L'homme dans la dictature
Date de publication :
25/06/2008
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
45 pages
Sommaire :
Sommaire
- La dictature : champ d'affrontement avec l'Homme
- L'Homme et la dictature à travers l'Histoire
- La conception occidentale de l'Homme dans la dictature
- La dictature : une vision de l'Homme à géométrie variable
- Les illustrations : quelques régimes dictatoriaux actuels
- Les éléments de dictature dans les pays démocratiques
Résumé :
L'individu n'est rien, l'Etat est tout. Cette problématique de l'homme dans la dictature qui est d'apparence naïve révèle en fait une certaine complexité.
Dès lors, il convient avant tout de définir le terme même de dictature, notion qui n'est pas dénuée de toute ambiguïté.
Le terme de dictature est emprunté au vocabulaire politique de la République romaine. En cas de crise sérieuse, on y créait un « dictateur », magistrat investi de pouvoirs quasi absolus pour une durée limitée (six mois en principe) : ensuite on revenait à l'organisation normale des pouvoirs publics.
La notion moderne de dictature est très différente sauf sur un point : le caractère exceptionnel, anormal du régime. Pour le reste, elle correspond à la notion grecque de tyrannie, développée par les auteurs classiques à partir des expériences des VIIème et VIème siècles avant J.-C. Le tyran était comme le dictateur romain, un personnage investi de pouvoirs absolus en dehors du régime politique habituel. Mais, il les avait conquis et les maintenait par la violence, non par des procédures légales.
Donc, on entend à l'heure actuelle la notion de « dictature » comme un régime politique présentant trois caractères fondamentaux.
Ce régime est établi et maintenu par la force, qu'il s'agisse de celle de l'armée régulière, de celles de milices privées, de celle d'organisations politico-policières... La dictature surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à précipiter l'évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l'empêcher ou à la freiner (dictatures conservatrices). Il s'agit en général d'un régime très personnel ; mais l'armée ou le parti unique peuvent servir de base à des dictatures institutionnelles.
En outre, ce régime dictatorial est autoritaire et arbitraire, c'est-à-dire qu'il supprime en fait les garanties de la liberté des citoyens, même s'il continue de les proclamer en droit. En effet, même si le droit est présent, il est dépouillé de toute valeur protectrice, celui-ci se transforme en un instrument de réalisation des objectifs du régime. Il impose des modèles de comportements, d'attitudes, voire de pensées auxquels chacun est tenu de se conformer. Et il participe à l'intégration très poussée de l'individu au groupe. C'est le triomphe de l'Etat, qui est le représentant juridique de la communauté, c'est-à-dire le peuple, la nation.
Enfin, le régime dictatorial ne correspond pas, en général, à la structure politique estimée normale par la majorité des citoyens, c'est-à-dire qu'il est en principe privé de légitimité, ou que sa légitimité n'est reconnue qu'à titre transitoire (on accepte cette structure politique exceptionnelle parce qu'elle est nécessaire dans l'immédiat, mais on ne la reconnaît pas comme une structure permanente).
Dès lors, il convient avant tout de définir le terme même de dictature, notion qui n'est pas dénuée de toute ambiguïté.
Le terme de dictature est emprunté au vocabulaire politique de la République romaine. En cas de crise sérieuse, on y créait un « dictateur », magistrat investi de pouvoirs quasi absolus pour une durée limitée (six mois en principe) : ensuite on revenait à l'organisation normale des pouvoirs publics.
La notion moderne de dictature est très différente sauf sur un point : le caractère exceptionnel, anormal du régime. Pour le reste, elle correspond à la notion grecque de tyrannie, développée par les auteurs classiques à partir des expériences des VIIème et VIème siècles avant J.-C. Le tyran était comme le dictateur romain, un personnage investi de pouvoirs absolus en dehors du régime politique habituel. Mais, il les avait conquis et les maintenait par la violence, non par des procédures légales.
Donc, on entend à l'heure actuelle la notion de « dictature » comme un régime politique présentant trois caractères fondamentaux.
Ce régime est établi et maintenu par la force, qu'il s'agisse de celle de l'armée régulière, de celles de milices privées, de celle d'organisations politico-policières... La dictature surgit dans des crises sociales très graves, où elle sert soit à précipiter l'évolution en cours (dictatures révolutionnaires), soit à l'empêcher ou à la freiner (dictatures conservatrices). Il s'agit en général d'un régime très personnel ; mais l'armée ou le parti unique peuvent servir de base à des dictatures institutionnelles.
En outre, ce régime dictatorial est autoritaire et arbitraire, c'est-à-dire qu'il supprime en fait les garanties de la liberté des citoyens, même s'il continue de les proclamer en droit. En effet, même si le droit est présent, il est dépouillé de toute valeur protectrice, celui-ci se transforme en un instrument de réalisation des objectifs du régime. Il impose des modèles de comportements, d'attitudes, voire de pensées auxquels chacun est tenu de se conformer. Et il participe à l'intégration très poussée de l'individu au groupe. C'est le triomphe de l'Etat, qui est le représentant juridique de la communauté, c'est-à-dire le peuple, la nation.
Enfin, le régime dictatorial ne correspond pas, en général, à la structure politique estimée normale par la majorité des citoyens, c'est-à-dire qu'il est en principe privé de légitimité, ou que sa légitimité n'est reconnue qu'à titre transitoire (on accepte cette structure politique exceptionnelle parce qu'elle est nécessaire dans l'immédiat, mais on ne la reconnaît pas comme une structure permanente).
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