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Informations sur l'auteur

Etudiant
Niveau
Grand public
Etude suivie
histoire...
Ecole, université
Université...

Informations sur le doc

Date de publication
26/05/2010
Date de mise à jour
18/07/2014
Langue
français
Format
Word
Type
dissertation
Nombre de pages
5 pages
Niveau
grand public
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2 fois
Validé par
le comité Oboulo.com
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Qu’est-ce qu’un chevalier ?

  1. Un combattant monté
    1. La mutation de l'équipement
    2. Des transformations sociales
    3. Un changement de stratégie
  2. Le débat entre noblesse et chevalerie : qu'est-ce que la chevalerie ?
    1. Une couche inférieure de la noblesse ?
    2. Une élite de promotion ?
    3. Un nouveau qualificatif de la noblesse ?
  3. Des valeurs partagées
    1. Les rituels profanes
    2. La morale chevaleresque
    3. Une élite chrétienne

Autour de l’An Mil, un terme latin jusque-là assez neutre, miles (« soldat » dans son sens classique) apparaît avec une régularité croissante dans les sources et notamment dans les actes de la pratique. Les historiens en déduisent généralement que les combattants reçoivent dès lors un statut particulier et qu’ils constituent dans la société un groupe reconnu et cohérent. Rien ne vient toutefois prouver que cette transformation date du début du XIe siècle.

Au contraire, les analyses dernièrement proposées par Dominique Barthélémy ("La Chevalerie") envisagent une élaboration du modèle chevaleresque sur une longue durée, avec un phénomène d’accélération à la fin de l’époque carolingienne. Le chevalier, personnage-icône du Moyen Âge, n’en reste pas moins extrêmement difficile à décrire.

[...] Une couche inférieure de la noblesse ? Pour aborder le problème, on peut commencer à raisonner en termes financiers. D’où les chevaliers tirent-ils les ressources qui leur permettent d’acheter et d’entretenir leur équipement ? Tout d’abord, certains peuvent avoir recours aux ressources de l’engagement féodo- vassalique. Certains fiefs du haubert du Xième siècle semblent avoir une superficie comparable aux douze manses des combattants à cheval de l’époque carolingienne : les princes taillent donc des bénéfices de façon à ce que leurs hommes puissent s’équiper. [...]


[...] La soumission, toute théorique, du chevalier n’est qu’une expression de son appartenance au système féodo-vassalique. Il n’y en outre, aucune différence de comportement entre la noblesse et la chevalerie. Les princes et les comtes ne se contentent pas d’être des justiciers ou des administrateurs. Ils donnent de leur personne sur le champ de bataille et reçoivent des surnoms évoquant leurs prouesses : Bras de Fer Le Fort Longue-Epée Grands seigneurs et combattants ordinaires adhèrent à une même mentalité. Ils participent à une même civilisation de l’honneur tempéré par la prudence. [...]


[...] En somme, certains entrent et sortent de la chevalerie, mais sans jamais toucher la glèbe de trop près. Un nouveau qualificatif de la noblesse ? Pour les auteurs du Xième siècle, la fonction de combattant à cheval n’est en aucun cas dévalorisée par rapport à l’exercice de la fonction publique. Les mêmes hommes assument les deux rôles. D’ailleurs, les premiers individus à avoir disposé des armes et de l’équipement du cavalier lourd ont été les membres de la haute noblesse de l’Empire carolingien. [...]


[...] Un changement de stratégie Certes, le développement de la cavalerie lourde n’efface pas totalement la place qu’occupait l’infanterie. Sur la broderie de Bayeux, les archers apparaissent nombreux aux côtés des chevaliers de 1066. Toutefois, sauf exception, le coût de l’équipement rend impossible le rassemblement de plusieurs milliers d’hommes. Le cloisonnement politique de l’Europe en petites entités indépendantes contribue également à faire fondre les effectifs de chaque troupe. Avec de très petits groupes de cavaliers, lourdement armés et encore plus lourdement protégés, la pratique de la guerre change. [...]


[...] Les menaces qui le guettent viennent des princes ; bien que ceux-ci se réclament de la morale chevaleresque, ils procèdent d’une autre mentalité, qui ramène la militia dans la sphère du service de l’Etat. En Flandre, en Normandie et dans le domaine capétien, les rapines ordinaires des milites commencent déjà à être combattues. Le chevalier du XIIe siècle doit alors accepter une reconversion vers le service administratif du prince, vers des exercices substitutifs à la bataille (tournois) et vers une nouvelle morale profane apprise à la cour du prince, la courtoisie. [...]

...

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