« Lhorreur sépure dans sa propre formalisation, et qui rend foncièrement ambiguë toute victoire des signes sur linsignifiable » Laurent Jenny
6.95€
fiche de lecture
publié le 05/09/2008
avis client : non évalué
niveau : avancé
consulté 0 fois
Résumé
Cette dissertation de littérature comparée se fonde sur des exemples tirés de trois oeuvres tragiques : "dipe roi" de Sophocle, "Linsomniaque" de Anne-Marie Garat et "Les trois enquêtes du chevalier Dupin" d´Edgar Allan Poe.
Extrait : "Par opposition à sa réputation, le tragique ne se réduit pas à latrocité dune action. Une catastrophe, tels une disparition, ou un crime peuvent être tragiques. Mais tout dépend du contexte dans lequel ils se produisent. Concernant les uvres que nous allons étudier, soit dipe Roi de Sophocle, Les trois enquêtes du chevalier Dupin de Poe et lInsomniaque dAnne-Marie Garat, le tragique fait sens même si ce ne sont pas toutes des uvres tragiques à lorigine. En effet, nous pouvons dégager une puissance pathétique au sein de ces uvres dans lesquelles lhorreur a sa place. laurent jenny, à propos des fins de tragédie dans La Terreur et les signes, poétique de rupture, décrit un moment où « lhorreur sépure dans sa propre formalisation, et qui rend foncièrement ambiguë toute victoire des signes sur linsignifiable ». Ainsi lorsque lhorreur se dévoile à nous dans sa totalité, celui-ci disparaît selon laurent jenny. Cela crée un paradoxe dans le sens où ce que lon connaît enfin disparaît. Cependant lhorreur disparaît-elle vraiment lorsquelle se dévoile enfin à nous, disparition qui tiendrait lieu dun paradoxe concernant la victoire des signes sur linsignifiable ? Dans un premier temps nous analyserons la place de lhorreur à la fin des uvres étudiées. Lhorreur est bel et bien présente à la fin de ces oeuvres. Ensuite nous nous demanderons dans quelles circonstances lhorreur perd sa place à la fin de ces uvres. Enfin dans un troisième temps nous verrons en quoi cette disparition de lhorreur qui saffirmait enfin rend paradoxale la victoire des signes sur linsignifiable."
Extrait : "Par opposition à sa réputation, le tragique ne se réduit pas à latrocité dune action. Une catastrophe, tels une disparition, ou un crime peuvent être tragiques. Mais tout dépend du contexte dans lequel ils se produisent. Concernant les uvres que nous allons étudier, soit dipe Roi de Sophocle, Les trois enquêtes du chevalier Dupin de Poe et lInsomniaque dAnne-Marie Garat, le tragique fait sens même si ce ne sont pas toutes des uvres tragiques à lorigine. En effet, nous pouvons dégager une puissance pathétique au sein de ces uvres dans lesquelles lhorreur a sa place. laurent jenny, à propos des fins de tragédie dans La Terreur et les signes, poétique de rupture, décrit un moment où « lhorreur sépure dans sa propre formalisation, et qui rend foncièrement ambiguë toute victoire des signes sur linsignifiable ». Ainsi lorsque lhorreur se dévoile à nous dans sa totalité, celui-ci disparaît selon laurent jenny. Cela crée un paradoxe dans le sens où ce que lon connaît enfin disparaît. Cependant lhorreur disparaît-elle vraiment lorsquelle se dévoile enfin à nous, disparition qui tiendrait lieu dun paradoxe concernant la victoire des signes sur linsignifiable ? Dans un premier temps nous analyserons la place de lhorreur à la fin des uvres étudiées. Lhorreur est bel et bien présente à la fin de ces oeuvres. Ensuite nous nous demanderons dans quelles circonstances lhorreur perd sa place à la fin de ces uvres. Enfin dans un troisième temps nous verrons en quoi cette disparition de lhorreur qui saffirmait enfin rend paradoxale la victoire des signes sur linsignifiable."
Sommaire
- Quelle est la place de l'horreur à la fin des uvres étudiées ?
- Dans quelles circonstances l'horreur perd sa place à la fin de ces uvres ?
- En quoi cette disparition de l'horreur qui s'affirmait enfin rend paradoxale la victoire des signes sur l'insignifiable ?
