'on pourra disposer de données précises relatives à la production et à la consommation d'énergie électrique en france.
L'histoire de l'électricité est pourtant intimement liée à celle de l'industrie, puisqu'elle constitue l'un des symboles phares de la deuxième Révolution Industrielle de la fin du XIXème siècle. Elle commence donc bien avant que l'Etat français ne la prenne en charge et décide d'en faire un véritable service public, aujourd'hui représentatif du modèle de l' « entreprise publique » à la française.
Quel est alors l'effet de cette intervention de l'Etat dans un domaine aussi déterminant - pour l'industrie et la population - que l'électricité ?
Est-ce qu'il y a continuité entre avt et après nationalisation ?
Dans les années de l'immédiat après-guerre, l'opinion publique ne s'intéresse guère à la construction des ouvrages électriques, pas plus d'ailleurs qu'aux autres grands travaux. Le plus souvent, la notion d'intérêt général s'impose sans réticence, et si des réactions particulières se manifestent, elles conservent un caractère local. Par ailleurs le grand public est sensible à l'indépendance que peut lui donner la filière nucléaire française. A la fin des années 1960, les centrales nucléaires sont accueillies comme une chance de développement économique, une chance d'accéder à la modernité.
La catastrophe de Tchernobyl, qui survient le 26 août 1986, réveille les craintes, entre temps assoupies, sur les dangers du nucléaire. Une information délibérément erronée concernant l'étendue du nuage de produits radioactifs achèvera, quelques années plus tard, de jeter le doute sur le bien fondé d'une politique énergétique fortement orientée vers le nucléaire. Et la conjugaison de la remise en question du nucléaire par l'opinion publique avec l'augmentation constante des prix du pétrole et du gaz fait entrer la question de la disponibilité des sources de production électrique dans l'agenda politique.
En effet la classe politique, depuis la fin des années 1980, s'empare du problème tant sur le plan technique qu'écologique notamment à la veille d'échéances électorales.
Et c'est bien parce que les actions chocs des associations en faveur de l'écologie se sont multipliées (et devenues très médiatisées) durant les années 1990 que l'on assiste à une progressive prise de conscience collective. Chaque candidat aujourd'hui a ajouté un volet environnemental à son programme, même si seuls deux candidats aujourd'hui se prononcent clairement en faveur d'une sortie définitive du nucléaire (Dominique Voynet et Olivier Besancenot).
On assiste donc à une introduction dans la vie des français de la question énergétique au quotidien, avec des incitations régulières en provenance des pouvoirs publics à une restriction de la consommation individuelle d'électricité, sous forme de prévention, mesures fiscales incitatives...etc Ces incitations sont bien accueillies par la population, mais peut-être plus en raison de l'augmentation significative du prix de la facture EDF que d'une véritable conscience écologique.
La recherche de sources d'énergies alternatives aux sources fossiles et nucléaire s'est développée mais doit se poursuivre, compte tenu de la faiblesse des solutions envisagées (parc éolien, panneaux solaires, biomasses...).
Il faut cependant tenir compte des enjeux politiques, cachés ou non, de la poursuite d'une production d'électricité nucléaire, et nuancer une analyse de la classe politique généralement pro-nucléaire. En effet, si en 2006 plus de 85% de l'électricité est produite à partir du nucléaire, la part consommée de cette électricité ne représente que 15% de la consommation totale d'électricité.
On peut également être sensible à un récent rapport de l'Agence Internationale de l'Energie, qui révèle que la france pourrait, sans perte de confort, réduire de moitié sa consommation d'électricité.
L'histoire de l'électricité est pourtant intimement liée à celle de l'industrie, puisqu'elle constitue l'un des symboles phares de la deuxième Révolution Industrielle de la fin du XIXème siècle. Elle commence donc bien avant que l'Etat français ne la prenne en charge et décide d'en faire un véritable service public, aujourd'hui représentatif du modèle de l' « entreprise publique » à la française.
Quel est alors l'effet de cette intervention de l'Etat dans un domaine aussi déterminant - pour l'industrie et la population - que l'électricité ?
Est-ce qu'il y a continuité entre avt et après nationalisation ?
Dans les années de l'immédiat après-guerre, l'opinion publique ne s'intéresse guère à la construction des ouvrages électriques, pas plus d'ailleurs qu'aux autres grands travaux. Le plus souvent, la notion d'intérêt général s'impose sans réticence, et si des réactions particulières se manifestent, elles conservent un caractère local. Par ailleurs le grand public est sensible à l'indépendance que peut lui donner la filière nucléaire française. A la fin des années 1960, les centrales nucléaires sont accueillies comme une chance de développement économique, une chance d'accéder à la modernité.
La catastrophe de Tchernobyl, qui survient le 26 août 1986, réveille les craintes, entre temps assoupies, sur les dangers du nucléaire. Une information délibérément erronée concernant l'étendue du nuage de produits radioactifs achèvera, quelques années plus tard, de jeter le doute sur le bien fondé d'une politique énergétique fortement orientée vers le nucléaire. Et la conjugaison de la remise en question du nucléaire par l'opinion publique avec l'augmentation constante des prix du pétrole et du gaz fait entrer la question de la disponibilité des sources de production électrique dans l'agenda politique.
En effet la classe politique, depuis la fin des années 1980, s'empare du problème tant sur le plan technique qu'écologique notamment à la veille d'échéances électorales.
Et c'est bien parce que les actions chocs des associations en faveur de l'écologie se sont multipliées (et devenues très médiatisées) durant les années 1990 que l'on assiste à une progressive prise de conscience collective. Chaque candidat aujourd'hui a ajouté un volet environnemental à son programme, même si seuls deux candidats aujourd'hui se prononcent clairement en faveur d'une sortie définitive du nucléaire (Dominique Voynet et Olivier Besancenot).
On assiste donc à une introduction dans la vie des français de la question énergétique au quotidien, avec des incitations régulières en provenance des pouvoirs publics à une restriction de la consommation individuelle d'électricité, sous forme de prévention, mesures fiscales incitatives...etc Ces incitations sont bien accueillies par la population, mais peut-être plus en raison de l'augmentation significative du prix de la facture EDF que d'une véritable conscience écologique.
La recherche de sources d'énergies alternatives aux sources fossiles et nucléaire s'est développée mais doit se poursuivre, compte tenu de la faiblesse des solutions envisagées (parc éolien, panneaux solaires, biomasses...).
Il faut cependant tenir compte des enjeux politiques, cachés ou non, de la poursuite d'une production d'électricité nucléaire, et nuancer une analyse de la classe politique généralement pro-nucléaire. En effet, si en 2006 plus de 85% de l'électricité est produite à partir du nucléaire, la part consommée de cette électricité ne représente que 15% de la consommation totale d'électricité.
On peut également être sensible à un récent rapport de l'Agence Internationale de l'Energie, qui révèle que la france pourrait, sans perte de confort, réduire de moitié sa consommation d'électricité.
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