Les hommes ne vivent-ils en société que par intérêt ?
Date de publication :
08/02/2007
Langue :
Français
Format :
.doc
Nombre de pages :
7 pages
Sommaire :
Sommaire
- La société, au cours des siècles, est devenue indispensable
- Si l'homme paraît être entré dans l'ordre social avant tout pour sa survie, il y trouve bien davantage qu'une simple assurance de sa conservation : en effet, il en tire d'autres bénéfices, matériels ou non, qui lui donnent du plaisir
- Les relations qu'entretiennent les membres de la société sont-ils représentatifs de leur recherche d'intérêt ?
- La société semble même condamner l'homme à vivre dans l'insatisfaction et l'instant
- Se rend-on compte à quel point la liberté humaine se trouve contestée par l'ordre social ?
- Non seulement l'humanité ne peut se concevoir en dehors de la société, mais c'est grâce à elle que l'homme réalise son humanité
Résumé :
Si nous nous replacions à l'époque des premiers hommes, nous verrions sitôt apparaître de nombreux dangers : la difficulté de se nourrir -baies et petits reptiles à mâcher crus-, de se protéger des animaux sauvages -lions et rhinocéros bien plus rapides et plus forts que l'homo habilis d'1m50 et de 60kg-, etc. Nous comprendrions vite, à la manière de nos ancêtres, que l'union fait la force. Pour pouvoir survivre, les hommes se regroupaient en petites communautés. La recherche de l'intérêt semble donc avoir conduit notre raisonnement.
Néanmoins, si nous nous interrogions sur notre conduite générale vis-à-vis de la société actuelle, nos sentiments se brouillent : est-on capable d'affirmer que les rapports entre hommes sont uniquement déterminés par leurs intérêts ? La recherche de nos intérêts se confond souvent dans notre esprit avec la recherche du bonheur ; on ne garantira pas que l'homme est heureux en société. Alors pourquoi l'homme vivrait-il en société ? C'est notre façon de concevoir le monde qui nous entoure qui est ici posé. Notre question est donc légitime : les hommes ne vivent-ils en société que par intérêt ?
Dans notre question, la société renvoie à un ensemble d'êtres qui vivent en groupe organisé, groupe qui les unit ordinairement par des institutions, une culture, etc. On appose ici particulièrement l'individu à l'ensemble de la société. L'intérêt prend souvent un aspect péjoratif, « recherche égoïste de ce qui est avantageux pour soi », mais il désigne plus généralement tout ce qui est profitable. C'est d'ailleurs là l'un des noeuds ne notre problème : comment entendre ce mot intérêt ? Il semble d'une part que l'homme trouve satisfaits dans la société de nombreux besoins et désirs, mais est-ce l'intérêt seul qui unit les hommes ? Certaines relations entre membres d'une société semblent démentir cette idée. Mais finalement, n'est-ce pas avec ce mot intérêt nos comportements qui sont mis en cause, aujourd'hui plus qu'hier, puisque nous ressemblons à des produits d'un « monde de l'utile » ?
Néanmoins, si nous nous interrogions sur notre conduite générale vis-à-vis de la société actuelle, nos sentiments se brouillent : est-on capable d'affirmer que les rapports entre hommes sont uniquement déterminés par leurs intérêts ? La recherche de nos intérêts se confond souvent dans notre esprit avec la recherche du bonheur ; on ne garantira pas que l'homme est heureux en société. Alors pourquoi l'homme vivrait-il en société ? C'est notre façon de concevoir le monde qui nous entoure qui est ici posé. Notre question est donc légitime : les hommes ne vivent-ils en société que par intérêt ?
Dans notre question, la société renvoie à un ensemble d'êtres qui vivent en groupe organisé, groupe qui les unit ordinairement par des institutions, une culture, etc. On appose ici particulièrement l'individu à l'ensemble de la société. L'intérêt prend souvent un aspect péjoratif, « recherche égoïste de ce qui est avantageux pour soi », mais il désigne plus généralement tout ce qui est profitable. C'est d'ailleurs là l'un des noeuds ne notre problème : comment entendre ce mot intérêt ? Il semble d'une part que l'homme trouve satisfaits dans la société de nombreux besoins et désirs, mais est-ce l'intérêt seul qui unit les hommes ? Certaines relations entre membres d'une société semblent démentir cette idée. Mais finalement, n'est-ce pas avec ce mot intérêt nos comportements qui sont mis en cause, aujourd'hui plus qu'hier, puisque nous ressemblons à des produits d'un « monde de l'utile » ?
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