Limage des femmes dans le cinéma de la Nouvelle Vague
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exposé
publié le 26/01/2007
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Résumé
« Tu infâmes » déclare Jean-Claude Brialy à Anna Karina, qui lui répond « non, je suis une femme ». Ce jeux de mot de Jean-Luc Godard dans Une femme est une femme est assez révélateur dune des tendances de représentation de la femme dans le cinéma de la nouvelle vague. Ce mouvement, qui a tout de suite passionné les critiques et les théoriciens, est devenu un objet de culte chez les différentes générations successives de cinéphiles, mais il est rarement abordé sous lange des femmes.
Les années 1960 marquent, dans un contexte de modernisation économique, politique et politique, la prise de conscience de laliénation des femmes, le développement de la lutte et une libération des murs après les années 1950 imprégnées de puritanisme. Dans ce contexte dinnovation, également culturelle (le nouveau roman), est née la nouvelle vague, favorisée par la politique daide publique dAndré Malraux, qui crée le système de lavance sur recette en 1959 et par une industrie cinématographique particulièrement florissante. Il est difficile de baliser la nouvelle vague, mais on peut considérer quelle commence au début de 1959, quelle décline dès 1962 et quelle se termine au milieu des années 1960. En cette période pré-mai 1968, le cinéma de la nouvelle vague, ou du moins le groupuscule formé par les critiques des Cahiers du cinéma, appelés les « Jeunes Turcs », sest tenu à lécart des contestations de la société. Le renouvellement de cinéastes na pas coïncidé non plus avec lémergence des femmes en France, Agnès Varda étant la seule réalisatrice de la nouvelle vague.
Mais la nouvelle vague, comme le déclare François Truffaut en 1961, « ce nest ni un mouvement, ni une école, [ ] cest une quantité, cest une appellation collective inventée par la presse pour grouper 50 noms de nouveaux qui ont surgi en deux ans». Ces jeunes cinéastes, qui ont une volonté commune de rupture (vis-à-vis de lesthétique classique et des structures de production) ont eu des formes dexpression et des propos variés, ce qui explique les représentations différentes de la femme dans leur cinéma.
Quelle est la représentation des femmes dans le cinéma de la nouvelle vague, et chez ses principaux cinéastes ? Quelle influence ont les mutations de la société dans ce cinéma, dans lensemble peu politisé ?
Dabord, le cinéma de la nouvelle vague exprime le malaise de la jeunesse des années 1960, mais dun point de vue subjectif de cinéastes masculins (I), ce qui peut être analysé dans les films de Claude Chabrol, Truffaut et Godard (II). Cependant, il a existé des alternatives à cette vision de la femme, qui se sont prolongées avec la naissance dun cinéma féministe et de femmes dans laprès nouvelle vague (III).
Les années 1960 marquent, dans un contexte de modernisation économique, politique et politique, la prise de conscience de laliénation des femmes, le développement de la lutte et une libération des murs après les années 1950 imprégnées de puritanisme. Dans ce contexte dinnovation, également culturelle (le nouveau roman), est née la nouvelle vague, favorisée par la politique daide publique dAndré Malraux, qui crée le système de lavance sur recette en 1959 et par une industrie cinématographique particulièrement florissante. Il est difficile de baliser la nouvelle vague, mais on peut considérer quelle commence au début de 1959, quelle décline dès 1962 et quelle se termine au milieu des années 1960. En cette période pré-mai 1968, le cinéma de la nouvelle vague, ou du moins le groupuscule formé par les critiques des Cahiers du cinéma, appelés les « Jeunes Turcs », sest tenu à lécart des contestations de la société. Le renouvellement de cinéastes na pas coïncidé non plus avec lémergence des femmes en France, Agnès Varda étant la seule réalisatrice de la nouvelle vague.
Mais la nouvelle vague, comme le déclare François Truffaut en 1961, « ce nest ni un mouvement, ni une école, [ ] cest une quantité, cest une appellation collective inventée par la presse pour grouper 50 noms de nouveaux qui ont surgi en deux ans». Ces jeunes cinéastes, qui ont une volonté commune de rupture (vis-à-vis de lesthétique classique et des structures de production) ont eu des formes dexpression et des propos variés, ce qui explique les représentations différentes de la femme dans leur cinéma.
Quelle est la représentation des femmes dans le cinéma de la nouvelle vague, et chez ses principaux cinéastes ? Quelle influence ont les mutations de la société dans ce cinéma, dans lensemble peu politisé ?
Dabord, le cinéma de la nouvelle vague exprime le malaise de la jeunesse des années 1960, mais dun point de vue subjectif de cinéastes masculins (I), ce qui peut être analysé dans les films de Claude Chabrol, Truffaut et Godard (II). Cependant, il a existé des alternatives à cette vision de la femme, qui se sont prolongées avec la naissance dun cinéma féministe et de femmes dans laprès nouvelle vague (III).
Sommaire
- La Nouvelle Vague exprime le malaise de la jeunesse des années 1960, du point de vue subjectif de cinéastes masculins
- L'origine de la Nouvelle Vague et ses liens avec la jeunesse à l'aube des années 1960
- Le cinéma subjectif d'auteurs masculins
- La figure féminine de la Nouvelle Vague et ses interprètes
- Les femmes chez trois réalisateurs marquants de la Nouvelle Vague
- Claude Chabrol : la femme comme danger pour l'identité masculine
- La figure de la mère chez François Truffaut
- Jean-Luc Godard, la complicité avec la figure masculine trahie
- Les visions alternatives de la femme et le cinéma féministe de l'après Nouvelle Vague
- Hiroshima mon amour : une femme moderne chez Alain Resnais et Marguerite Duras
- Agnès Varda, la « mère » de la Nouvelle Vague
- Jacques Demy, la femme idéalisée
- L'après Nouvelle Vague et la naissance d'un cinéma féministe
